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Il y a 5 ans, Hached a été assassiné une deuxième fois…
Publié dans Business News le 04 - 12 - 2017

Depuis cinq ans, le 5 décembre n'est plus uniquement associé à la commémoration de l'assassinat du leader national, Farhat Hached. Cette date remarquable, non seulement pour les syndicalistes mais aussi pour toute la Tunisie, est devenue un souvenir amer depuis l'attaque menée par les défuntes et tristement célèbres Ligues dites de protection de la révolution (LPR) contre le siège de l'UGTT à la Place Mohamed Ali.

C'était, plus précisément, le 4 décembre 2012. Les syndicalistes s'apprêtaient à commémorer le 60ème anniversaire de l'assassinat du père fondateur de la centrale syndicale, Farhat Hached. Sauf que cet événement mémorable et fort en symboliques, s'est transformé, subitement, en champ de bataille. Les festivités ont laissé la place à une scène de violence inouïe.
Tout avait commencé lorsque les ligues dites de protection de la Révolution, dissoutes par la loi, ont commencé par provoquer l'UGTT dans son bastion. Plusieurs membres de ces Ligues, qui se présentaient comme des militants ou sympathisants d'Ennahdha s'étaient rassemblés Place Mohamed-Ali, devant le siège de l'UGTT. Ils scandaient des slogans appelant à la purification de la Centrale syndicale. Ils contestaient sa neutralité et l'accusaient d'être « contre-révolutionnaire ».

Face à cette invasion, les syndicalistes se sont regroupés, à leur tour, devant leur demeure, pour barrer la route aux envahisseurs. La situation avait dégénéré par la suite, et les vidéos partagées, après coup, sur les réseaux sociaux, ont démontré les violences et l'échange d'agressivité entre les deux camps. Plusieurs blessés ont été enregistrés dans les rangs des syndicalistes. A souligner, cependant, que curieusement, les forces de l'ordre n'étaient pas intervenues dans l'immédiat, ce qui avait permis aux provocateurs de poursuivre leur agression à l'aide de bâtons tout en enregistrant un échange d'objets divers projetés de part et d'autre.
Après un retour au calme et au moment où l'UGTT effectuait sa marche vers la Kasbah, où se trouve le mausolée de Farhat Hached, les manifestants des mêmes LPR se trouvaient, comme par enchantement, au rendez-vous. Malgré un grand dispositif sécuritaire, les provocations se sont poursuivies. De multiples agressions physiques ont été enregistrées, dont notamment, celle perpétrée contre Saïd Aïdi.

Le ministère de l'Intérieur, dirigé à l'époque par Ali Laârayedh, a publié un communiqué pour déclarer que les violences sont survenues suite à la présence de militants affiliés à la Ligue de protection de la révolution devant le siège de l'UGTT, ce qui a donné lieu à des violences commises des deux côtés. Le ministère de l'Intérieur avait affirmé son soutien à la Centrale syndicale et à son histoire, tout en déclarant que la marche de l'UGTT était prévue et que les forces de l'ordre étaient présentes pour séparer les syndicalistes et les manifestants qui leur sont hostiles.

Quelques mois plus tard, le rapport final de la commission d'enquête et d'investigation, a confirmé l'implication des ligues dites de protection de la révolution et des partisans d'Ennahdha.
La conclusion finale cite deux rapports présentés par le ministère de l'Intérieur ainsi que des enregistrements vidéos de scènes des incidents place Mohamed Ali réalisés par le ministère de l'Intérieur, des chaînes de télévision et des caméras de l'UGTT. Il s'agit aussi de films vidéo diffusés sur les réseaux sociaux tel “facebook”.
La présentation du rapport, qui fait référence à des témoignages et à un recoupement de scènes où apparaissent les agresseurs contre l'UGTT, a été aussi argumentée par la projection de films vidéo des incidents du 4 décembre.

Ces événements malheureux marqueront à jamais l'histoire de l'UGTT, malgré la dissolution de ces ligues. Ainsi, le 5 décembre, consacré, d'habitude, à la commémoration de l'assassinat de Farhat Hached, restera toujours liés à cette agression de l'une des plus grandes organisations nationales.

La centrale syndicale n'oubliera pas l'attaque de ces milices, comme elle n'oubliera jamais Farhat Hached, syndicaliste tunisien et l'un des principaux chefs de file du mouvement national. Il avait été assassiné par le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), un service de renseignements français. Son assassinat était pendant longtemps attribué à la Main rouge, une organisation armée favorable à la présence française en Tunisie. Son assassinat reste encore un mystère bien qu'en juillet 2013, lors d'une visite du président François Hollande en Tunisie, les archives françaises ont été remises à la famille du syndicaliste, et elles incriminent bien la Main Rouge.

Ces graves incidents, n'ont pas empêché, pour autant, la Centrale syndicale à continuer à jouer son rôle dans la vie nationale en participant, d'une façon déterminante et efficace à la réussite du dialogue national en 2013/2014, ce qui lui a valu une consécration majeure avec l'obtention du Prix Nobel avec les trois autres acteurs, à savoir l'UTICA, la LTDH et le l'Ordre des avocats.
Et de poursuivre ensuite, son implication dans l'équilibre des forces nationales sur la place politique en adhérant au Document de Carthage ayant abouti à l'émergence du gouvernement nationale dirigé par Youssef Chahed
Ces derniers temps, l'UGTT s'est distinguée par son appui à ce même gouvernement, « délaissé » par les deux grands partis qui, théoriquement, le soutiennent, en l'occurrence Ennahdha et Nidaa Tounes de Hafedh Caïd Essebsi.
C'est dire que la Centrale continue, contre vents et marées, à s'acquitter de son rôle de force sociale et politique de premier plan empêchant, ainsi, une hégémonie que certains politiques tentent d'imposer à la gestion des affaires du pays.


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