Crise libyenne : Après l'échec de l'initiative Poutine-Erdogan, la Chancelière allemande Angela Merkel fera-t-elle mieux ce dimanche à Berlin ?    Tunisie – IMAGES : Kaïs Saïed coupe l'herbe sous les pieds de ses détracteurs    Après Taboubi, Kaïs Saïed reçoit Samir Majoul    Vote pour le gouvernement Jemli, qui sont les 3 députés abstentionnistes ?    Signature d'un accord de coopération entre Dräxlmaier Tunisie et le village d'enfants SOS Siliana    En photos: L'Espérance publie le livre du siècle    Succès du lancement d'EUTELSAT KONNECT    Hand – CAN 2020 : Programme des matchs de ce vendredi 17 janvier 2020    Snipe-La Presse-Esshafa en colère    Festival de la musique et de la Chanson tunisiennes 2020 : Ouverture des candidatures pour la compétition nationale    Téléchargez l'application mobile CAN Handball 2020 pour suivre les matchs    Naissance de Jawhara Mobile, avec le soutien de Tunisie Telecom    Secteur de l'Huile d'olive : 320 mille producteurs et 16 unités de raffinage    Tunisie : [photo] Saisie d'une pièce archéologique remontant à l'époque romaine à Jbenyana    Liste des probables ministres dans le prochain gouvernement    1ère édition de "Smart Tunisian Technoparks Demo Day" au Technopark El Ghazala    INMA Holding investit 7 millions de dinars dans le capital de Gourmandise    Convention entre la BCT et Natixis : Conditions d'éligibilité pour les PME tunisiennes    Programme TV du vendredi 17 janvier    La Banque mondiale prévoit un taux de croissance de 2,2% pour la Tunisie en 2020    Dans quel cas le Président de la République peut-il dissoudre le Parlement ?    Security Day 3 by TT sur le thème «Cybersécurité et confiance numérique, clés de la transformation digitale»    Nouvelles nominations au ministère de la Culture    Libye: Haftar en Grèce pour poursuivre ses entretiens avant la conférence de Berlin    Le candidat de la dernière chance    Choix d'un Chef de gouvernement : La balle est aujourd'hui dans le camp du Président !    Arrestation du secrétaire général du ministère de l'Education : L'Inlucc suivait de près l'affaire    Iran: pour la première fois depuis 2012, Ali Khamenei préside la grande prière du vendredi    Une plénière de dialogue avec le gouvernement sur la situation en Libye la semaine prochaine    L'AG du CSS se tiendra aujourd'hui    Aziza Guermazi expose à la Maison de France à Sfax : « Au pays des couleurs »    Ligue 1 (MAJ J9) : Alioum Néant dirigera le derby de la capitale    Onze soldats américains affectés lors de l'attaque aux missiles par l'Iran    Les automobilistes appelés à la vigilance    Handball – CAN 2020 | Tunisie-Cap Vert 33-21 : Comme à l'entraînement !    Hand-CAN 2020 (1re journée/Gr C)Tunisie-Cap Vert (33-21) : Les déclarations    Appel à candidature Festival Voix de Femmes: Compétition Officielle    Tunisie: Un rapport de la Banque centrale dévoile l'évolution de la bancarisation    Météo: Prévisions pour vendredi 17 janvier 2020    Mehdi Chagroun partage avec nous ses vœux pour l'année 2020    Céline Dion à Tel-Aviv    Candidature au poste de premier ministre : Les discussions se poursuivent entre partis politiques et blocs parlementaires    Théâtre de l'Opéra : « Noor », création du Pôle Musique et formations symphoniques    Mohamed Kasdallah: Assurer seul sa défense ?    «1917» de Sam Mendes et «Underwater» de William Eubank actuellement en salle Pression sur grand écran    Le Maroc frappe fort et revoit le libre-échange avec la Turquie    Théâtre    Cinéma : « Brotherhood » de Meryam Joobeur nominé aux Oscars 2020    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'attractivité régionale : On touche le fond et on creuse encore !
Publié dans Business News le 10 - 02 - 2019

C'est un document qui en dit long sur les problèmes de notre économie ! Le 4ème rapport sur l'attractivité régionale publié par l'IACE au cours de cette semaine est très révélateur. Il classe le climat des affaires dans les 24 gouvernorats en se basant sur 9 piliers et les résultats sont assez parlants : le premier est moyen et le dernier est carrément médiocre ! Focus.

