L'Union Européenne accorde une aide de 250 millions d'Euros à la Tunisie pour aider à la lutte contre le coronavirus    Suspension de l'émission « Lkolna Tounes » pendant trois mois    Spéculation : Quand « le crime de guerre » reste impuni.    30 nouveaux cas de Covid-19 en Tunisie    CORONAVIRUS NEWS : Le nombre de cas confirmés grimpe à 257 cas en Tunisie    La BAD place un emprunt obligataire social de 3 Milliards de Dollars    Coronavirus : La présidence de la République appelle à soutenir les Palestiniens    Coronavirus | Le Kef : 3 agents de santé contaminés    En vidéo : Découvrez les coulisses de Désinfection des magasins Monoprix    Pas de cas de contamination au coronavirus dans les centres des femmes victimes de violence, de la protection de l'enfance et des personnes âgées    Coronavirus : bientôt une liste complémentaire des détenus à gracier    Earth Hour : éteignez vos lumières... et vos écrans    Coronavirus : l'Espagne bat un triste record mondial    Monopole au temps du Corona : 30 tonnes de semoule découvertes et saisies    Coronavirus | Mahdia : Deux membres d'une même famille contaminés    Coronavirus : "Je manquais d'air", raconte Dybala    Un million de DT de la Fondation BIAT et 200 mille DT de la Fondation Rambourg pour le FRC    Coronavirus : Quelle date pour les demi-finales de la Ligue des Champions et de la Coupe de la CAF ?    Le point sur l'épidémie du coronavirus : Mise à jour du 28 mars à 11H00    Coronavirus – Tunisie : Bassirou Compaoré parle de la situation des joueurs étrangers pendant le confinement    La Tunisie réceptionne ce samedi une importante aide médicale de la part de l'Union africaine – L'aide est financée par une entreprise chinoise privée.    Covid-19 : L'homme le plus riche au monde fait un appel aux dons en faveur de ses employés    Le Président Kais Saïed entre en contact avec ses homologues du Koweït, de l'Egypte, de la Palestine et du Niger    Coronavirus : Mikel Arteta « complètement guéri »    Décès de l'ancien militant et maire de Sfax, Ahmed Zghal    Télétravail à l'ARP : projet de loi sur la délégation de pouvoir au chef du gouvernement examiné    Météo: Prévisions pour samedi 28 mars 2020    Covid-19: Salvini menace de quitter l'UE    Le torchon brûle toujours !    Gantz ouvre la voie au maintien de Netanyahu    Orange Tunisie lance l'option Bon Plan 25 Go à 10 DT    Hamed Karoui disparait à l'âge de 93 ans    Vous êtes trop petits !    La Tunisie entre l'enclume de la pandémie et le marteau de la finance publique    Billet de banque de 10 DT en hommage aux personnels soignants    La FTF va, incessamment, verser les émoluments des arbitres    La récupération après la levée du couvre-feu et du confinement    Al Ahly saisit la FIFA, mais, au juste, à qui la faute ?    Le confinement ne démoralise pas les stars et c'est tant mieux pour les fans !    Comment oublier Uderzo, Goscinny et leurs héros?    Du drame cinématographique à l'humour théâtral    Coronavirus : 144 nouveaux décès en Iran, bilan total de 2.378 morts    Un navire US dans le détroit de Taiwan    La France retire ses troupes d'Irak    Quand les Chinois sauvent la planète Terre    Découvrez le dernier court-matrage de Tarek Sardi : À tribord, je vomis. – To starboard, I vomit. – يمين البكوش    Le Festival Gabès Cinéma Fen 2020 aura bien lieu du 3 au 11 avril…Online!    Hommage à… Manu Dibango, terrassé par le Covid-19    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Remonter la pente
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 02 - 2020

Lors des dernières élections présidentielles et législatives, le peuple a choisi le changement. Un changement de gouvernants, de discours et de style de gouvernement. Pour cela, il a sacrifié la plupart des partis classiques sur l'autel des promesses « révolutionnaires », « islamistes » ou « populistes ». Certes, ce changement est loin d'être rassurant, étant donné la diversité des couleurs politiques où les hérauts des idées modernistes et centristes figurent en pole position. Mais il ne faut pas oublier que les nouveaux élus seront dans l'obligation de mettre en œuvre le mandat qu'ils ont reçu du peuple au profit du peuple sans exclusion aucune. Et parce que la Tunisie en a besoin, les nouveaux élus devront s'acquitter de leurs devoirs dans un esprit d'union et de fraternité. Le pays a besoin d'une bouffée d'oxygène. Et on a besoin de reprendre espoir en des lendemains meilleurs pour que le pays reprenne des couleurs et retrouve sa superbe. Car ce qui s'est passé hier à l'hémicycle où le gouvernement Fakhfakh a réussi à arracher un vote de confiance ne doit pas être perçu comme la victoire d'une partie contre une autre. Mais encore une fois une victoire, l'unique, non pas celle des hommes mais celle de la démocratie. Celle des valeurs qui nous unissent, celle de l'idéal qui nous rassemble. Il s'agit donc de tout mettre en œuvre pour que les Tunisiens, par-delà leurs partis, leurs croyances, aient toujours envie de se parler, de se comprendre pour que le pays se remette en mouvement.
Et la victoire de Fakhfakh, là où Jemli a essuyé un échec, ne doit pas être un alibi pour se laisser enfermer dans l'intolérance et le sectarisme. Au contraire, il faut qu'elle nous pousse à nous ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d'autres convictions. Car c'est cela la démocratie et c'est pour cela qu'elle ne doit pas nous faire peur.
Mais cette quête d'un renouveau dans l'action gouvernementale fait grincer des dents les acteurs politiques méfiants qui poussent à des divisions potentiellement dévastatrices dont ils ont conscience. Et pour cause, cela pourrait mal se terminer à droite comme à gauche, et il serait beaucoup plus difficile pour les uns et les autres de remonter de nouveau la pente.
Nous ne doutons pas qu'Elyes Fakhfakh soit imbu de bonne volonté et que dans sa vision un effort de renouveau basé sur la clarté et la confiance soit nécessaire et puisse enclencher une nouvelle dynamique à même de sortir le pays de la crise. Pour cela, on attend du nouveau chef du gouvernement qu'il soit innovant et créatif dans ses propositions et non pas de reprendre les vieux mécanismes du passé et de les réactiver au mauvais moment. Car les Tunisiens savent que les années à venir seront lourdes d'enjeux, mais aussi ouvertes à tous les possibles et que pour passer à travers les trous d'air, il faut être plus solidaires, plus patriotes. En effet, pour peu qu'on lui montre un horizon, et non l'étroitesse des murs clos, le citoyen n'hésitera pas deux fois avant d'adhérer à cette nouvelle synergie, si elle vient du cœur et qu'il sent qu'il est désormais partie prenante d'un destin collectif.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.