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L'ombre de l'UGTT plane sur la vision économique des partis
Publié dans Business News le 23 - 05 - 2019

L'Institut national de la statistique (INS) vient de publier les résultats de la croissance et de l'emploi du 1er trimestre 2019. Visiblement, ils n'incitent nullement à l'optimisme. En glissement annuel, l'activité économique n'a enregistré qu'une croissance de 1,1%. On est loin du rythme devant projeter la croissance sur l'orbite des 3% tel que le souhaite le gouvernement. C'est le plus mauvais résultat trimestriel affiché par le gouvernement de Youssef Chahed depuis sa prise de fonction. Il faudrait remonter au 1er trimestre 2016 pour retrouver une performance similaire, à l'époque du gouvernement de Habib Essid. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui a enclenché les premières manœuvres de sa mise à l'écart et son remplacement par Youssef Chahed en juillet de la même année. L'histoire bégaierait-elle ?
En tout cas, s'agissant de la croissance et non du sort du gouvernement Chahed, la récurrence selon laquelle les statistiques de croissance du 1er trimestre fournissent généralement le profil de la croissance en année pleine pourrait se vérifier une fois de plus. Illustration : au premier trimestre de 2016, le taux de croissance affichait 0,8%. L'économie du pays a fini l'année avec une croissance de 1,1%. En 2017, c'était respectivement 2% et 1,9. En 2018, la croissance du 1er trimestre était de 2,7%. Elle ne sera que 2,5% pour toute l'année.

Il est vrai que le résultat est décevant. Il était néanmoins prévisible, car le décrochage de la croissance s'est amorcé à partir du 2e trimestre 2018. D'un trimestre à l'autre, la croissance est descendue d'un palier. Dans le même temps, le déficit mensuel de la balance commerciale a gravi un autre palier. La moyenne mensuelle du déficit commercial qui n'était que de 1 000 MD en 2016 affiche actuellement les 1 600 MD, soit 60% de plus. A eux seuls, ces indicateurs sont autant de signaux d'alerte sur les déficits jumeaux du budget et des finances extérieurs.

On pourrait toujours arguer que les mesures inscrites dans la loi de finances n'ont pas encore été suivies d'effets. Néanmoins, une chose est quasi-sûre, le gouvernement n'a presque plus de marge de manœuvre pour donner un coup d'accélérateur à l'économie du pays. Financièrement, il ne peut plus rien se permettre. Toute tentative d'ajustement des ressources ou des dépenses risque fatalement de provoquer des dérapages autrement plus périlleux.

Singulièrement, ce sentiment semble être partagé par les partis les plus en vue de la scène politique, de la majorité et de l'opposition, réunis par l'Institut arabe des chefs d'entreprise (IACE) pour un cycle de rencontres, les invitant à fournir leur éclairage, à défaut de position claire et nette, sur certains sujets économiques qui sont autant de contraintes à lever pour une sortie de crise. Lors de la première rencontre traitant du budget de l'Etat 2018 et les scénarios pour 2019, la plupart des partis présents en ont fait le constat. Dorénavant, plus aucune attente ne pourra être satisfaite en raison des limites atteintes par la pression fiscale et le taux d'endettement du pays. A moins que…l'on rouvre l'épineux dossier des entreprises à participations, ont plaidé certains. A moins que l'on remette sur le métier l'empoisonnant article 13 de la Constitution traitant des ressources naturelles, ont suggéré d'autres. Mais tous semblent avoir ressenti planer l'ombre de l'UGTT.

Ce mercredi, une nouvelle rencontre s'est tenue pour aborder cette fois le sujet du déficit des caisses sociales. L'introduction au débat a donné froid dans le dos. Là aussi, les limites ont été atteintes. Pire. Si rien n'est entrepris, le déficit des Caisses afficherait la somme faramineuse de 7 milliards de dinars en 10 ans. Les mesures adoptées récemment comme l'allongement du départ à la retraite suffiront juste à réduire ce montant de 1,5 milliard de dinars. Autant dire, c'est le système de protection sociale et non seulement les Caisses sociales qui risque de s'écrouler, quand bien même d'autres mesures seraient envisagées telles d'accroître les taux ou de réviser les bases de calcul ou encore de revoir le système de bonification. Celles-ci ne pourraient résorber en totalité le déficit qui, malgré cela, atteindrait au mieux 1,5 milliard de dinars en 2030. L'élargissement de la base des cotisants constitue une orientation mutuellement partagée par les participants. Cependant, c'est sa mise en pratique qui pose problème. Faut-il alors repenser le système ? Introduire définitivement une TVA sociale ou accroître davantage les cotisations ? Ne plus se suffire du système par répartition à la base du régime des retraites pour y introduire une composante complémentaire, de capitalisation ou autre ? Convient-il de créer une Haute instance de la protection sociale qui aurait autorité de réformes ?

Chaque parti y est allé de sa vision. Cependant, l'ombre de l'UGTT planait toujours au-dessus des participants.


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