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Au-delà du Bardo !
Publié dans Business News le 12 - 08 - 2013

Les objectifs de « Itissam Arrahil » sont très clairs, cela s'est traduit dans la mobilisation de centaines de milliers de personnes qui ont occupé le Bardo depuis le 27 juillet. Toujours est-il, le sit-in devra penser à sa survie, car comme tout mouvement sociopolitique, sa continuité dépend de deux axes primordiaux : Comment continuer à drainer de nouvelles énergies vers la rue, et comment canaliser ces énergies.
Il est clair que nous avons eu un certain succès à la première phase, avec la réussite de la manifestation du 6 Août, mais nous avons oublié de prendre en considération l'état de « quiétude » qui suit généralement ce genre de « succès ». Nous n'étions, justement, pas préparés à maintenir la motivation à son apogée, ni à canaliser cet afflux d'énergie qui a submergé le Bardo et ses environs.
L'évènement du 13 Août promet d'avoir un impact similaire sur la rue que celui de la semaine précédente. Mais qu'adviendra-t-il après? C'est pour cela que nous devons fournir plus d'effort de communication et avoir une approche méthodique qui nous permettra de promouvoir notre cause en dehors du Bardo, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.
Il n'est plus à démontrer que nous souffrons d'un effritement du message qui est essentiellement dû à la quête de projecteurs que mènent certains « leaders » du mouvement qui veulent monopoliser la scène médiatique et conquérir l'attention du public. Il y en a même qui se sont lancés dans une précampagne électorale. Ce leadership dispersé s'est avéré suicidaire en Octobre 2011 et il sera de nouveau la cause d'une deuxième débâcle, si ce mouvement venait à échouer.
En effet, il est impératif de concevoir un message clair et une campagne d'encadrement adressés aux régions intérieures du pays là où les citoyens ne sont pas branchés sur Facebook ; là où les mosquées et les cafés, bourrés de discours nahdhaouis, continuent à être la source officielle d'information ; là où le terme « Al charîya » fait désormais partie du langage quotidien du jeune enfant ainsi que celui de la vielle dame. Nos militants actifs de « Jebhat al Inkadh », de même que nos députés, doivent être conscients qu'il y a encore une bonne frange de la population qui croit que les manifestants au Bardo sont des ex-RCD, essentiellement bourgeois, qui cherchent à renverser un gouvernement démocratiquement élu.
Ces gens ont besoin d'entendre l'autre version. Ils ont besoin de voir les vrais enjeux, ils ont besoin de s'approprier les revendications des manifestants. La Tunisie profonde a besoin de rencontrer les membres de Tamarod, de l'Union des Diplômés Chômeurs. Ces citoyens « oubliés » ont besoin d'entendre des hommes et des femmes comme eux, des chômeurs, des personnes âgées et peu éduquées, des personnes de confiance qui partagent leurs soucis et leurs problèmes : c'est l'élément de l'empathie et le message social qui a besoin de trouver son chemin vers le cœur de la Tunisie.
Certains auraient besoin de voir et d'entendre les députés qu'ils ont élus, dont la seule tâche serait de recadrer la problématique et présenter un dossier cohérent permettant à leurs concitoyens de comprendre comment est-ce que ces changements revendiqués au Bardo vont affecter leur quotidien et leur futur.
Quelle meilleure image y aurait-il, qu'un bus chargé d'élus qui sillonne le pays pour s'arrêter devant la maison d'un paysan ou devant un café local? Ces députés seraient là, pour une fois, pour écouter et non pas pour parler, ils seraient là pour poser les questions et donner les explications. Ce serait, non seulement un acte humain surprenant pour la plupart des tunisiens, mais surtout le seul acte capable de contrecarrer la campagne de dénigrement et de désinformation que mène Ennahdha. Montrons aux habitants des régions de l'intérieur que nous aussi nous sommes de vrais patriotes, que nous ne venons pas d'une autre planète, que notre Dieu est le même, que nous sommes aussi des musulmans, et que nos valeurs sont les mêmes. Comblons le fossé en étant avec eux, chez eux, en leur montrant la vérité ...la seule vérité.
En l'absence de telles actions, Ennahdha est sûr de garder le contrôle de l'opinion publique des milieux défavorisés de la Tunisie profonde.
Quant à l'extérieur de la Tunisie, que ce soit aux yeux du million ou plus de tunisiens résidants à l'étranger, ou ceux des médias internationaux, notre mouvement manque énormément de visibilité.
Nous devons garder à l'esprit que le parti au pouvoir dépend terriblement de l'aide étrangère, que ce soit en ressources financières ou en matière de consulting, et Ennahdha fera tout pour garder son image intacte à l'étranger, et maintenir ce statut de « victime » qu'elle manie très habilement depuis bientôt 3 ans. C'est pour cela que la présence des médias internationaux sur la scène est cruciale.
En tant que militants, nous nous devons de répandre la vérité et de fournir une source médiatique alternative à ceux qui cherchent l'information. « Itissam Arrahil » doit mettre en place un bureau de presse avec des lignes directes vers toutes les agences d'informations, nous devons fournir les plates-formes nécessaires et même garantir la sécurité des journalistes et des reporters, tel que mentionné dans la convention de Genève de 1949 (Article79).
Nous avons une grande responsabilité sur les bras, nous traçons l'avenir d'une nation et nous devons nous garantir les facteurs de succès. Notre mouvement doit être mené par le peuple et pour le peuple, une seule arme nous est permise : La parole du cœur ! Portons-la haut !
* Lotfi Saibi, Master de l'Universite de Harvard, expert en communication et directeur de 4D-Leadership House. Ex membre du comité central d'Al Joumhouri et un des membres fondateurs d'Afek Tounes avant sa fusion.


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