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Tunisie : le handicap des banques diagnostiqué par la BAD
Publié dans Investir En Tunisie le 26 - 07 - 2012

Le secteur bancaire tunisien présente un temps de récupération lent -soit 3 ans et 10 mois- pour absorber un choc financier, en comparaison avec les économies des marchés émergents -3 ans et six mois-.
Tel est le constat fait par la Banque africaine de développement, BAD, dans une étude intitulée «Estimation des coûts et des avantages de la mise en œuvre des accords de Bâle III, dans les économies émergentes nord-africaines», diffusée le 18 juillet 2012.
Selon la BAD, cette situation résulte «de l'inflation qui reste élevée, mais aussi de la notation du crédit souverain, étant donné que la notation de la Tunisie se situe 2 rangs en dessous de la catégorie Investment grade».
La banque précisé par ailleurs qu'«après la chute des recettes liées au tourisme, les banques tunisiennes seront bientôt confrontées à un autre problème : la baisse récente de la demande de produits et de services de la part des fournisseurs, tant au niveau local que mondial».
Selon la note de la BAD, le ralentissement des recettes liées aux exportations devrait priver les banques d'importantes activités destinées aux entreprises et réduire leurs capacités à conserver des bénéfices comme moyen pour mieux répondre aux exigences de fonds propres.
La Tunisie enregistre, selon la BAD, un score «Z» -croissance moyenne du crédit par rapport au PIB- qui se révèle élevé, quoique inférieur à celui de l'Egypte, avec des banques détenant une grande quantité de fonds propres. C'est ainsi que le coefficient de conformité aux règles de Bâle III se présente positif pour le pays.
Les résultats de l'étude qui vise à réaliser une simulation de l'impact de l'accord de Bâle III sur les économies tunisienne et égyptienne révèlent que l'Egypte est moins touchée par rapport à la Tunisie et est susceptible de se redresser plus rapidement. Cela s'explique principalement par le fait que son secteur privé est bien préparé pour respecter les exigences d'adéquation des fonds propres.
Compte tenu que l'Egypte et la Tunisie ont mis en œuvre des réformes bancaires en temps utile, les mesures coûteuses requises par Bâle III pourraient, de façon injustifiée, entamer la capacité des économies émergentes à développer et approfondir leur secteur financier et pourrait même avoir un impact sur la notation souveraine.
«Cela augmente l'exposition au risque, des placements investis sur les marchés financiers émergents par rapport à ceux qui se limitent uniquement aux marchés développés».
Le dispositif de Bâle III repose sur trois piliers, à savoir les exigences de fonds propres minimales, la surveillance prudentielle des risques et la discipline de marché.
Investir en Tunisie


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