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4e Hub Day du projet «Ignite Tunisie» : L'esprit entrepreneurial, clé de réussite
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 01 - 2023

Les structures soutenues pendant les trois premiers cycles ont réussi à lever plus de 3,2 millions de dinars pour soutenir plus de 215 entrepreneurs dans les régions et sensibiliser plus de 2.500 jeunes à l'entrepreneuriat.
«Flat6Labs» Tunisie, un programme d'amorçage et de démarrage de startup cherchant à promouvoir la croissance des startup tunisiennes et à fournir une source d'approvisionnement à l'industrie du Capital Risque en Tunisie, a organisé, jeudi 26 janvier, le 4e Hub Day du projet «Ignite Tunisie».
27 structures soutenues
Faten Aissa, associate director à «Flat6Labs», a indiqué que le programme «Ignite Tunisia» a été lancé en 2020, avec pour objectif principal de renforcer et soutenir la capacité des 27 structures d'accompagnement, situées dans les différentes régions du pays, et les accompagner dans leur démarche auprès des entrepreneurs et de leurs communautés afin de dynamiser les écosystèmes régionaux.
«Aujourd'hui, nous sommes fiers de soutenir une trentaine de structures dans 19 régions qui viennent des secteurs public, privé et associatif. Elles sont choisies sur la base de 270 candidatures. Elles ont bénéficié de plus de 245 sessions de formation et d'accompagnement individuel animées par 64 experts nationaux et internationaux pour la mise en place de 27 programmes d'accompagnement. Les structures soutenues pendant les trois premiers cycles ont réussi à lever plus de 3,2 millions de dinars pour soutenir plus de 215 entrepreneurs dans les régions et sensibiliser plus de 2.500 jeunes à l'entrepreneuriat. A travers le programme, on a pu mettre à la disposition de ces structures une plateforme web pour les soutenir dans la mise en place de leur programme d'accompagnement, depuis le lancement de l'appel à candidature jusqu'à la clôture du cycle de programme», a-t-elle souligné.
10% seulement des étudiants créent leurs entreprises
Lors de ce 4e Hub Day, sept programmes d'accompagnement étaient présentés par des structures publiques. Parmi ces programmes, on cite Maw-Hub, un pré-incubateur créé à l'Institut supérieur des Beaux, Arts de Nabeul (Isban), qui est destiné à l'accompagnement des étudiants entrepreneurs jusqu'à la création de leur projet entrepreneurial.
D'après Raya Ben Guiza, maître assistante à Isban et fondatrice du Maw-Hub, ce programme a contribué à semer l'esprit entrepreneurial dans l'Institut et a permis aux étudiants d'avoir des aides pour une industrie créative et culturelle en Tunisie.
«Chaque année, on a la chance d'accompagner 100 étudiants en architecture intérieure, en audiovisuel, en design produit, en céramique... et grâce à «Maw-Hub», l'écosystème de l'institut est doté d'un super panier de partenaires académiques nationaux et des institutions étatiques régionales avec lesquels on a la chance d'avoir signé des conventions avec des structures privées d'accompagnement qui nous aident à sortir de notre zone de confort», a-t-elle indiqué.
«Cependant, a-t-elle encore ajouté, nous sommes confrontés à un véritable souci d'entrepreneuriat ; moins de 10% de nos étudiants au master professionnel créent leurs entreprises chaque année. Et parmi ces rares entreprises créées, très peu sont celles qui passent la phase fatidique de 18 mois. Face à cette situation et pour encourager les talents, nous avons trouvé une solution ; nous avons lancé le programme «Maw-Hub», un programme de pré-incubation sur mesure à l'institut grâce auquel on a accompagné nos étudiants de master professionnel jusqu'à la création de leurs entreprises».
