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«EY Tunisie» et «Novation City »: La transformation industrie 4.0, un potentiel non encore exploité
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 07 - 2022

«EY Tunisie» et «Novation City» viennent d'organiser la présentation des résultats de la toute première édition du Baromètre de l'industrie 4.0 en Tunisie. Au programme de la journée, un exposé des résultats du Baromètre de l'industrie 4.0 présenté par Anas Rochdi CIO Novation City et Mohamed Driss Ben Jemâa, Manager EY Tunisie. L'assistance a, également, fait un retour d'expérience sur l'implémentation de l'Industrie 4.0 présenté par Mohamed Bader Boughattas, IT Regional Manager Draexlmaier, ainsi que des témoignages d'entreprises qui ont répondu aux questionnaires du baromètre.
La première édition du baromètre «EY & Novation City» sur la transformation industrie 4.0 vient de publier son rapport qui a pour objectif de donner un éclairage professionnel sur l'état actuel et les plus grands changements qui marquent la transition digitale de l'industrie tunisienne ainsi que les perspectives des entreprises implantées en Tunisie à ce sujet.
Des systèmes connectés
Dans ce contexte, «EY Tunisie» et «Novation City» ont organisé récemment une conférence de presse à Tunis, pour présenter les résultats de la toute première édition du Baromètre de l'industrie 4.0. «L'industrie tunisienne sera 4.0 ou ne le sera pas», a mentionné Sami Zaoui, partner EY Consulting. En effet, l'industrie mondiale est, aujourd'hui, prise dans un véritable tsunami en matière de digitalisation. Zaoui a précisé que «l'internet of things» équipe à très large échelle les installations industrielles, les Datas sont collectées de façon très étendue et alimentent les «Manufacturing Execution Systems» connectés au système d'information des entreprises, l'utilisation du «Cloud» s'étend à très grande vitesse, certaines filières font le choix de la «Blockchain» afin de sécuriser et fiabiliser les transactions. Certes, a-t-il ajouté, «quelques entreprises manifestent un niveau d'engagement élevé dans l'adoption de l'industrie 4.0. Mais force est de constater que la majorité d'entre elles reste hésitante, peu convaincue de jeter ses forces dans la bataille de la modernisation et du déploiement d'outils et de méthodes qui, pourtant, ont une capacité transformative telle qu'elle n'a jamais existé auparavant».
De son côté, Mohamed Driss Ben Jemâa, manager business consulting à EY Tunisie, a souligné qu'une prise de conscience a été observée chez les industriels tunisiens de l'importance de développer de nouvelles connaissances sur les technologies et concepts de l'industrie 4.0. En effet, 51% des répondants ont témoigné qu'ils sont en train de discuter leur stratégie Industrie 4.0 ou en train de la mettre en œuvre.
Et d'ajouter «cependant, malgré l'intérêt dans les concepts de digitalisation, la plupart des responsables et des managers ont un gap en expertise empêchant la transformation de leurs entreprises. Seulement 7% des répondants ont témoigné que leurs managers ont des connaissances approfondies dans les concepts Industrie 4.0 et 4% ont assuré le pilotage de quelques projets. Cela est dû à un manque en formation professionnelle et en qualification des équipes sur les concepts de l'industrie 4.0 au sein des entreprises».
Un accompagnement pour
les projets de transformation
serait souhaitable
Selon Ben Jemâa, les systèmes avancés de stockage des données de type : «Cloud», «Data Warehouse» et «Data Lake» sont très peu utilisés par les industriels tunisiens. Ce constat est principalement expliqué par un manque de financement pour investir dans des solutions plus développées.
Egalement, la gestion actuelle des données n'est pas structurée, ce qui ne permet pas d'optimiser la prise de décision. En effet, 31% des répondants ont déclaré que seulement certains départements utilisent les données pour la prise de décision et que la tâche de collecte et de traitement prend du temps.
Face aux défis auxquels sont confrontés les industriels tunisiens pour assurer la transformation Industrie 4.0, les répondants à ce baromètre souhaitent être accompagnés dans leurs projets de transformation dans trois activités principalement : l'intégration et l'implémentation de solutions, l'assistance à l'élaboration d'une stratégie de transformation Industrie 4.0 et le diagnostic pour la mise en place d'une feuille de route de digitalisation.
Les deux tiers des répondants à ce baromètre comptent investir dans des solutions de digitalisation industrielle dans le court et le moyen terme. Cependant, le défi de financement reste un obstacle pour une majeure partie d'entre eux afin de mettre en place une transformation industrielle 4.0. Seulement 22% des répondants sont prêts à attribuer un budget supérieur à 300.000 DT.
Par ailleurs, les répondants ont attribué une priorité plus élevée à la fonction production en termes de digitalisation. Egalement, en termes d'outils technologiques, les solutions d'optimisation et de gestion de la production sont les plus souhaitées par les répondants avec 24% pour le MES (Manufacturing Execution System) et l'IOT (Internet Of Things), 19% pour la BI (Business Intelligence) et 13% pour l'EMS (Energy Management System).
Absence d'une vision
stratégique
Pour sa part, Anas Rochdi, directeur innovation à «Novation city», a enchaîné que, certes, quelques entreprises tunisiennes manifestent un niveau d'engagement élevé dans l'adoption de l'Industrie 4.0. Mais force est de constater que la plupart d'entre elles restent hésitantes, peu déterminées de jeter leurs forces dans la bataille de la modernisation et du déploiement d'outils et de méthodes qui, pourtant, ont une capacité transformative telle qu'elle n'a jamais existé auparavant.
Cette hésitation est expliquée par l'absence d'une vision stratégique, le manque de formation, l'importance de l'investissement, le manque de visibilité sur la rentabilité. «Il est nécessaire d'y répondre par un plan d'action volontariste qui est l'affaire de tous : des industriels pour s'intéresser de plus près au sujet, des «Tech» providers pour proposer des solutions plus agiles, des prescripteurs, tels que nous, pour faire plus de pédagogie et des pouvoirs publics pour soutenir les industriels tunisiens dans ce tournant», a mentionné Anas Rochdi.


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