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Mokhtar Ladjimi, directeur du Master International Film Festival, à La Presse : «Faire rayonner le Miff dans la sphère intercontinentale»
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 09 - 2022

Réalisateur et producteur, Mokhtar Ladjimi est aussi le président fondateur du Master International Film Festival (Miff) à Hammamet. Actuellement, il prépare la deuxième session du festival et il nous en donne les grandes lignes. Entretien.
Une première édition du Miff réussie cela rend la deuxième plus difficile....
Cela nous rend surtout plus responsables et plus perspicaces lorsqu'il s'agit de tirer des leçons de la première édition. Les seules difficultés à surmonter restent financières, mais les mécanismes du festival sont installés.
Et pourtant vous avez fait une première édition avec un budget réduit....
En effet, mais si cela a marché, c'est parce qu'il y a des gens qui nous ont offert leurs services pour encourager le festival, parce que nous avons un réseau d'amis qui a donné un coup de pouce au festival, parce que nous avons fait appel à nos relations personnelles et je tiens à remercier toute l'équipe de la Médina Yasmine Hammamet. Il a fallu de la ténacité de ma part, mais c'était insuffisant sans les équipes du festival, le groupe la paix. Mais maintenant que le train est sur les rails, il faut se comporter en adultes et avoir un budget conséquent pour maintenir le cap. Le concept a été couronné de succès sur le plan du contenu et médiatisation et il y a encore des investissements à faire pour que le Miff soit dans quelques années l'un des festivals les plus importants sur les plans régional et international. Même avec des moyens à sa disposition un festival a besoin d'au moins trois ans pour pouvoir rayonner.
Du 6 au 13 mai 2023, pourquoi la date a reculé de presque un mois ?
C'est une date qui est une sorte de lever de rideau avant le festival de Cannes. Nous avons pensé à inviter des pointures internationales et ces gens-là il faut les avoir avant les festivals de Cannes parce qu'une fois sur la Croisette, ils seront sollicités dans le monde entier et ils ne nous trouveront pas une ligne dans leurs emplois du temps. Il y a des vedettes qui proviennent du Nord ou de l'Amérique Latine, d'Asie ou d'Afrique du Sud, pour cela on se propose de les inviter à Hammamet et après ils voleront directement vers la croisette. Franchement, mon objectif est de faire rayonner le Miff dans la sphère intercontinentale. Notons qu'un festival a besoin d'au moins trois ans pour exister et arracher sa place.
Parlons budget de cette session...
Le succès de l'année dernière on le doit surtout aux équipes du festival qui se sont vraiment donné à la tâche, mais le budget à lui seul était inconséquent... Mais cette année nous avons besoin d'un budget supérieur, ne serait-ce que pour acheter les droits des films. Les temps ont changé et l'ère des films gratuits est révolue. A cela s'ajoute la concurrence des festivals dans la région comme le Red Sea en Arabie Saoudite, Marrakech au Maroc ou Le Caire en Egypte. Ce sont des festivals qui ont beaucoup de moyens. La politique des festivals en Tunisie doit veiller à ce que chaque festival ait sa spécificité que ce soit les JCC, le Miff, le festival de Gabès, etc. La singularité du Miif c'est qu'il est basé sur le couple tourisme et culture qui est très important pour l'image de la Tunisie. Pour cela il nous faut plus de moyens. Le double du budget. Je remercie d'ailleurs les ministères des Affaires culturelles et du Tourisme pour avoir cru en ce projet. Le Cnci prend encore ses distances, mais il doit s'impliquer un peu plus avec le Miff. Il est impliqué à cor et à cri avec d'autres festivals, tels Gabès et Tozeur, pour ne citer que ceux-là, il suffit justement de partager rationnellement son soutien entre les festivals. Sur un autre plan, je trouve que le partenariat public, privé est une expérience à améliorer.
On croit savoir que l'acquisition des droits devient de plus en plus chère et qu'à ce rythme il devient très difficile d'avoir des films en exclusivité...
En effet, et ce sont des sommes qui peuvent varier entre 20 et 30 mille dollars pour une exclusivité. On essaie d'impliquer des distributeurs tunisiens pour faire baisser les coûts.
Pourquoi vous avez choisi le festival de Venise pour sélectionner vos premiers films ?
Pour moi, Venise c'est l'adresse du film d'auteur de qualité....
Du nouveau pour l'édition 2023 ?
Le concept est d'ores et déjà installé et on va l'améliorer. On va essayer d'avoir de grands films, des films très importants. Le succès de notre première édition va pousser les professionnels du monde entier à avoir confiance en nous. Nous prévoyons également d'inviter des noms très prestigieux dans le monde du cinéma. Nous allons proposer une journée «shooting in Tunsia» pour faire connaître Hammamet et la Tunisie et probablement un «Hammamet industry days». «Cinéma et patrimoine» a permis à de jeunes réalisateurs d'exister et nous allons la poursuivre. Nous allons également nous tourner vers les enfants cette année dans un programme spécifique.
Où en est le cinéaste avec son film «La sultane des esprits» ?
Mon film est financé à 60% maintenant. Je continue à améliorer le scénario. Il est en chemin vers un bon cru. J'espère démarrer la préparation après la deuxième édition du Miff pour un tournage en été 2023.
On croit savoir que vous êtes proposé pour le poste de ministre de la Culture...
Je démens formellement. Ce n'est pas ma vocation d'abord... Et en plus ce sont des papotages de coulisses. Je préfère apporter quelque chose au cinéma de par ma position de directeur de festival ou de cinéaste. J'espère que ces rumeurs ne sont pas faites pour me nuire après le succès du festival...En Tunisie, quand on cherche à faire trébucher quelqu'un on le rend ministrable....


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