En ce qui concerne la feuille de route, elle a précisé qu'avec le parcours académique, à chaque rentrée universitaire (septembre-octobre), on organise des campagnes de sensibilisation à l'entrepreneuriat et on lance les appels à candidature. De novembre à décembre, on organise des «hackathons» pour sélectionner les gens les plus motivés et à partir de janvier, on démarre le parcours de pré-incubation de «Maw-Hub» pour les accompagner jusqu'à mai ou septembre, ce qui correspond aux dates de soutenance durant lesquelles, ils vont venir «pitcher» leurs projets comme des professionnels et lancer leurs entreprises.
«Notre objectif est d'arriver à sensibiliser plus de 350 étudiants à l'entrepreneuriat chaque année, tous niveaux confondus. Nous comptons aussi accompagner dix projets chaque année, afin d'arriver aux mois de mai ou septembre à créer trois ou cinq entreprises. En ce qui concerne le modèle économique, nous sommes une institution étatique et donc, on a nos ressources de revenus, on a les activités de formation via les incubateurs et les activités événementiels. Mais pour pérenniser nos activités, pour avoir une indépendance économique et financière durable, nous tablons sur des financements participatifs à travers les bailleurs de fonds, à travers le sponsoring privé, le refinancement étatique et également à travers les abonnements. Aujourd'hui, les besoins sont de l'ordre de 200.000 dinars pour financer trois cohortes d'étudiants sur les 18 prochains mois. Grâce à ces montants, nous allons payer les experts, avoir des ressources humaines dédiées à gérer ce programme de pré-incubation, avoir un budget de communication, mais, surtout, doter nos étudiants d'un fonds qui va pouvoir les aider à décoller et à démarrer leur capital d'entreprise», a-t-elle expliqué.
Premier prix de la meilleure idée entrepreneuriale innovante
Pour sa part, Nadia Chikh Rouhou, enseignante à I'Iset Béja, a précisé qu'en 2020, un programme, qui s'appelle «Tamayoz», qui vise à valoriser les PFE dans les technologies innovantes pour les transformer en des projets de startup, a vu le jour. Il s'agit, en fait, d'un programme de pré-incubation, destiné aux étudiants porteurs de projets d'idées innovantes en leur offrant des «networking», des coachings, des formations de qualité liées à l'écosystème entrepreneurial, régional et national.
«C'est un programme sur mesure, adapté à nos besoins dans notre structure. On a réussi à accompagner plus de 60 étudiants. Et là, les bonnes nouvelles ne manquent pas. En 2022, deux étudiants à I'Iset Béja (Mohamed Aziz Laâbid et Tayssir Khemiri) ont remporté le premier prix de la meilleure idée entrepreneuriale innovante à l'échelle nationale. Ils sont arrivés là grâce à notre programme de pré-incubation. Aujourd'hui, nous visons à être un catalyseur majeur d'innovation à l'échelle régionale et nationale à travers l'accompagnement des étudiants qui veulent créer un impact et qui veulent changer le monde. Depuis 2020, on a réussi à lever 100.000 dinars de fonds et à établir 10 partenariats», a-t-elle affirmé. S'agissant du financement, Chikh Rouhou a précisé, «Aujourd'hui, on vise plus d'indépendance financière et on veut travailler davantage sur le sponsoring à raison de 50%, les levées de fonds à raison de 40% et le budget de l'Iset à raison de 10%». Sur un autre plan, elle a indiqué que sur les 100 PFE produits chaque année à l'Iset Béja, 20% ont un fort potentiel technologique innovant. Cependant, ces PFE restent délaissés sur les étagères de la bibliothèque. Ainsi, pour valoriser ces PFE et les transformer en des projets innovants, une feuille de route a été mise en place. Cette dernière vise à sensibiliser les 100 étudiants, accompagner 30 étudiants, avoir 15 prototypes testés. «Et après Tamayoz » et en collaboration avec le Centre d'affaires de Béja, nous cherchons à avoir cinq dépôts de dossiers pour l'obtention de la subvention et avoir trois start-up labellisées. Pour atteindre tous ces objectifs, on a besoin de 100.000 dinars qui seront répartis à raison de 10% pour la communication et le marketing, 15% pour la ressource humaine, 20% pour le prêt de prototypage, 25% pour la rémunération des experts et de coachs et 30% pour l'événementiel», a-t-elle encore souligné.
