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Positivons, maintenant
Contrepoint
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 09 - 2010


Par Khaled TEBOURBI
Assez épilogué sur les festivals, réfléchissons aux prochains, songeons d'ores et déjà à leur éviter de tomber dans les mêmes erreurs et, autant que possible, à les rendre meilleurs.
En un mot : positivons; les projet culturels n'avancent qu'ainsi.
La question du «pourquoi»
Il apparaît d'abord que, par-delà les événements et les prestations, un travail de base doit être entrepris.
Ce que nous reprochons, souvent, trop souvent, à nos festivals et à nos artistes n'est que la conséquence directe des difficultés structurelles que vit la musique. Comment, en effet, espérer réhabiliter notre chanson et la réconcilier avec son public, alors que le marché local, en dépit de sa réglementation, reste livré au piratage; alors que éditeurs, radios et télés favorisent les produits d'importation ?
Sans la protection de la propriété artistique, sans le concours des distributeurs et des diffuseurs, le handicap de la musique tunisienne est «consommé» d'emblée. «A la source». Des années que cela perdure, des années que l'on promet d'y remédier, hélas encore sans suite.
A quelque chose malheur est bon. Que les concerts tunisiens aient été, pour la plupart, aussi boudés, aussi peu convaincants, qu'ils aient suscité autant de désillusions et de controverses, devrait nous décider, tous (administration, organisations, critique, médias, diffusion) à traiter, enfin, du fond du problème et non plus de ses effets immédiats.
Facile, à vrai dire, de déplorer «la pauvreté des spectacles», de pointer du doigt des artistes, le moment n'est-il donc pas venu de se poser la question, la grande question du pourquoi ? On a frôlé des «extrêmes» cet été; plus permis de traîner encore.
Dilemme et solution
Travail de base, réflexion de fond, les vraies solutions sont là. Mais dans l'attente (que l'on espère moins longue cette fois-ci), des correctifs ne seraient nullement de refus.
On parle beaucoup, par exemple, de «restaurer le prestige» du Festival de Carthage, soit de n'y donner accès qu'aux grosses pointures et aux grosses affiches. Si la vocation internationale de «Carthage» le permet plus ou moins, l'hésitation est toujours de mise quant à la participation tunisienne. Peu de candidatures valables (on en a évoqué les raisons) et pratiquement les mêmes qui reviennent chaque année. Dilemme : ou s'en tenir aux quatre ou cinq noms confirmés et provoquer des remous dans la profession, ou élargir la palette et prendre le risque, comme cela a été le cas lors de cette dernière édition, d'un net recul du niveau artistique d'ensemble.
Il est un autre choix, provisoire, le temps que les problèmes de marché, de production et de diffusion soient définitivement résolus : c'est de réduire le nombre des spectacles. Pourquoi une quarantaine de soirées? Pourquoi des représentations quotidiennes sur la scène du théâtre romain? Deux ou trois la semaine, et bien ciblées, suffiraient bien à l'audience et garantiraient la qualité. Sans compter que pendant les pauses, d'autres festivals, moins courus, pourraient en tirer profit.
Freiner la hausse
Autre mesure, de première urgence désormais : la baisse des tarifs d'entrée. L'équilibre budgétaire des festivals a, certes, de l'importance, mais pas autant que celle de fidéliser les publics festivaliers.
Nos festivals ont une mission prioritaire de culture et de loisir. Fonction citoyenne. Impossible d'y pourvoir si toutes les directions se piquent de rentabilité, si les prix des billets passent, brusquement, du simple au double, sinon à davantage.
On a vu ce que cela en a coûté à certains. «Ezzahra» a dû annuler son programme du café culturel, et des théâtres de plein air en régions, de même que des dizaines et des dizaines de «Médinas» ont souffert d'une chute manifeste de fréquentation.
Dès la rentrée à l'automne, dès l'entame de la prochaine saison estivale, il faudra que cette tendance à la hausse soit freinée. Tout le monde y gagnera : pas que les festivals, pas que les festivaliers, jusqu'à nos artistes qui se plaignent de devoir chanter devant des gradins et des salles vides alors qu'ils n'arrêtent pas de «flamber» les cachets.


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