Pour la 4ème année consécutive, l'Institut arabe des chefs d'entreprises (IACE) a publié son rapport su l'attractivité régionale, qui permet de suivre l'évolution du climat des affaires dans les 24 gouvernorats, en attribuant à chaque gouvernorat un indice d'attractivité calculé sur la base de plusieurs critères, inspirés de rapports mondiaux comme le World Economic Forum et Doing Business.
L'indice élaboré par l'institut permet ainsi de mesurer la capacité d'un gouvernorat à offrir, aux investisseurs, les conditions qui les attirent pour s'implanter, se délocaliser ou encore lancer des projets. Ça va encore plus loin, les régions les plus cotées sont capables d'attirer non seulement les entreprises, mais aussi de créer de l'emploi et d'offrir un cadre de vie agréable qui encourage les familles à s'installer. Le contraire est bien sûr vrai.
Travailler sur l'amélioration de l'indice est tout un programme électoral, estiment ses concepteurs, ce qui est également vrai.

En effet, l'indice repose sur 9 piliers Institutions et gouvernance, infrastructure et urbanisation, santé, éducation et compétences, adoption des TIC, inclusion financière, marché du travail, dynamisme des affaires et innovation. Les scores vont de 0 à 10. Si le score est compris entre 8 et 10, le climat des affaires dans le gouvernorat en question est jugé «très satisfaisant», «assez satisfaisant» pour un score entre 6 et 8, «moyennement satisfaisant» entre 4 et 6, «peu satisfaisant» pour un score entre 2 et 4 et «pas du tout satisfaisant» pour un score entre 0 et 2.
Première révélation et pas des moindre : l'indice moyen du climat des affaires est de l'ordre de 3,2/10. Dans l'ensemble, le climat des affaires est jugé peu satisfaisant. Le gouvernorat de Kébili est en queue de peloton avec un indice de l'ordre de 1,7/10. L'unique gouvernorat offrant un climat d'affaires «pas du tout satisfaisant».
En tête du classement général, le gouvernorat de Tunis qui progresse de 0,27 point par rapport à 2017. Ceci dit, son score de 5,15/10 n'est que «moyennement satisfaisant», le comble pour la capitale du pays. Ses performances en terme de santé, de marché du travail ou l'inclusion financière sont satisfaisantes, en matière d'innovation, elle est classé 17ème avec un indice relativement faible qui est de 1,61/10.


Son bon score parait plus comme un fait de hasard qu'autre chose ! Ainsi, il apparait clair que c'est l'ensemble de la Tunisie qui est marginalisé et non pas des régions particulières et que si certaines arrivent à s'en sortir mieux c'est plutôt grâce à la chance, au travail et aux efforts du secteur privé. Autre fait important, seulement 5 gouvernorats ont un indice supérieur ou égal à 4, mais aucun ne se démarque, le premier a à peine la moyenne, ce qui est très révélateur !
Comme d'habitude certains gouvernorats sont mieux nantis que d'autres. Ainsi, à la deuxième place du classement général on retrouve Sfax avec un score de 4,5, suivi de Sousse (4,39), de Ben Arous (3,98), de l'Ariana (3,97) et de la Manouba (3,80).

Résultats par gouvernorats


Neuf gouvernorats sur les 24 ont enregistré une baisse de leur indice. Ceux de Mehdia et de Tozeur ont perdu 6 places chacun alors que Siliana et Zaghouan ont gagné chacun 7 places dans le classement général.
Point de vue pilier, a été attribué au gouvernorat de Tunis dans celui de la santé avec un score de 8,6, qui est essentiellement dû au nombre d'établissements publics et privés que rassemble la capitale et le nombre de lits dont elle dispose. La capitale reçoit aussi un 7,8 pour le marché de travail, ce qui est un peu logique, étant la région la plus dynamique du pays. Idem pour l'inclusion financière, où elle se voit attribuer un score de 6,9. Pour ce qui concerne le pilier Institutions et gouvernance ainsi que Infrastructure et urbanisation, c'est La Manouba qui se positionne en tête du peloton avec respectivement un score de 6,9 et de 3, et je dis bien 3 ! Pour l'éducation et compétences ainsi que l'innovation, c'est Sfax qui s'en sort le mieux avec respectivement un score de 4,8 et de 6,5.


Il est clair que des réformes de rupture doivent être entreprises pour améliorer le climat des affaires à travers la Tunisie. Les services fournis aux entreprises doivent être améliorés. Les chefs d'entreprises épinglent en particulier, ceux de la Steg avec un score 1,3, de l'Onas avec un score de 1,5, des transports publics avec un score de 1,09, des services d'hygiènes avec un score de 0,59, de création d'entreprises avec un score de 1,44 et la facilité de trouver des employés 2,82.
L'IACE a modifié sa méthodologie pour s'aligner sur celle adopté à l'internationale, certes le résultat est assez choquant et prouve l'ampleur des chantiers à entreprendre, mais bon avec ce rapport on sait au moins par où commencer !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.