L'entrepreneuriat féminin au rendez-vous, mais...
Ghazi Mhiri, Program manager de «Costart», un incubateur implanté à la technopole de Sfax, nous a précisé qu'ils ont participé à ce programme dans sa deuxième cohorte et qu'ils ont bien bénéficié de ce programme avec l'expertise des experts, ayant donné toutes les connaissances nécessaires pour implanter les nouveaux projets à Sfax et au «Costart».
«A travers le programme ''Ignite'', on a bénéficié d'expertise à l'échelle internationale de Londres, de Bretagne..., notamment au niveau de levée de fonds et au niveau d'intégration de marché international. On programme d'autres levées de fonds pour les startup et actuellement, on est dans le processus de préparer une start-up pour lever 100 millions de dinars dans le secteur de digital management (gestion de workflow). Ce réseau de networking nous a aidés à élargir notre réseau de partenaires où on a réussi à créer de nouveaux partenariats avec les instituts d'accompagnement dans d'autres régions et à élaborer un programme d'accompagnement pour les jeunes étudiants ayant le statut étudiant-entrepreneur avec un nouveau programme qui s'appelle Costart Club Chapter», a-t-il indiqué.
Mhiri a ajouté : «On a travaillé essentiellement sur tout ce qui est technologique, mais on se spécialise davantage avec ''Ignite'' dans tout ce qui est «Deep Tech», dédié aux femmes. C'est pour cela qu'on essaie d'élaborer un nouveau programme «Deep Tech Woman», qui a déjà commencé en avril 2022. Actuellement, nous sommes à la deuxième phase pour lancer la deuxième cohorte qui vise à accompagner une dizaine de femmes. La première a été déjà clôturée le 12 janvier 2023, avec neuf startup qui ont déjà lancé leurs projets dans divers thématiques, comme l'industrie 4.0, la robotique, «Health Tech», «Biotech». Ce programme se clôture le 7 juillet et nous visons lancer d'autres programmes et d'autres cohortes toujours spécialisés dans le «Deep Tech».
Pour sa part, Jalel Ben Romdhane, co-fondateur de 1 KUB, le premier et seul incubateur dédié à l'entrepreneuriat féminin en Tunisie, a précisé que ce programme a fait partie du programme « Ignite» dans la troisième cohorte. «Cela nous a permis de connaître nos confrères, des acteurs de l'écosystème, d'autres structures et d'autres expériences à l'étranger..., et de pouvoir construire des programmes ensemble grâce auxquels on a pu avoir de l'assistance nécessaire. Toute une équipe collabore ensemble pour réussir cette démarche et atténuer la construction de notre programme».
Ben Romdhane a ajouté : «Actuellement, on a aidé une structure inscrite dans cette 4e cohorte à intégrer ce programme pour pouvoir profiter de l'opportunité offerte et on est sur deux autres programmes. On compte aussi capitaliser et étendre notre champ d'action pour essayer de couvrir toute la République et éventuellement explorer d'autres opportunités dans l'e-commerce ou l'agritech. Mais malheureusement, en Tunisie, l'entrepreneuriat féminin est un grand paradoxe; seulement 3% des femmes sont fondatrices de startup labellisées, alors qu'on a un potentiel énorme que ce soit au niveau universitaire ou au niveau de la population. Pour ce faire, on a besoin d'essayer d'impulser l'entrepreneuriat féminin, mais avec des programmes spécifiques et des gens connaisseurs, car on aimerait voir des succes stories féminines en Tunisie. C'est notre prochain défi», nous affirme-t-il.


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