Le ministère des Finances lance sa plateforme de facturation électronique le 30 mars 2026    Le ministère du Commerce ouvre une enquête sur la hausse des prix du poulet    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Les Tunisiens travaillant dans le pétrole en Irak en sécurité, selon l'ambassade    Vitalait s'engage aux côtés des Aigles de Carthage    Le doyen Sadok Belaid est décédé : l'érudition et l'ingeniosité de l'architecture instituionnelle    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Danger pour les enfants : le sable magique dans le viseur des autorités sanitaires    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    La Compagnie Tunisienne de Navigation programme 149 traversés pour la saison estivale 2026    Ooredoo Tunisie soutient 400 familles rurales à travers une initiative de développement durable dans le cadre du programme « Tounes T3ich »    Coup de tonnerre : Youcef Belaïli suspendu un an pour falsification de documents    Illuminations d'El Halfaouine 2026 : la médina de Tunis au rythme des arts au coeur de l'espace public    Météo en Tunisie : pluies orageuses attendues à l'Est du Pays    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Ooredoo Tunisie soutient 400 familles rurales à travers une initiative de développement durable dans le cadre du programme «Tounes T3ich» (Vidéo)    Transformation numérique en Afrique du Nord: Tunisie Telecom participe au Club Pionnier 2.0 de transformation numérique    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses    Ce que l'on sait de la secousse sismique enregistrée à Gafsa    Souad Guellouz: Née pour être écrivaine, romancière et poétesse    Apple lance son nouveau MacBook Air : découvrez les nouveautés du MacBook Air M5    La Nuit des musées tunisiens : 18 musées publics ouverts la nuit, vendredi 13 mars    Pour les Tunisiens Résidents à l'Etranger dans les pays du Golfe et Iran : liste d'adresses et numéros utiles    Samira Guiza prend ses nouvelles fonctions de première présidente du Tribunal administratif    Météo en Tunisie : vent fort près des côtes et phénomènes de sable au sud    Taoufik Hachicha: La radio régionale en temps d'exception (Album photos)    Le programme TACIR et FOCUS Gabès, lancent un appel à candidatures pour la résidence co-créative "Immersia'Fen 26′′    Hadj Béchir Akremi est décédé : Un pionnier des Tunisiens en France    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Edito: Réinjecter l'expertise des retraités    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Abdelmajid Chaar : Le papier et l'encre, notre trésor!    L'envoi vers les zones de conflit » : jugements sévères en appel, jusqu'à 24 ans de prison    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    Espérance : qui manquera face à Métlaoui ?    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Commentaire | N'aggravez pas encore la crise
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 04 - 2021

Nul doute que la logique de la continuité s'est interrompue depuis 2011, qu'il n'est plus si simple de séparer le bon grain de l'ivraie et que les places ne sont pas forcément réservées aujourd'hui à ceux qui les méritent. Il n'en demeure pas moins qu'on apprend, on encaisse, on fait des erreurs, on assume, on tombe. Puis on se relève…
Le temps commence à paraître long et la Tunisie ne peut plus supporter de rester dans l'expectative et le provisoire. Autant dire que vivre dans le doute, la méfiance et la suspicion, c'est aussi vivre dans une attente permanente. Cela, personne ne semble aujourd'hui l'ignorer, notamment par rapport à ce que ne cessent de laisser entrevoir les rouages de l'Etat et le déploiement de ses différents mécanismes.
Le modèle tunisien est affecté par des considérations qui n'ont plus vraiment de lien direct avec la réalité. Sur les défaillances et le gâchis que cela entraîne, se profilent les dessous d'un avenir pas tout à fait rassurant. L'image que présente aujourd'hui le pays dépend beaucoup des dérives dans lesquelles il est entraîné et dont beaucoup de parties en assument visiblement la responsabilité.
Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons d'un vrai malaise et d'une profonde interrogation sur une classe politique qui accumule de plus en plus les défaillances et qui semble ne plus se soucier des priorités et des exigences du moment. La Tunisie est entrée justement dans une phase de décomposition du moment où ceux qui sont appelés à la relever et à la faire grandir s'amusent à se renvoyer l'ascenseur et à conditionner quelque part la réalité. Il y en a qui ne savent même pas quel rôle jouer, d'autres veulent agir dans un milieu dans lequel ils n'ont pas réellement de vocation. Et cela à plusieurs niveaux de responsabilité…
Les travers du paysage politique se répercutent nettement sur la situation économique, sociale et même sanitaire. D'ailleurs, l'on ne semble pas se soucier du fait que la Tunisie enregistre aujourd'hui le plus grand nombre de décès par la Covid-19 en Afrique du Nord. Ces travers font écho à une réelle crise de gouvernance. Une crise qui tient essentiellement sa raison d'être de cette tendance à conditionner l'opinion publique. Les déclarations, les justifications ne sont au fait que le reflet qui en dit infiniment long sur un pays de plus en plus à la dérive.
Au vu de ce qui se passe, l'on ne cesse de se demander si les acteurs politiques sont vraiment capables de s'acheter une nouvelle conduite face aux dérapages qui n'en finissent pas.
Plus que de paroles et de discours, la Tunisie est aujourd'hui à la recherche d'actions, de programme, de stratégie et d'alternatives. Epiloguer, sermonner ne suffisent pas à construire un climat positif. Pire que la guerre médiatique, c'est une stratégie faite de démission et de résignation qui ne cesse de toucher ce qui est entrepris ici et là, à un moment où le pays a besoin de sérénité, d'accalmie et de quiétude. La confiance nécessite assurément un travail qui cultive les obligations mutuelles.
Il y a au fait tout un projet qui devrait être initié sur fond de prévalences et des primeurs, loin des calculs politiques et partisans. Un projet qui tourne autour de l'urgence de la réhabilitation et forcément éclairé par les personnes qu'il faut aux places qu'il faut. L'on n'insistera jamais assez sur la nécessité de favoriser les meilleures conditions pour la relance économique. Certaines y sont peut-être déjà prêtes. D'autres devraient suivre. Mais le plus important est que la route soit bien tracée et que ceux qui aspirent au renouveau aient vraiment la motivation nécessaire pour entamer une nouvelle ère avec tout ce qu'elle comporte d'effort, de don de soi et de volonté, mais aussi d'échange et de solidarité.
L'idée serait de toute évidence de repartir sur une nouvelle base, avec moins de tension et surtout une gestion des affaires publiques et privées complètement différente.
Quel que soit le contexte, la Tunisie a toujours un statut à défendre et des acquis à la fois à préserver et à rebâtir. Ce n'est plus certes facile, mais le défi mérite d'être relevé et les différentes parties prenantes sont appelées à ne pas aggraver la crise.
Nouvelle étape, nouvelles exigences. On ne saurait ignorer les changements tant espérés et susceptibles de recomposer les priorités et de valoriser tout ce qui a rapport à la reconstruction et à la création de richesses. Il s'agit d'une option irrévocable dans la mesure où tout ce que l'on est censé entreprendre est destiné à redresser et surélever un pays qui a plus que jamais besoin de se donner une nouvelle raison d'être. Un nouveau rang.
Nul doute que la logique de la continuité s'est interrompue depuis 2011, qu'il n'est plus si simple de séparer le bon grain de l'ivraie et que les places ne sont pas forcément réservées aujourd'hui à ceux qui réussissent. Il n'en demeure pas mois qu'on apprend, on encaisse, on fait des erreurs, on assume, on tombe. Puis on se relève…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.