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Le don et le labeur
Génie de jeunesse - Amine Bouhafa ( musicien-ingénieur)
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 08 - 2010

Un léger sourire constamment au coin de la bouche, peut être celui de l'accomplissement…Une lueur brillante au fond des yeux…Peut être celle de l'ambition. Une profonde sincérité qui colore son récit, et un regard qui s'égare parfois, tantôt pour imaginer les rêves futurs, tantôt pour retourner, avec nostalgie, sur des moments marquants de son parcours d'artiste…Cet homme intriguant n'est autre que Amine Bouhafa, un artiste qui a collaboré avec les meilleurs et qu'on ne présente plus !
Du haut de ses 24ans, ce jeune Tunisien a déjà fait un pas de géant dans le monde artistique, mais pas seulement, puisqu'il est aussi détenteur du diplôme de MBA (master of business administration) et d'un deuxième en télécommunication à Paris.
Son parcours semble sorti d'un livre des records. Sans vanter ses mérites, Amine nous livre pas à pas, les jalons de son chemin.
«J'ai commencé à jouer du piano à l'âge de 3ans », affirme-t-il. Cependant quand on lui demande ce qui l'a attiré vers cet instrument, il avoue que le souvenir de cette première rencontre reste vague…Comme un rêve flou que l'on essaierait vainement de raconter au réveil…Peut être une intuition, un sixième sens ou un coup de la providence, mais en tout cas, un coup heureux, puisque ce premier contact avec cet instrument a projeté notre artiste dans le monde « magique » de la musique, comme il le décrit.
Réussite précoce
Le premier abord des doigts de l'artiste avec les touches en noir et blanc fut, apparemment, tellement agréable que notre petit génie, en développa une dépendance. A 7ans, Amine rejoint le conservatoire, et à 12ans , il empoche son diplôme de musique arabe avec la mention très bien (5è sur l'ensemble de la République) et commence à se dévoiler au monde artistique. C'est d'ailleurs pourquoi il a eu droit à une bourse de coopération pour faire l'Académie internationale de musique à Nice, et ce, depuis l'âge de 13 ans jusqu'à la fin de ses années lycée. A ce propos, il affirme, « Ce fut mes premiers pas sérieux dans le monde de la musique, puisque j'ai eu le privilège de côtoyer les meilleurs artistes du monde ». Et de continuer : «  c'était une expérience très enrichissante, parce que cela m'a permis de sortir un peu du cadre académique de la musique comme je la voyais au conservatoire pour en découvrir la dimension humaine, et son vrai pouvoir sur les gens. Cela a définitivement changé mon regard sur la musique ». En parallèle, Amine a commencé à écrire, à composer un peu et à arranger quelques œuvres... C'est à cette époque, justement, qu'il a connu Rym Nagati pour qui il a arrangé la chanson « tafadhel » et avec qui il a gagné le prix de la meilleure chanson arabe, au festival du Caire, à seulement 15ans. Il est important de mentionner ici, que le jury était composé de grands noms comme Omar Cherï, Barbara Straisand, Ilyes Rahabani…D'ailleurs Cherï aurait parlé à la télévision à l'époque, pour dire que Amine allait voler très haut. Ce qui pour un jeune de 15ans était certainement bien plus qu'un coup de pouce vers l'avant, un honneur !
Un honneur certainement mérité, puisqu'il se mettra à écrire des musiques de films. Il en signera trois : « poupées de sucre » de Anis Lassoued, « comming soon » de feu Ilyès Zrelli et « silence » de Faten Hafnawi.
Les études en parallèle
A côté de l'artiste, « habitant » le même Amine Bouhafa, il y avait l'élève sérieux et appliqué qui , bien que déjà fort sollicité comme musicien, réussit à intégrer le lycée pilote de Tunis où il fallait labeur et rigueur. Et de la rigueur, il en avait, puisqu'il a couronné son cursus par un bac mention très bien qui lui a permis de choisir sa carrière en fonction de ses ambitions…Mais il avoue qu'il ne lui a pas toujours été facile de concilier entre vie d'artiste et vie d'élève. « j'ai bossé dur, il faut le dire. Je faisais environ neuf heures de piano par jour à côté des études. Ce n'était pas de tout repos ! », avoue-t-il avec une certaine nostalgie, puisque ses efforts ont donné un résultat, et quel résultat ! «  Oui j'avais peut être un don, oui j'étais peut être en fusion avec la musique plus que d'autres, mais le travail est la seule chose qui m'a permis d'arriver là où je suis aujourd'hui», dit-il. D'ailleurs, il nous raconte pour l'anecdote, comment la veille d'un contrôle de maths, il a été contraint d'aller en studio d'enregistrement avec Hèla Melki, pour son titre « Nghir âlik » et comment son papa avait débarqué au milieu du studio pour le ramener à la maison…Il se souvient également du jour, pas si lointain, où il était grippé et tout flétri, assis chez lui à couver son malaise, quand il a reçu un coup de fil pour arranger la musique du nouveau concert de Nabiha Karawli. « Je me suis senti guéri , tout mon malaise est devenu fictif, je me suis immédiatement levé, j'ai pris la guitare puis le piano et je me suis mis à jouer et à chanter », déclare-t-il. C'est dire à quel point ce jeune homme est habité par sa passion…En fait, depuis des années, il multiplie les expériences, jouant avec Saber Rebaï, ou avec le groupe de Fadhel Jaziri, jusqu'à en arriver à diriger l'orchestre du grand Lotfi Bouchnak, l'année dernière, à Hammamet. Il lui a en plus composé deux chansons.
