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Une promotion des femmes
Soirée des diplômés de l'ESAC
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 06 - 2016

L'ambiance était festive à l'Agora (La Marsa) qui accueillait lundi dernier la projection des films de fin d'études des étudiants de l'Ecole supérieure de l'audiovisuel et du cinéma de Gammarth (Esac)
Les étudiants, leurs familles, leurs amis, leurs professeurs, ainsi que des cinéastes professionnels, deux ministres : celui de l'Enseignement Supérieur, Chiheb Bouden, et le porte-parole du gouvernement ont marqué leur présence à ce rendez-vous annuel qui constitue le couronnement des années de travail.
Cette soirée organisée par l'Ecole supérieure de l'audiovisuel et du cinéma à Gammarth avec le soutien du Centre national du cinéma et de l'Image (Cnci) a permis aux présents, qui étaient deux fois plus nombreux que la salle pouvait contenir, de découvrir les nouveaux futurs talents du cinéma tunisien dont la majorité est représentée par des filles.
Présentant la soirée, Hamadi Bouabid, directeur de l'Esac, a indiqué dans sa brève allocution que la mise en place d'un partenariat avec le Cnci constitue une belle opportunité qui permettra aux diplômés de l'Ecole de bénéficier d'un soutien financier pour leurs futurs projets. Pour sa part, Fathi kharrat, directeur général du Cnci, a rappelé que les jeunes cinéastes ont rehaussé l'image de la Tunisie dans de prestigieux festivals comme Berlin, Venise ou Cannes où leur film ont été sélectionnés et récompensés par des prix, et ce, à l'instar de Mohamed Ben Attia, Leila Bouzid et Lotfi Achour. Il a en outre déclaré qu'il existe plusieurs mécanismes de financements destinés à promouvoir les projets des jeunes talents.
Des thèmes imposés
Les films présentés sont ceux de la 10e promotion de l'Ecole qui a démarré en 2004. Deux thématiques essentielles ressortent des huit films de fiction projetés dont la durée ne dépasse pas les 10 minutes. Il s'agit de la passion du cinéma et de la question du pardon. Dans ces exercices réalisés d'une manière assez soignée, il manque, toutefois, une certaine audace de franchir les barrières et d'aller au-delà des motivations des enseignants en donnant libre cours à l'imagination.
Ce qui a été donné à voir, et ce, malgré l'effort consenti, est du déjà vu. Le thème du cinéma a été maintes fois exploité par les jeunes amateurs. Ce qui paraît étonnant, c'est l'intérêt de ces jeunes en herbe qui parlent de cinéma avec une certaine nostalgie notamment le «cinéma de papa» : la salle de cinéma, l'appareil de projection, les films d'autrefois et rendent compte de ce passé en perdition sans pour autant s'intéresser au répertoire filmique ni aux projections dans les salles. Il y a là un paradoxe difficile à comprendre. La seule explication qu'on peut fournir est qu'il s'agit sans doute d'un sujet imposé. «Sur-ex» de Jihène Ayari, «Chemin Difir» de Houda Madahi aborde le thème sans se soucier du contexte actuel du cinéma. Comment un gamin alias Chemin Difir va vivre une histoire bouleversante en découvrant un vieil appareil de projection ? Ou bien dans l'autre film, des jeunes confectionnent un appareil de projection d'autrefois pour franchir les barrières de l'imagination. Des images assez éculées sans apport nouveau, ni référence à la culture filmique.
L'apport d'acteurs professionnels
S'agissant du thème du pardon, encore une fois un thème imposé, les films ne font qu'effleurer la question sans réellement lui donner la consistance et l'audace qui devraient animer une jeunesse ayant vécu un événement exceptionnel qui est la révolution. Le rejet, l'abandon, l'Alzeimer, l'amnésie, agression sexuelle sont juste abordés en surface malgré l'apport d'acteurs professionnels tels que Saoussen Maâlej, Soundes Belhassen, Abdelkader Ben Said, qui ont aidé a donné de la consistance à leur personnage. «Radio 7» de Nesrine Mseddi, «Sable mouvant» de Sarah Abdelkafi, «Sortir de l'ombre» de Nedra Ben Salem, «Si seulement» de Khedija Ben Cheikh, «Fleuve de Léthé» de Saoussen Baba semblent être des variations sur un même thème dont le traitement filmique est presque le même, excepté «Crash» des frères Baha et Ala Jelassi qui est quelque peu différent.
Toujours est-il que cette 10e promotion de jeunes diplômés n'aura pas de difficulté à trouver du travail dans les chaînes de télévision ou dans les productions cinématographiques. L'important est qu'ils ont acquis un savoir-faire qui leur permettra d'accéder au marché de l'emploi et combler les lacunes dans les différents corps de métier du cinéma : son, image, cadrage, montage, réalisation, etc.


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