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La campagne électorale démarre en trombe pour ceux qui ont les moyens
Publié dans Business News le 03 - 10 - 2011

Il suffit de constater le vide quasi-général, les 1er et 2 octobre, sur les emplacements des affichages électoraux pour comprendre que les préparatifs de la majorité des listes de candidats aux élections de la Constituante ne sont pas vraiment au point, à une vingtaine de jours d'un scrutin prévu le 23 octobre.
L'absence d'affichage est synonyme de l'une de trois choses. Soit que la liste candidate n'a pas entamé à temps les démarches auprès de l'imprimeur pour que ses affiches soient prêtes le jour J, pour des raisons d'acompte sur facture. La lenteur de l'affichage peut également se justifier par la faiblesse du potentiel humain en charge de cette mission. Finalement, et toujours en raison d'un budget limité de campagne, il se peut que la liste a décidé de ne pas imprimer du tout d'affiches et préserver les fonds à d'autres dépenses.
Ce n'est donc pas, par hasard, si les affiches d'Ennahdha, celles du Parti démocratique progressiste (PDP) et, à un degré moindre, celles d'Al Qotb et de Afek, qui sont les plus en vue jusqu'à maintenant. Il s'agit d'une question de moyens et de sens de l'organisation. Ennahdha brille déjà par son sens de l'organisation et sa capacité de mobilisation de ses militants, alors que la majorité peine à mobiliser leurs partisans.
S'il s'agit du premier constat de cette campagne, ceci n'empêche de continuer à penser que les sept millions d'électeurs tunisiens n'auront que l'embarras du choix le 23 octobre, jour des élections de la Constituante. Chaque électeur aura à choisir l'une des dizaines de listes candidates dans chaque circonscription. Mais quels sont les programmes préparés par les partis pour attirer les électeurs à leur projet ?
Pour le démarrage de la campagne de sensibilisation électorale des citoyens, les partis politiques ont opté pour des choix divers. Ennahdha, Ettakattol et le PDP ont opté pour des choix en rapport avec le démarrage de la révolution du 14 janvier. Ils ont préféré démarrer respectivement à Sidi Bouzid, Kasserine et Sfax.
Ennahdha a choisi Sidi Bouzid pour sa symbolique. ‘C'est en ce lieu que Mohamed Bouazizi s'est immolé par le feu le 17 décembre et déclenché le premier signal de la révolution du 14 janvier', a souligné la cellule de communication d'Ennahdha pour expliquer ce choix. C'est le leader d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, en personne, qui a présidé ce meeting d'ouverture de la campagne à Sidi Bouzid.
Ettakattol a, quant à lui, démarré à Kasserine parce que c'est une ville-symbole de la révolution du 14 janvier, celle qui a donné le plus de martyrs et décidé de la tournure des événements. Ettakattol veut coller, lui aussi, à cette symbolique d'hommage aux martyrs.
Le Parti Démocratique Progressiste (PDP) a plutôt choisi Sfax parce qu'il considère que ‘la manifestation du 12 janvier 2011 a été l'événement qui a balancé le processus révolutionnaire en Tunisie'. Issam Chebbi ajoute ‘les 40.000 manifestants de Sfax ont donné de l'espoir et de l'élan à toute la République'. C'est pourquoi Néjib Chebbi y a entamé sa campagne. C'est surement aussi un clin d'œil aux milieux d'affaires de la région et en Tunisie.
Le reste des partis a différemment réagi. L'UPL a choisi de commencer avant les autres, et avant le jour J, soit le vendredi 30, en entamant sa campagne depuis la coupole d'El Menzah devant 5000 personnes.
Le Mouvement des patriotes démocrates a entamé sa campagne samedi après-midi au Palais des congrès à Tunis. Leur porte-parole, Chokri Belaïd, explique ce choix par ‘le poids historique et militant de la Capitale dans la lutte contre le régime déchu pendant des décennies'.
A quelques centaines de mètres de là, à la bourse de travail, et avec une heure de décalage, le Parti communiste ouvrier tunisien (PCOT) a organisé son premier meeting pour entamer le processus de la campagne électorale du parti (liste Al Badil). Radhia Nasraoui parle de ‘l'achèvement des tâches de la révolution à travers ce processus de lutte continue le long de plus de cinq décennies'.
Quelques kilomètres plus loin, le Pôle démocratique moderniste (Al Qotb) a lancé sa campagne électorale à partir du Centre culturel et sportif d'El Menzah 6 à Tunis en présence des listes électorales des circonscriptions de Tunis 2 et de l'Ariana. Ahmed Brahim, Premier secrétaire d'Ettajdid et tête de liste d'Al Qotb à Tunis 2 s'est déclaré heureux de ‘se retrouver au même lieu où il a clôturé sa campagne électorale de la présidentielle 2009 avec, en prime, la révolution de dignité et de liberté du 14 janvier'. ‘La Tunisie a commencé à bouger', a-t-il dit. Le doyen Mohamed Arbi (Fadhel) Moussa, tête de liste à l'Ariana, a assuré ‘Al Qotb a choisi la voie la plus difficile, celle du consensus, voie impérative même au sein de la Constituante mais, sans renier ses principes et son attachement à la démocratie et à la modernité'.
Quant à Moncef Marzouki, le leader du Congrès pour la République (CPR), il a entamé sa campagne électorale aux gouvernorats de Bizerte et Médenine, en tenant samedi des réunions à Bizerte, Beni Khedeche, Djerba et Médenine.
Le CPR tire sa force de la personne de Marzouki qui va, semble-t-il, faire un marathon électoral le long de la campagne. Il a pleuré à Bizerte en hommage aux martyrs et demandé ‘l'application du modèle japonais, voire malaisien', alors qu'à Médenine, il a appelé à la formation d'un gouvernement d'union nationale, précisant que le peuple doit s'approprier sa constitution en participant à son élaboration'.
Dimanche, il était absent au démarrage de son meeting d'El Menzah VI, son avion de Djerba étant en retard.
D'autres partis ont préféré ne pas faire de meeting national pour l'ouverture de la campagne électorale. Ainsi, Mohamed Bouebdelli, le président du Parti libéral maghrébin, se trouvent à Paris pour des meetings électoraux destinés à la communauté tunisienne en France. Pour sa part, Afek Tounes a entamé de manière dispersée sa campagne électorale.
Il est clair donc que la majorité des partis n'ont pas vraiment entamé leur campagne et l'on se demande si ce n'est pas une question de moyens. Mounir Ben Mahmoud


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