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Tunisie : Méditerravenir pour faire entendre la voix du Sud
Publié dans Investir En Tunisie le 01 - 11 - 2013

Vivant depuis de longues années en Tunisie, Fatima-Zohra Malki-Bensoltane n´a pas cessé de porter la Tunisie dans son cœur. Membre fondateur et actif du «Collectif des femmes algériennes en Tunisie», Fatima-Zohra est aussi Présidente de l'Association pour le dialogue Sud Nord, un médiateur qui déploie une démarche de pédagogie et d'information.
A travers cette association, Fatima essaie de faire entendre la voix du Sud et faire connaître les compétences du Sud. L'objectif de cette initiative est de permettre au Nord et au Sud, des prises de décisions plus éclairées et conformes aux intérêts communs mais aussi faire entendre au Sud la voix du Nord, mais d'une manière nouvelle, par des acteurs de profils différents, animés par le même souci d'égalité et de reconnaissance réciproque. En marge de la journée d'étude « Agir autrement pour le dialogue Sud-Nord grâce à la société civile: les nouvelles formes de collaboration et de co-développement » organisée à l'Assemblée nationale française, Fatma Ben Soltane a bien voulu nous parler du rôle de la société civile et du dialogue Nord-Sud.
Investir en Tunisie : Pensez-vous que la société civile tunisienne pourra contribuer à l'édification d'un espace euro-méditerranéen qui partage les mêmes valeurs et sans tabous ?
F.Ben Soltane : La réponse est oui .Par l'histoire d'une Tunisie ouverte sur son espace méditerranéen, par l'identité tunisienne faite d'éléments méditerranéens, par la situation actuelle…la Tunisie a un impact sur les sociétés civiles des pays méditerranéens et la mobilisation de la société civile tunisienne est très observée extra muros. C'est ce que je constate dans toutes nos rencontres méditerranéennes. A notre société civile de relever le défi, sans tabous, ni complexes.
Comment améliorer les réseaux méditerranéens des organisations de la société civile ?
Ceci peut se faire par l'intensification et l'organisation des échanges en regards croisés dans des pays différents de la méditerranée qui sont ma spécialité à Mediterravenir, une meilleure circulation des personnes et en particulier celles « porteuses de dialogue », par une information mieux organisée coté Rive sud, des collaborations avec des médias solidaires des sociétés civiles sud- sud- nord. Cette amélioration pourra se faire aussi par des projets en commun sur une base WIN WIN (les compétences du sud sont aussi appréciables voire nécessaires au Nord pour apporter une nouvelle vision interculturelle). Toutefois des questions doivent être mises sur table et résolues comme la circulation des personnes, le vrai co-développement, de meilleurs accès aux financements et …..de la connaissance et du respect mutuels
Société civile et pouvoirs publics: quel partenariat ?
Le Partenariat est compris par nous, comme action contractuelle et consensuelle pour des buts de stabilité par le respect des droits et des libertés de développement avec la participation de la société civile et pour la construction d'une meilleure identité et action citoyenne. Ce n'est pas une question exogène, elle est dans nos mœurs au Sud si nous savons l'identifier et la formaliser
Comment ?
Par une société civile citoyenne, force de propositions, professionnelle et sans servilité, avec des pouvoirs publics capables d'accueillir la société civile comme partenaire pour les grandes décisions sur le devenir du pays. Ce n'est pas facile mais les pays qui l'on fait, ont gagné en stabilité, en développement, et en plus de justice. Il existe des guides et des méthodes pédagogiques pour cela que Mediterravenir compte développer dans ses projets
La société civile représente le vrai contrepouvoir. En Tunisie, cette société civile se substitue-t-elle à l'opposition ?
Le rôle de la société civile est de faire avancer les choses pour le bien du peuple dans une démarche citoyenne, et pour une meilleure gestion de la Cité, d'où son rôle de force citoyenne d'opposition et de propositions selon les conjonctures et les problèmes à résoudre .Chacun son rôle, sans se donner le dos ou ……fusionner complètement.
Le printemps arabe n'est qu'une petite étincelle, la métamorphose est en route. Y a-t-il des risques pour réussir cette transition démocratique ?
Au départ je n'aimais pas l'appellation saisonnière du printemps arabe puis au regard des mobilisations des sociétés civiles chacune a son rythme, des métamorphoses, des impacts de ce mouvement dans le monde. Je me prends à rêver à un « Printemps par les Arabes » et pourquoi pas , et que nous manque t'il en cela comme intelligences pour le faire. En parlant de métamorphose, je parle de phénomène qui précède les révoltes et qui les transcendent en même temps d'où en effet risques momentanés pour les transitions mais Marche inéluctable vers les changements démocratiques et historiques. Abou El kacem el Chebbi n'as t il pas écris « Quand un peuple veut la vie c'est au destin de s'incliner ». Nous vivons sur la planète terre ou entre autres, les nouveaux moyens de communication et les revendications de dignité et de justice ont en fait un village de proximité et d'influence, vers plus de libertés.
En tant que Présidente de Méditerravenir, est-ce que vous êtes arrivée à identifier et diffuser des expériences innovantes en matière de dialogue Sud-Nord et de promotion de populations sensibles (femmes, jeunes, intergénérationnel) ?
Tout mon rôle de fondatrice de Méditerravenir est de rendre visible les expériences innovantes et de valoriser les compétences du sud dans le cadre d'un dialogue et des partenariats sud-sud-nord-méditerranée. Nous sommes à Mediterravenir pour la promotion de l'intergénérationnel comme moyen d'action pour la promotion de la société civile par l'accueil de jeunes même de pays étrangers et leur soutien par des moins jeunes
La société civile tunisienne se bat au sein de assemblée pour imposer l'égalité homme-femme Est-ce un défi réalisable?
A la différence d'autres pays arabes la Tunisie a un long passé avec la question de la promotion de la femme vers une égalité avec homme. Il s'est crée par l'existence du code du statut personnel ce que l'on appelle la pédagogie du législatif sur la question. En Tunisie la question de l'égalité homme femme n'est pas nouvelle ni méconnue et n'est pas que le fait des élites. Les femmes sont de plus en plus éduquées et conscientes de leurs droits. Leurs filles aussi et beaucoup de leurs fils et sur le pan religieux rien ne s'oppose a un ijtihad sur la question vers plus d'interprétation positive et égalitaire à condition que le projet ne se limite pas aux enjeux et jeux politiques mais les dépassent vers plus de civilisationnel, de citoyenneté, et d'équilibre sociétal. La femme n'est pas l'ennemi de l'homme à ce qu'il me semble. L' assemblée doit dépasser la querelle sur cette question et s'attaquer plutôt aux vrais problèmes de survie et d'avenir du pays. La Tunisie doit rester ce pays de tolérance, d'intelligence, que l'on admira à l'extérieur, et que l'on veut continuer d'aimer pour sa qualité de vie.


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