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L'armée a d'autres chats à fouetter!
Publié dans Business News le 25 - 05 - 2014


Par le Colonel (R) Mohamed Kasdallah
« Ce qu'on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire ». Je ne sais pas sous quelle plume est né cet aphorisme ; venu certainement dans un autre contexte, il traduit parfaitement l'état d'esprit actuel de nombreux militaires tunisiens suite à la décision prise par l'ANC de les priver du droit de vote.
Pour une fois, je vais transgresser, advienne que pourra, la règle d'or qui veut que le militaire doit accepter « sans discussion, ni murmure » tout ce qui vient d'en haut. La liberté d'expression, seul vrai acquis obtenu dans le cadre de l'exercice démocratique, me permettra « d'aboyer » un peu.
Franchement, nombreux se sont vus confisquer leur droit naturel grâce auquel ils puissent se reconnaitre comme membres à part entière d'une collectivité normale. Ils sont non seulement en folie mais se sentent déshonorés, blessés et ridiculisés, comme ils ne l'ont jamais été depuis l'indépendance.
Que l'on nous explique, en vertu de quoi les honorables élus décident de spolier des milliers d'autres citoyens de leur droit de choisir librement leur Président, leurs députés parlementaires et leurs élus municipaux ? ! Et comble de malheur, on les assimile, dans un même article de la loi électorale, aux fous, délinquants et détenus pour crime du droit commun.
Evidemment, le prétexte trouvé est archi-connu : dépolitiser l'armée. Cet argument ne tient pas débout, étant dénué de tout bon sens.
Le métier des armes, étant une vocation particulière, prépare ceux qui l'exerce à faire la guerre. Celle-ci, et tout le monde vous le dira, n'est qu'un moyen de la politique comme l'a si bien dit le stratège prussien le Général Karl Von Clausewitz (1780-1831) : « la guerre n'est que la poursuite de la politique par d'autres moyens».
En effet, la guerre n'a de sens que politique, aucune guerre n'est simplement un ensemble d'actes de destructions, de meurtres, de souffrances humaines infligés mutuellement par deux belligérants. On n'en vient pas aux mains et à la violence totale sans raisons. Il n'y a pas de guerre pour l'amour de la guerre. On ne déclenche pas une guerre sans motifs politiques, on ne la poursuit pas sans justifications politiques et on ne l'a conclut pas sans résultats politiques.
L'expression de Georges Clémenceau : « la guerre est une chose trop sérieuse pour qu'on en laisse la responsabilité aux militaires » ne fait que souligner le caractère utilitaire de la guerre. Sans objectif politique, une guerre se réduit à un simple échange de coups entre professionnels, une sorte de bagarre entre forts à bras dans une cours d'école où une rixe entre deux voyous dans un marché hebdomadaire.
Bref, c'est la rationalité politique derrière toute guerre qui rend toutes les activités qu'elle entraine, justifiables et moralement acceptables et acceptées.
Si la décision d'exclure cette frange de citoyens est dictée par des considérations en rapport avec la question traditionnelle de méfiance, il faut se rappeler que l'Armée (comme les services de sécurité) n'est pas intervenue dans le processus de changement du régime. Elle s'est rangée du côté du peuple et a protégé sa révolution sans chercher à la contrôler ni à usurper le pouvoir qui était à la portée de la main. Pourquoi ? Parce que là où il y a une société civile en phase avec la marche du monde civilisé, l'armée n'a rien à faire, elle a plutôt d'autres chats à fouetter.
Pourquoi donc nos élus adoptent-ils des comportements de rejet envers cette institution pourtant pendant les débats à la Télévision, ils se montrent tous animés des plus belles intentions et apparaissent comme les plus humanistes de la planète ? En vérité, cet éternel problème de confiance ne date pas d'aujourd'hui, la dialectique entre le pouvoir et la confiance a traversé toutes les sociétés humaines. Le sage chinois Confucius (551-479) a relié tout ordre social ou personnel à la confiance qui, à ses yeux, dépasse la puissance militaire.
Autre aphorisme, pour terminer, de Shakespeare celui-ci : « c'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles ». Les aveugles c'est nous qui sommes alléchés par des mirages, nous croyons à des discours démagogiques, populistes, élaborés dans une langue de bois et truffés de visions chimériques.
Quant à la question des fous, je l'abandonne à la perspicacité des lecteurs, je dirais seulement que lorsqu'on observe la douloureuse actualité on constate avec amertume que tout le mal ou presque vient d'en haut.
Omar Ibn El khatab, Calife éclairé, déclarait que « le plus malheureux des gouverneurs est celui qui fait le malheur de ses administrés ». L'auto-satisfaction manifestée souvent par nos dirigeants montre bien que la Tunisie est l'exception qui confirme cette règle de bon sens.
Que Dieu nous vienne en aide pour endurer avec patience ces providentiels qui nous méprisent car ils ne sont bridés par aucun scrupule moral ou légal.


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