Inscription en ligne des élèves de première année primaire au titre de l'année scolaire 2026-2027    Gabès Cinéma Fen 2026 : Expo Vivre Encore de Nicolas Wadimoff, quand la caméra fait surgir les mots    Tunis vers le ''zéro papier'' : une révolution numérique dès 1er juillet 2026    5 projets solaires à l'ARP : voici ceux qui font parler    Réunion décisive à Carthage : salaires, emploi et changement au gouvernement    Polémique autour de Bouchnak : une vidéo ancienne déclenche une tempête    XPENG : vers une nouvelle définition de l'automobile    Sur quelles chaînes suivre PSG – Bayern Munich en Ligue des champions 2025-2026 ? Et comment voir le match en direct en ligne ?    L'Espérance sort du silence : graves erreurs d'arbitrage dénoncées    Dès demain : changements majeurs sur la ligne ferroviaire de la banlieue nord    De l'urgence à la salle de cathétérisme : comment ''Najda'' change tout    Suivez la vidéo : voici comment inscrire vos enfants en première année de manière en ligne, à distance    Après le limogeage de Fatma Thabet Chiboub, qui gérera le ministère ?    Le Dahar entre dans l'UNESCO : une fierté tunisienne et africaine historique    Prix du mouton de l'Aïd en Tunisie, reflet d'un modèle d'élevage à bout de souffle    Meta freiné à 2 milliards $ : ce que le veto chinois change pour l'avenir de l'IA    Arabie saoudite : sanctions strictes contre les pèlerins sans autorisation    À voix basse de Leyla Bouzid : le cinéma tunisien bientôt à l'affiche en salles    Gabès Cinéma Fen 2026 : Hend Sabry ouvre le festival en présence de Dhafer L'Abidine et de nombreux invités de marque    Ligue 1 : une 27e journée sous haute tension les 29 et 30 avril 2026    Votre marché est devenu illisible: Et si c'était votre meilleure opportunité?    Météo en Tunisie : pluies faibles et éparses sur les régions du nord et du centre    Rumeur démentie : la Syrie n'a imposé ni visa spécial ni "kafala" aux pays du Maghreb    Sadok Belaïd: commémoration du 40e jour de son décès (Album photos)    Le Nigérian Michael Eneramo, ancien attaquant de l'Espérance sportive de Tunis, décédé    Météo en Tunisie : cellules orageuses avec des pluies dans les régions du ouest, centre et sud    Nasser Kamel : La Méditerranée nous unit. Ses politiques doivent être à la hauteur    Projet Qawafel: recommandations pour permettre aux entreprises tunisiennes de saisir des opportunités d'exportation estimées à 2,28 milliards de dollars sur le continent africain    Vient de paraître - «Dictionnaire des féministes: un siècle de féminisme en Tunisie»    Négociation de crise: Entre espoir et désillusion    Transport vers la Foire du livre de Tunis 2026 : la TRANSTU renforce ses navettes vers le Palais des expositions du Kram    Vivez par l'image la commémoration du 40ème du décès de Abderrazak Kéfi    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Néji Jalloul : Ce gouvernement restera jusqu'en 2019, malgré les difficultés
Publié dans Business News le 22 - 04 - 2017

Le ministre de l'Education nationale, Néji Jalloul, est revenu ce samedi 22 avril 2017, sur de nombreuses questions concernant son ministère, son conflit avec les syndicats et ses rapports avec le gouvernement, Nidaa Tounes et le président de la République.

Accusé de manquer de solidarité envers le gouvernement, Néji Jalloul a expliqué, dans une interview accordée à Moez Ben Gharbia sur Attessia Tv, qu'il soutient le gouvernement même s'il estime qu'il manque de coordination « de par la nature de l'organisation politique et les situations difficiles auxquelles font face les ministres, trop occupés à éteindre les feux dans leurs ministères ».
« Ce gouvernement restera jusqu'en 2019, malgré les difficultés, c'est une période de transition et il est normal qu'elle soit mouvementée » a-t-il souligné.

