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Tunisie - Dialogue national : Des consensus obtenus d'Ennahdha à l'arraché
Publié dans Business News le 16 - 05 - 2013

L'UGTT a fini par réunir, aujourd'hui jeudi 16 mai 2013, tous les protagonistes de la scène politique et associative autour de la même table pour discuter de l'avenir de la transition en Tunisie. Ils étaient tous là avec leurs différends. Emna Menif et Jawhar Ben Mbarek ont boudé Marzouki et quitté la salle. Même chose pour Rached Ghannouchi et Sahbi Atig qui ont contesté l'attaque lancée contre Ennahdha par Zied Lakhdhar.
Malgré ces différends, tous les intervenants se sont montrés soucieux de capitaliser sur le consensus déjà palpable. Mais, comment le concrétiser ?
Ils étaient certes hier près de quarante partis, y compris Ennahdha et le CPR, et davantage d'associations de la société civile à répondre à l'appel de l'UGTT. Cette unanimité est certes à valoriser. Mais, comment pérenniser les accords obtenus ?
L'expérience a montré que la Troïka n'a jamais tenu ses promesses à l'égard de la classe politique et la société civile. La preuve, dix-huit mois après les élections du 23 octobre 2011, la Tunisie n'a pas encore institué les instances indépendantes de la magistrature et des élections, sans parler de la Constitution.
Il a fallu l'assassinat de Chokri Belaïd et la découverte de deux maquis terroristes sur les hauteurs du Kef et de Kasserine, en rapport avec Al Qaïda du Maghreb islamique, pour que Ennahdha se décide, enfin, à chasser son attachement au régime parlementaire et accepte de ‘retoucher' la troisième mouture de la Constitution, élaborée par l'ANC.
Pourtant, lorsque tous les blocs parlementaires se sont alignés contre les islamistes, ces derniers se sont longuement attachés à leur modèle sociétal, se croyant en mesure de transformer la société à leur guise et dompter l'ANC à l'usure. Mais, avec les derniers événements, le danger devient grave et imminent.
Toutefois, si Ennahdha a cédé, il reste évident que, comme l'a annoncé son président Rached Ghannouchi, c'est l'Assemblée nationale constituante, pouvoir fondamental, qui a le dernier mot. Cette ANC dont l'action a été qualifiée par Yadh Ben Achour de dictature parlementaire. Il faudrait donc trouver une alternative pour concrétiser les consensus obtenus. Et c'est dans cet objectif que le dialogue national a été établi.
Déjà, les points inscrits à l'ordre du jour traduisent ce souci. Ils concernent les principales problématiques, aussi bien de la phase de transition que celles de la crise socioéconomique traversée par le pays à l'image de la définition de la date finale des prochaines élections présidentielle et législatives, la finalisation de la Constitution et la définition de la date à laquelle elle sera soumise à la discussion et à l'adoption par les constituants, le choix du régime politique (parlementaire, présidentiel ou mixte) ; l'examen de la violence politique qui sévit dans le pays et la probabilité de l'adoption d'une charte nationale de lutte contre la violence et l'extrémisme, l'examen de la situation générale dans le pays sur le plan de la cherté de la vie et de la détérioration continue du pouvoir d'achat du citoyen.
L'UGTT a placé la barre bien haut mais l'essentiel, c'est de parvenir à fructifier ce large tour de table, beaucoup plus complet que celui de Dar Dhiafa qui a certes balisé le terrain sur plusieurs points.
Ennahdha vient de céder concernant le régime politique mixte en acceptant d'élargir les prérogatives du président de la République aux domaines des Affaires étrangères, de la Défense et de la nomination des hautes autorités de l'Etat en rapport avec la sécurité nationale.
Pour ne pas trainer les choses, le comité d'organisation du deuxième round du dialogue national de l'UGTT a fait parvenir aux parties participantes un document de travail comprenant les thèmes à discuter et leur a demandé de lui faire part de leurs propositions avant la tenue de la rencontre, ce qui a été fait par plusieurs parties.
«A Al Massar, nous avons fait parvenir nos propositions à l'UGTT. Elles tournent autour des questions de l'insistance sur le caractère civil de l'Etat, la révision du système fiscal et l'institution d'un impôt exceptionnel sur les grosses fortunes, la fixation de la date des élections législatives et l'obligation, pour tous ceux qui participeront aujourd'hui à la rencontre du Palais des congrès, de participer à la conférence nationale de lutte contre la violence», a indiqué Samir Taïeb.
Rached Ghannouchi, Taïeb Baccouche, Maya Jeribi, Samir Taïeb, Ahmed Seddik, Zied Lakhdhar et tant d'autres se sont succédé sur la scène du Dialogue national. Ils ont tous insisté sur le consensus pour gérer cette phase de transition. Reste, toutefois, le moyen de transformer ce consensus en taches concrètes et missions définies.
On souffle dans les coulisses du Palais des congrès d'une commission de suivi qui veille à l'application des recommandations des deux congrès de dialogue national, aussi bien celui de Dar Dhiafa que celui entamé aujourd'hui.
Il est évident que les participants au Dialogue ne font pas confiance à Ennahdha dont le groupe constitutionnel est manipulable à souhait. La majorité des deux tiers, requise pour la Constitution, reste toutefois la planche de salut pour les deux blocs.


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