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Made in Tunisia : tout savoir sur le fameux code 619
Publié dans Business News le 20 - 10 - 2019

Depuis quelques temps des voix se sont élevées, notamment sur les réseaux sociaux, pour consommer tunisien. L'objectif étant de soutenir le dinar tunisien. Mais comment reconnaitre un produit tunisien ? Le code à barres commençant par 619 signifie-t-il vraiment que le produit est tunisien ? Serait-il possible que des produits locaux n'aient pas un code à barres commençant par cet indicatif ? Qu'en est-il pour ceux qui investissent en Tunisie, mais dont les produits finis ne sont pas d'origine tunisienne ? Et à quel prix il faut consommer tunisien ? Business News a tenté de répondre à l'ensemble de ces questions.

Consommer tunisien permettrait de limiter les importations et donc la sortie de devises, soutenant de ce fait le dinar. Un groupe sous le nom Consommi Tounsi #619 a été créé sur Facebook pour justement encourager à consommer tunisien. Le hic, c'est qu'il y a beaucoup d'intox, intentionnels ou pas, notamment derrière le fameux code à barres 619.
Contacté par Business News, le PDG de GS1 Tunisia (TuniCode), Soufiane Tekaya, a expliqué que contrairement à ce que plusieurs consommateurs pensent : les produits portant un code à barres commençant par 619 (préfixe) ne sont pas tous produits localement. Ce préfixe signifie seulement que la société est de droit tunisien. L'inverse est vrai, il y a des produits fabriqués localement dont le code à barres ne commence pas par le code précité.


«C'est l'entreprise propriétaire de la marque commerciale (ou titulaire du droit de l'exploitation en vertu d'un contrat) qui doit codifier ses articles. Cette entreprise peut être le fabricant, l'importateur, le grossiste ou le distributeur, qui fait fabriquer ses produits localement ou à l'étranger», précise un document envoyé par M. Tekaya.
Le code à barres est important, il permet la traçabilité du produit et son identification. Mais, le seul moyen pour être sûr que le produit est fabriqué en Tunisie c'est la mention made in Tunisia ou fabriqué en Tunisie (صنع في تونس).
Ci-dessus deux exemples :


Autre fait important, il y a beaucoup de manipulation. Certaines marques ont profité de cette élan pour le produit tunisien pour se mettre en avant et mettre l'accent sur ce qu'elles produisent localement. D'autres ont choisi de s'attaquer à la concurrence. Des photos circulant sur les réseaux trop bien faites pour être réalisées par de simples citoyens, recensent les produits à consommer et ceux à boycotter. Le problème, c'est que certains produits à boycotter sont produits localement. Certains ont carrément le code à barres avec le préfixe 619 !




Par ailleurs, certains biens qui ne sont pas produits localement, comportent une partie tunisienne. Par exemple, dans le domaine textile, il y a des marques qui produisent une partie de leur production en Tunisie et l'autre dans d'autres pays. Faut-il boycotter la production non produite dans notre pays, alors que cette entreprise investit sur notre territoire, crée de l'emploi et de la valeur? Pourquoi ces sociétés viendraient-elles investir en Tunisie ? Idem pour l'agroalimentaire.

Prenons un autre exemple. 40% de nos exportations proviennent des industries mécaniques et électriques et sont en grande majorité des composants de véhicules. Devons-nous acheter des Wallys uniquement parce qu'une partie du véhicule est fabriquée en Tunisie? Devons-nous nous contenter d'un mono produit, sachant que d'autres véhicules comportent des câbles, des puces, des filtres, … tunisiens? Une société comme Wallys Car pourrait-elle faire face à la demande ? Et toujours cette même question récurrente, qu'en est-il pour les sociétés étrangères qui investissent en Tunisie ? Les achats du groupe PSA en Tunisie en 2018 ont atteint un montant de 464 millions d'euros. Le constructeur a créé avec son partenaire tunisien Stafim Industrie, une unité de montage du Peugeot Pick Up en SKD (montage complet du véhicule), pour investissement global est de l'ordre de 32 millions de dinars. Il devra générer, à terme, 400 emplois directs et indirects outre le fait d'exporter des produits assemblés en Tunisie vers d'autres pays.
Et j'en passe, il y a des parties entières des Airbus 320 fabriqués en Tunisie mais il n'y a pas d'avions tunisiens. Certains médicaments sont produits localement mais d'autres sont importés. L'équation est assez difficile. Il faudra prendre en compte les notions de création de la valeur et d'investissement.
Des étrangers croient en la Tunisie et viennent investir, créer de l'emploi et de la valeur. Consommer leurs produits c'est aussi une façon de les encourager à se développer en Tunisie.

Autre facteur important, devons-nous juste encourager le produit tunisien juste parce qu'il est tunisien et à quel prix ? Il faut aussi encourager la notion de qualité. Un produit tunisien devrait être capable de s'imposer sur le marché tunisien par sa qualité et non pas son identité. Si nos entreprises tunisiennes font de bons produits, les consommateurs achèteront ce qu'ils produisent, sinon ils débourseraient plus pour acheter autre chose. Il est temps pour nos industriels de se hisser aux niveaux des standards internationaux. C'est comme ça que les produits tunisiens s'imposent sur les marchés internationaux et battent la concurrence. Les Tunisiens ne méritent pas moins ! Ils veulent de la qualité, vendez leur ce qu'ils désirent et ils achèteraient tunisien. Il n'est plus question de soutenir la médiocrité. Le patriotisme nous impose d'encourager l'excellence et nous sommes capables du pire comme du meilleur.
Les bons produits tunisiens arrivent à s'imposer car, contrairement à ceux importés, ils proposent un meilleur rapport qualité prix. Avec la baisse du pouvoir d'achat et le glissement du dinar, les Tunisiens se sont rabattus sur les produits nationaux étant moins chers. Ce qui représente une réelle opportunité pour les producteurs sérieux : pourquoi consommer un produit plus cher alors qu'on a son équivalent tunisien qui de même qualité?

La clé réside ainsi dans la qualité et la création de valeur. Il s'agit d'encourager ceux qui produisent dans notre pays mais aussi ceux qui investissent et croient en nos capacités. d'encourager surtout l'excellence, le savoir-faire et la création de valeur. Le plus important c'est de produire tunisien, de montée en gamme et d'exporter. Notre produit ne peut s'imposer, sur le marché local ou international, que par sa qualité.


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