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Les séquelles du 23 octobre 2011 se ressentent encore
Publié dans Business News le 23 - 10 - 2017

Finalement, Hafedh Caïd Essebsi a décidé de ne pas se présenter aux législatives partielles d'Allemagne. Après des semaines de polémiques et de verbiages, c'est Fayçal Haj Ettayab qui sera le candidat de Nidaa.
D'après Borhène Bsaïes, son « conseiller-souffleur-inspirateur- mentor-guide », Hafedh Caïd Essebsi n'aurait jamais eu l'intention de se présenter à cette élection. Prière de le croire, on ne peut pas mettre en doute la parole d'un couteau suisse politique comme Borhène. La question est pourquoi alors a-t-il laissé planer le doute pendant toutes ces semaines ? Aussi bien Borhène que Hafedh ont les numéros de téléphone de tous les patrons de médias et analystes influents et ils auraient pu, tous les deux, leur dire depuis des semaines que Hafedh n'envisage pas de se présenter. Ils auraient pu démentir dès le premier jour de la propagation de la rumeur et c'est Borhène Bsaïes qui en est à l'origine. Pourquoi a-t-on laissé Hafedh Caïd Essebsi se faire lyncher dans les médias et sur les réseaux sociaux tout ce temps-là ? Pourquoi a-t-on laissé le nom Caïd Essebsi trainer dans la boue à cause d'une candidature qui n'a jamais été envisagée ? Pourquoi n'a-t-on pas avancé la candidature possible de Fayçal Haj Ettayab dès le début pour qu'il puisse préparer sa campagne en toute sérénité et sans tout ce parasitage ?
Hafedh et Borhène sont-ils conscients que quand le fils trébuche, c'est le père qui paie la facture ?
La facture est un peu salée si l'objectif de cette vraie-fausse candidature était juste de jauger l'opinion et de mesurer la popularité de Hafedh.

Nous sommes le 23 octobre. Il y a quatre ans, jour pour jour, le lieutenant de la Garde nationale, Socrate Cherni et cinq autres de ses compagnons ont trouvé la mort sous les balles des terroristes. Ils ont été assassinés sous le gouvernement de la Troïka, au cours de ce qu'on appellera le combat de Sidi Ali Ben Aoûn. Paix à ton âme Socrate, paix aux âmes de tes compagnons, paix aux âmes de tous ceux qui sont morts pour nous. Qui sont morts pour qu'on puisse nous exprimer librement, pour qu'on puisse vivre en démocratie et permettre à des Hafedh Caïd Essebsi et des terroristes repentis de se présenter aux suffrages.
S'il y a une date noire de la Tunisie post-révolutionnaire, c'est bien celle du 23 octobre. Il y a quatre ans sont morts Socrate et cinq de nos valeureux agents. Il y a six ans, les Tunisiens sont allés voter pour les premières élections dites libres et indépendantes. Des élections où il y avait beaucoup d'argent sale, d'argent politique, d'argent étranger, de corruption et de mensonges. Mais puisqu'on nous dit que ces élections étaient libres et indépendantes, croyons-les !
En ce 23 octobre 2011, nous avons élu des Sadok Chourou, Ali Laârayedh, Hamadi Jebali, Habib Ellouze, Abdelkarim Harouni, Aymen Zouaghi, Brahim Gassas, Moncef Marzouki, Samir Ben Amor, Abderraouf Ayadi et j'en passe. Il y en avait 217 dont la majorité ne mérite pas de siéger dans un conseil de classe. Cette majorité se caractérisait par une haine et une ignorance indescriptibles de la Tunisie et des Tunisiens modernes et laïques.
Ils ont été élus pour un an, mais ils sont restés trois. Durant ces trois années de la troïka, nous avons vécu le pire. Ils nous ont pondu une constitution qualifiée alors par la meilleure de l'Histoire de la Tunisie et l'une des meilleures du monde. Ils se sont enrichis en ouvrant la porte d'entrée et de sortie aux terroristes et en semant la haine parmi nous. Ils ont gangrené l'administration, ils ont mis à plat un système déjà affaibli par la corruption et la bureaucratie, cumulées durant des décennies, ils nous ont divisé, ils nous ont catégorisé en azlem, sefirat, corrompus et ils ont failli nous mener à la guerre civile. Six ans après, nous continuons encore à payer la facture de ce 23 octobre 2011 et tout le mal causé par la troïka. Ce n'est pas encore fini, car les restes de la troïka sont encore là dans l'assemblée et dans l'administration. Notre dette a explosé durant cette période et c'est nous qui la payons. Le nombre de fonctionnaires a explosé durant cette période et c'est nous qui payons, chaque mois, les milliers de fonctionnaires intégrés. C'est bien beau de critiquer sévèrement l'actuel régime et nos actuels gouvernants et dirigeants politiques (et il le faut !) et la loi de finances 2018 dramatique qu'on nous concocte, mais n'oublions pas l'héritage qu'on leur a légué et regardons les choses en face, notre situation n'est pas pire que sous la troïka.

Le projet de la loi de finances 2018 est prêt et, comme attendu, il va saigner à blanc les imposables qui ont choisi la carte de la transparence et du civisme fiscal. On va imposer davantage ceux qui travaillent dur et gagnent, de ce fait, de l'argent. On va continuer à fermer les yeux sur le commerce informel et sur les professions qui gagnent beaucoup et paient très peu d'impôt. Wided Bouchamaoui menace de quitter l'Accord de Carthage si l'on ne modifie pas cette copie.
Le souci avec la patronne des patrons est qu'elle n'est pas suivie par ses « bases ». Contrairement aux salariés soutenus par leur UGTT et aux avocats soutenus par leur Ordre, les patrons n'observent aucune forme de grève pour manifester leur colère. Ils subissent les injustices et les aberrations fiscales les unes derrière les autres et se taisent. Ils ont beau rappeler les évidences que trop d'impôt tue l'impôt ou qu'à force d'imposition, les riches ne seront plus riches et les pauvres resteront pauvres, l'Etat a du mal à boucler son budget sans reconduire ses anciennes idées qui ont montré leurs limites et leur dangerosité ailleurs. Il a du mal à appliquer les nouvelles idées recommandées par les meilleurs économistes mondiaux et les plus grandes institutions internationales.
La Tunisie figure parmi les pays à forte imposition, sauf que les recettes ne correspondent pas à ce « trop perçu » d'impôt. La faute revient en partie à tous ces évadés et délinquants fiscaux et il faudrait un jour ou l'autre sévir. Avocats, médecins, commerçants informels doivent tous montrer patte blanche de gré ou de force pour que le pays ne tombe pas. L'UGTT se doit de cesser de bloquer le train de réformes nécessaires de l'administration en acceptant certaines privatisations et l'ouverture à la concurrence de certains secteurs, mais en acceptant aussi les licenciements et la mise à la retraite anticipée de tous ces « fonctionnaires-boulets » aux salaires fictifs. Autre niche que l'Etat peut et doit exploiter pour alimenter ses recettes, l'ouverture de certains secteurs à la véritable concurrence en cessant d'octroyer des licences au compte-gouttes. Je pense notamment aux licences d'alcool qui pourraient générer des dizaines de millions de dinars de recettes supplémentaires à l'Etat et barrer la route à des barons qui gagnent énormément et paient très peu.
Les idées qui marchent ailleurs et rapportent gros à l'Etat sont nombreuses et sont toutes connues par les responsables des finances du pays. Sauf qu'il faut une véritable volonté et un grand courage politiques pour les faire appliquer et ceci manque encore à nos dirigeants !


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