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L'affaire du conteneur belge : un flop !
Publié dans Business News le 19 - 02 - 2016

L'affaire du conteneur belge, comme il est convenu de l'appeler, continue à faire des vagues à cause des différentes péripéties qu'elle a connues depuis l'arrestation, le 9 février 2016, de l'homme d'affaires belge propriétaire dudit conteneur, jusqu'à hier 18 de ce mois avec sa libération par le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis.
Comment et pourquoi un tel dénouement et quels impacts aura cette « affaire » sur l'économie tunisienne et sur les investissements dans notre pays ?

Pour commencer, un petit aperçu sur l'évolution de ladite affaire. Le point de départ a eu lieu un certain mardi 9 février avec l'annonce, en grandes pompes, de la saisie par la brigade des enquêtes douanières tunisienne d'un « véritable arsenal militaire » destiné à un mystérieux homme d'affaires belges habitant à Nabeul et qui a été arrêté ainsi que son épouse et un complice, probablement français. Deux yachts ont été fouillés.

Parmi le matériel découvert et saisi, on citera : une mitrailleuse de guerre de type Minimi belge, de calibre 7.62X51, un pistolet Glock 22 ou 17 ainsi que son viseur. Des munitions de type militaire avec noyaux en acier et de calibre 9X19mm. Des voitures télécommandées, un drone, cinq équipements et deux bouteilles de plongée sous-marine, un pistolet lacrymogène, un SAPL pour tirer des balles en caoutchouc, quatre pistolets électriques, des munitions de calibre 12 et des recharges de chevrotines et de balles en caoutchouc, sept bouteilles de gaz paralysant, des tasers, des menottes ainsi que des matraques télescopiques. Sans oublier un Air Gun, des bijoux et sept passeports étrangers, «belges» selon certaines sources.

Le lendemain, mercredi 10 février, le directeur général de la Douane, Adel Ben Hassan revenait sur l'affaire pour donner plus de détails à ce propos.
M. Ben Hassan a affirmé qu'il a supervisé en personne toute l'opération de inspection, soulignant que le conteneur était sous contrôle depuis son départ de Belgique et jusqu'à son arrivée à Nabeul, «Nous avons voulu savoir la destination finale de ce conteneur et prendre le propriétaire en flagrant délit », a-t-il assuré.
Et d'ajouter qu'un deuxième accusé a été également arrêté dans cette affaire. Ce dernier prétendait être le voisin du principal prévenu et qu'il l'aidait à ranger ses affaires. « En interrogeant le propriétaire du conteneur sur ces armes, il m'a répondu que c'était pour sa défense personnelle, chose que je trouve incroyable puisque personne n'a besoin de cet arsenal pour se défendre en Tunisie », a indiqué M. Ben Hassan en substance.

Le responsable a assuré que, contrairement à certaines rumeurs, toutes les armes saisies et les munitions sont bel et bien réelles et ne sont pas des jouets. Quant à la nature des armes saisies, le directeur général de la douane a indiqué qu'ils ont retrouvé 1000 cartouches de différents calibres ainsi que d'autres armes dont une sous forme de mitrailleuse qui est considérée comme étant une arme de guerre sophistiquée, ajoutant que d'autres matériels de plongée ont été, également, retrouvés.

Confortant ces propos, un syndicaliste douanier a indiqué que la saisie a été effectuée suite à une coordination entre les unités douanières au port de Radès et les unités sécuritaires basées à l'entrée de la ville de Hammamet. « Il s'agit d'une opération anticipée de renseignement et d'investigation, qui a permis de saisir le conteneur et d'arrêter son propriétaire», a-t-il affirmé.

Les mêmes propos ont été corroborés par un communiqué officiel de la Direction générale de la Douane précisant que «ses services ont saisi près de mille cartouches de calibres différents, des armes à feu, des aérosols de gaz paralysant, du matériel de plongée et un drone »

Après ces déclarations et ce communiqué officiel, l'affaire est prise très au sérieux par l'opinion publique et les médias qui attendaient la nature des développements et les résultats de l'enquête officielle. D'où le grand étonnement exprimé lorsqu'on a appris que le ministère public au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme de Tunis a décidé de libérer l'homme d'affaires belge et ses présumés complices et de transférer l'affaire au Tribunal de Nabeul, puisque les vérifications d'usage ont prouvé que le matériel en question s'est avéré, en fin de compte, de simples jouets et ne pouvait, en aucun cas, servire pour d'éventuelles actions terroristes.

Or, en dépit de cette libération, le membre du bureau exécutif du syndicat de la Douane, le colonel Hatem Hlel, a déclaré, aujourd'hui vendredi 19 février 2016 lors de son passage au plateau de Studio Shems sur les ondes de Radio Shems Fm, qu'il s'agit bien d'une arme à feu découverte dans le conteneur de l'homme d'affaires Belge à Nabeul. Il a ajouté que la possession d'une arme de type Glock est considérée comme un crime.
Toutefois, il a refusé de donner son avis sur la quantité de munitions découvertes et sur le nombre de passeports en sa possession, prétextant qu'il respecte la décision de la justice et tout en maintenant que l'opération effectuée par la Douane est réussie.

Il est bon à savoir que selon les dernières nouvelles, le conteneur en question est arrivé, le 15 décembre 2015 au Port de Radès et n'est passé au scanner que le 30 du même mois sans rien révéler. Il en est de même du rapport parvenu des autorités portuaires de Gênes qui n'a rien signalé de suspect, non plus.
Resté jusqu'au 9 février à l'entrepôt de Radès de la société italienne Germanetti, le conteneur s'est dirigé le 9 février 2016 vers Nabeul où il avait été intercepté, suite à une dénonciation par une femme tunisienne qui était en conflit personnel avec le Belge et son épouse.

Selon les spécialistes, les services douaniers auraient commis quelques maladresses et autres erreurs procédurales en se précipitant vers le conteneur sans être accompagnés par des membres de la Brigade antiterroriste et d'unités sécuritaires compétentes en matière d'armes, sachant que le directeur général des Douanes n'a aucune formation dans le domaine des armes puisqu'il avait été, auparavant gouverneur de Tunis après avoir été juge administratif.

Reste maintenant à savoir quelles conséquences peuvent découler de cette affaire ? Tout d'abord, comment réagira l'homme d'affaires belge qui va quitter la Tunisie, probablement dès demain, une fois de retour chez lui ? Quelles réactions vont avoir les investisseurs belges, voire leurs pairs en Europe vis-à-vis de la Tunisie ? Certains vont jusqu'à prédire une tension diplomatique entre la Tunisie et la Belgique, sachant que Bruxelles est la « capitale » de l'Union Européenne.


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