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Le CPR dans son meeting à Sfax : La loi d'immunisation de la Révolution passera coûte que coûte
Publié dans Business News le 02 - 06 - 2013

Pour protéger leur sacro-sainte loi d'immunisation de la révolution, les caciques du CPR avaient la hargne. Samedi 1er juin 2013 sous un soleil de plomb d'une fin d'après-midi à Sfax, se sont succédés sur l'estrade Imed Daimi, Slim Ben Hmidène, Abdelwahab Maâter, Sihem Badi, Tarek Kahlaoui et Haythem Belgacem, réunis à l'occasion d'un meeting populaire organisé dans la ville.
Dans un éloge à la loi d'immunisation de la révolution « qui passera sans aucun doute la semaine prochaine », les militants du CPR tentent, tour à tour, de redorer une popularité en décrépitude dans les sondages et de renouer avec la foule. Le CPR se présente comme un parti responsable, fidèle aux principes de la révolution, non attiré par le pouvoir et capable de gouverner aussi bien au pouvoir qu'au sein de l'opposition. Reportage…
Le meeting populaire du CPR a commencé aux environs de 17h à l'espace en plein air de la Foire internationale de la ville de Sfax. Un choix de lieu assez étonnant dans la mesure où les quelques 600 à 700 personnes présentes étaient obligées d'assister à de longues élocutions sous un soleil de plomb qui n'a heureusement pas duré.
L'ouverture des festivités a commencé par une récitation d'Al Fatiha, en hommage aux martyrs de la révolution, suivie par un hymne national, quelque peu massacré avec deux vers supprimés. Les deux vers, sujets à controverse car remettant en cause le dogme de la prédestination, n'étaient autres que : « Si le peuple voudra un jour vivre, le destin ne pourra que se soumettre à sa volonté ». Etait-ce un défaut technique ou une suppression délibérée à l'image d'un CPR à l'identité qui se cherche entre social-démocrate, nationaliste et islamiste sur les bords ? Difficile à dire…Une chose est sûre, l'audience semblait être quasi-indifférente à cette modification de taille de l'hymne national.
Le comité organisateur du meeting était de toutes les couleurs, où des jeunes se sont mêlés à des moins jeunes, filles et garçons étaient au rendez-vous pour préparer le meeting et rehausser le moral des troupes. Un jeune homme, d'apparence salafiste, était même chargé de la sonorisation.
Etaient notamment présents à ce meeting Imed Daimi, secrétaire général du parti, Slim Ben Hmidène, ministre des Domaines de l'Etat, Sihem Badi, ministre de la Femme, Tarak Kahlaoui, directeur de l'Institut des études stratégiques, Abdelwahed Maâter, ministre du Commerce et Haythem Belgacem, secrétaire-général par intérim du CPR.
Le discours d'ouverture d'Imed Daimi donne le ton en affirmant que « la semaine prochaine, la loi d'immunisation de la révolution passera et rien ni personne ne pourra l'en empêcher », sous les applaudissements de la foule scandant : « l'immunisation de la révolution est un devoir. L'immunisation de la révolution est une immunisation de la démocratie », ou encore « Pas de retour, pas de liberté pour le clan destourien ».
Il y revient également sur le succès du CPR aux élections du 23 octobre, une façon de démontrer que les responsables continuent à vivre sur leurs relatifs lauriers dans la mesure où les chances du Congrès pour la République ne volent pas haut lors des derniers sondages,. Et les sondages et pronostics, il y revient justement remettant en cause leur crédibilité prétextant qu'ils n'ont pas su prédire juste lors des suffrages du 23 octobre.
Imed Daimi a également profité de son auditoire pour dénigrer ses adversaires politiques. Adversaires politiques « adeptes du tanbir » et « qui ne méritent même pas que leur nom soit cité », selon ses dires. Il a également justifié l'alliance du CPR avec Ennahdha par une volonté de sauver le pays du totalitarisme du parti unique : « Imaginez la situation si Ennahdha devait gouverner seule ou avec les caciques de l'ancien régime », rétorque-t-il.
Tout en admettant que le CPR a souffert de l'exercice du pouvoir, au niveau interne, il précise : « ils [caciques de l'ancien régime qu'il appelle également « forces contre-révolutionnaires »] nous combattent et veulent la perte du CPR, parce que nous menons une guerre contre la corruption. Nos discours les dérangent parce qu'ils répondent aux revendications des Tunisiens ».
C'est ce que rejoint à dire Sihem Badi qui, dans un discours très enflammé, accuse « ceux qui veulent la division du peuple tunisien » de « ne pas vouloir voir le CPR au pouvoir ».
« Vous vous leurrez et vous me faites pitié. Nous resterons au gouvernement et même si nous étions au sein de l'opposition, nous contrôlerions la rue et ils ne pourront pas faire le poids ».
Le nom de ces « adversaires politiques » n'a pas été cité, et des allusions ont été faites jusqu'au discours de Tarak Kahlaoui qui a ouvertement parlé de Nidaa Tounès et de Béji Caïd Essebsi.
« S'ils croient que nous avons peur d'eux […] et s'ils se croient concernés par la loi d'immunisation de la révolution, ils se leurrent ». « Ils nous accusent de discrimination, mais nous n'en cachons pas nous sommes pour la discrimination à l'égard de ceux qui ont empêché l'instauration d'une démocratie en Tunisie. S'ils pensent que nous devrions avoir honte, c'est à eux d'avoir honte ».
Lors de ce meeting, les membres du CPR se sont dit en guerre contre deux fractions d'adversaires politiques : « ceux qui ne peuvent être qu'au sein de l'opposition et qui ont peur de prendre les commandes » et ceux qui « ont de l'expérience dans la corruption, le despotisme et qui n'ont rien à voir avec la démocratie ».
Même si ce meeting avait des allures d'hommage rendu à la ville de Sfax et aux efforts de développement aussi bien dans la région que dans le reste de la Tunisie, comme a tenté de l'expliquer Abdelwahab Maâter dans son discours, le cheval de bataille du CPR a été la loi d'immunisation de la révolution. Les militants du CPR se sont défendus, lors de cet événement, d'être des suiveurs d'Ennahdha dans la proposition de cette loi et se sont même vantés d'en être l'origine.
Pour garantir son adoption, les députés du CPR se disent prêts à tout, entre autres, à recourir à une grève de la faim au sein de l'hémicycle et même à voter une motion de destitution contre le président de l'ANC, Mustapha Ben Jaâfar, qui selon certains, en ralentirait l'adoption…


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