La double casquette
« je peux dire aujourd'hui que l'époque du lycée était très enrichissante pour moi, parce que j'y ai vécu quelque chose de spécial. J'avais une double casquette puisque d'un côté je côtoyais les grands noms de la scène artistique, et de l'autre, j'étais le petit élève quelconque dans un lycée », déclare Amine, même si ses camarades s'accordent à dire qu'au lycée, il n'était pas qu'un élève « quelconque », puisqu'il faisait partager sa passion partout autour de lui.
En France et aux States
Son baccalauréat en mathématiques en poche, il s'envola vers la France pour y poursuivre ses études. Il intégra l'Institut national des télécommunications d'où il sortit ingénieur en système d'information. Mais jamais sans tisser des contacts dans le monde de la musique. D'ailleurs, tout au long de son cursus universitaire, Amine a été présent sur la scène musicale tunisienne, fidèle au rendez-vous, chaque été, pour jouer, créer et arranger les musiques de plusieurs films et de feuilletons tunisiens.
Amine est également parti aux States, à la base pour faire son MBA. Mais la musique faisant partie intégrante de sa vie, l'artiste n'a pas pu s'empêcher de se faire des contacts et d'aller à la découverte des studios d'enregistrement.
Rêves et labeur
Amine Bouhafa est avant tout un gros rêveur qui croit et qui s'accroche à ses rêves. Ce qu'il faut savoir sur ce jeune homme c'est qu'il a toujours défié l'impossible avec ténacité et presque de l'arrogance, au sens constructif du terme. Et aujourd'hui encore, Amine n'a pas fini de rêver...n'a pas fini de nous épater.« Actuellement, je n'ai réalisé que 2% de mes rêves. J'ai encore tellement à donner et à faire! », dit-il dans un élan d'ambition ! Mais il c'est aussi quelqu'un qui croit beaucoup en lui et en ses rêves. «Je pense que le secret c'est de croire fort en ses rêves les plus fous et de se dépasser pour les réaliser coûte que coûte », avance-t-il. Cette recette, semble être la bonne pour notre ami artiste. D'ailleurs, en parlant de projets, il saute dans un futur proche, où il rejoindra l 'University of Southern California », pour y étudier la production de musique de films. Mais Amine aimerait avant cela, mettre sa carrière d'ingénieur sur pied et acquérir de l'expérience. Une organisation sans faille, des rêves à l'infini, une ambition gourmande, un homme surprenant…Ce génie en talent et en labeur est également animé par beaucoup de sérieux et de rigueur. Son exigence envers lui-même dépasse celle des autres à son égard. Selon lui, la satisfaction constituerait un frein à dans son élan, un obstacle à la machine Bouhafa, lancée à plein régime. Mais la vie d'un jeune brillant est faite aussi de concessions . « Je ne qualifierais pas des choix que j'ai dû faire de sacrifices, tout simplement parce que la musique c'est mon oxygène… », dit-il. C'est pourquoi, chaque fois qu'il a une nouvelle opportunité dans ce domaine, et même quand il sait qu'il va devoir bosser dur, Amine affirme qu'il se sent revivre.
Projection
Et quand on lui demande de se projeter dans le futur. Il a immédiatement le regard qui s'égare, un grand sourire s'esquisse sur sa bouche et son visage s'illumine. Un rêveur invétéré ! Et il se lance : « j ai vraiment envie de laisser une trace dans le monde de la musique, je rêve aujourd'hui d'arriver à accomplir quelque chose qui puisse marquer les gens, et peut être l'histoire, de la musique». Marquer l'histoire, une envie capricieuse? Pourtant, courageusement, Amine compte mettre tout en œuvre pour y arriver.
L'étoffe d'un grand
Les expériences se succèdent et notre artiste fidèle, à lui-même et dans un élan de générosité, nous fait partager sa passion, et découvrir ce qu'il a de plus précieux. Un garçon ouvert , un artiste doué et sérieux, un ingénieur assoiffé d'expérience…
Personne ne viendra contredire Amine sur ce point, car il a beaucoup de mérite d'avoir mené aussi brillamment ses deux carrières parallèles. Un artiste qu'on ne présente plus, un ingénieur qui se fraye une chemin vers de très hauts postes, un homme vrai, une sincérité authentique, mais peut être que quelques notes décriraient mieux l'hôte de notre rubrique « Génie de jeunesse » de cette semaine…


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