Quant à la question de son départ du ministère de l'Education, Néji Jalloul a répondu : « je suis encore ministre et je prépare actuellement la rentrée de l'année prochaine, le ministère travaille et n'a aucun problème. Je ne vole pas, je ne suis pas corrompu et je suis porteur d'une vision et d'un projet. Il est du droit du chef du gouvernement de choisir ses ministres et s'il décide de me donner un autre ministère il n'est pas certain que j'accepte ».
« Je suis un professeur universitaire et je vénère l'enseignement. Je suis un passionné, ce qui m'a d'ailleurs causé de nombreux problèmes, et je retournerai vers ma première vocation avec plaisir » a-t-il ajouté.
« Les postes ministériels ne sont pas un métier, ça va ça vient. Si je pars maintenant je pourrais revenir en 2019. Je suis un homme fataliste, on ne sait pas de quoi demain sera fait » a lancé le ministre.

Néji Jalloul a souligné que sa priorité actuelle est de terminer avec succès l'année scolaire et les examens nationaux saluant les efforts consentis par les enseignants et les syndicats, qui ont fait prévaloir la raison, pour que cet objectif commun soit atteint.
« Il y a eu des erreurs que j'ai pu commettre et c'est la vie. Beaucoup me soutiennent et d'autres sont aussi contre moi. On m'accuse d'être politisé, évidemment que je le suis ! Je suis un ministre je suis donc un homme politique et je politise ma vision et ma mission. Ceux qui sont contre moi sont fondamentalement contre la réforme de l'enseignement. Je suis donc politique et je resterai politique jusqu'à ma mort et je ne crois pas en des ministres technocrates ! » a-t-il affirmé.

Sur la question de la « bataille » qui l'oppose aux syndicats et aux enseignants, Néji Jalloul a indiqué qu'il n'a fait qu'user de métaphores qui ont été mal interprétées et que, sur ce point, il a présenté ses excuses à de nombreuses reprises. Il a toutefois précisé, que la réforme de l'éducation n'a jamais été une tâche facile, « qu'elle a toujours bouffé des ministres et suscité une grande résistance au changement », et d'ajouter que ceux qui s'opposent farouchement à son projet ne veulent pas de réforme et que les lois soient strictement appliquées.

« Nous sommes dans une société qui met en prison celui qui vole un pain alors que celui qui détruit des générations est libre comme l'air et de ceux-là il y en a encore puisque nos élèves sont toujours victimes d'un mauvais système éducatif, que j'ai trouvé ainsi en arrivant à la tête du ministère » a indiqué le ministre.
Néji Jalloul a néanmoins souligné que la baisse du niveau de toute la structure éducative n'est en aucun cas de la faute des enseignants, mais d'un système dont ils ont été les premières victimes.
« Les cadres éducatifs ont besoin de formation, ils ne sont pas formés pour être professeurs même s'ils excellent dans leurs spécialités et ce n'est pas de leur faute c'est de la faute au système qui a fermé les écoles de formation des enseignements, pour ouvrir la porte aux recrutements douteux » a-t-il expliqué.

Néji Jalloul a ensuite présenté des statistiques démontrant que la réforme engagée par son ministère enregistre déjà des résultats positifs. Des chiffres notamment sur la réintégration de 60.000 élèves aux écoles, le retour des élèves du privé vers le public et le taux d'absentéisme des enseignants en baisse de 80%.
« Nous ne pouvons actuellement parler de réussite mais nous avons inversé la courbe et arrêté l'hémorragie. Nous avons peut-être une faiblesse au niveau de la communication certes et nous allons rectifier cela, il ne faut pas oublier que nous sommes dans l'urgence et que nous avons quand même fait passer des réformes difficiles à imposer » a-t-il déclaré.
Le ministre a admis l'existence d'une crise de communication avec les syndicats et a salué, de nouveau, la tournure « raisonnable » que prennent les choses, appelant à la poursuite du dialogue « une fois l'année scolaire bouclée ».
Sur sa relation avec Nidaa Tounes, et plus précisément avec le président de la République, Béji Caïd Essebsi, la réponse de Néji Jalloul peut être résumée en un mot « loyal ». Il a réitéré son soutien à son parti et à BCE soulignant qu'il continuera de croire en Nidaa même si le parti traverse actuellement une zone de turbulences.

« Je suis comme ça avec mes erreurs, mes bonnes actions et ma vision. Je suis une personne gaie, j'ai de l'humour et parfois c'est mal perçu. Je crois en ma mission, en mon gouvernement et en mon parti et si tout cela devait cesser un jour je retournerai à mon cocon où je suis très heureux, mais pour l'heure je n'ai qu'un seul objectif : réussir à faire prévaloir l'intérêt de nos enfants et terminer dans les meilleures conditions cette année scolaire » a confié le ministre de l'Education nationale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.