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Le nouvel âge d'or du septième art tunisien
Cinéma
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 10 - 2016

«Corps étranger» de Raja Amari : sortie nationale au mois de février 2017.
Dans le cadre du cycle de projection de films soutenus par l'atelier Sud Ecriture, piloté par la productrice Dorra Bouchoucha, avec l'appui du Centre National du Cinéma et de l'Image (CNCI), «Focus Sud Ecriture» a été une occasion jeudi soir pour les organisateurs et partenaires d'assister à une projection privée du nouveau film de fiction «Corps étranger» de Raja Amari, à l'Institut français de Tunisie (IFT).
A cette occasion, la productrice Dorra Bouchoucha a annoncé que le film, projeté pour la première fois au festival de Toronto au Canada, sortira dans les salles tunisiennes en février 2017.
Ce long-métrage de fiction, qui vient enrichir la cinématographie tunisienne, constitue «une belle démonstration de l'efficacité de Sud Ecriture qui s'emploie à repérer, sélectionner et accompagner des films prometteurs et de qualité», a déclaré l'ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d'Arvor.
Homme de culture, le diplomate français a, à cette occasion, tenu à souligner la diversité, l'audace et la créativité des expériences cinématographiques tunisiennes, se félicitant du rôle que joue entre autres l'Atelier Sud Ecriture qui a donné naissance à des œuvres ayant par la suite remporté de nombreuses récompenses à l'échelle internationale pour ne citer que «Les frontières du ciel» de Fares Naanaa, «A peine j'ouvre les yeux» de Leyla Bouzid...
Sur ce point, l'ambassadeur de France a tenu à rappeler qu'un grand nombre d'observateurs «parlent ces dernières années d'un nouvel âge d'or du cinéma tunisien, soit du point de vue du nombre de films produits que de la qualité des œuvres». D'ailleurs, une série d'actions de coopération va se développer dans le secteur cinématographique entre le Centre français du cinéma et de l'image animée (CNC) qui accompagne le projet «Sud Ecriture» et le CNCI tunisien, a indiqué Christophe Tardieu, directeur général du CNC.
Juste avant la projection, Raja Amari a tenu à préciser que son nouveau film constitue une nouvelle expérience cinématographique pour elle en se basant sur un scénario poignant qui met en avant les innombrables changements en Tunisie au lendemain de la révolution de 2011. Loin de la réputation troublante du film «Satin Rouge», «Corps étranger» de Raja Amari pourra se révéler pour le spectateur tunisien comme un portrait assez particulier des évènements post-révolution.
Classé dans le genre drame (1h32), le film réunit Sara Hannachi dans le rôle de Samia, Hiam Abbas dans le rôle de Mme Berteau ou Leila, une veuve élégante, qui vient de perdre son mari français ainsi que Slim Kechiouche dans le rôle de Imed, serveur immigré, tous installés en France.
Ces trois personnages clés du film se croisent dans des parcours différents et des histoires d'amour impossibles. Samia, avec son côté juvénile et rebelle, Mme Berteau dans sa vie confortable et son deuil, et Imed confronté à son passé lourd de djihadiste radical et sa nouvelle vie en France.
Samia, une jeune immigrée clandestine fraîchement débarquée en France, dans la région de Lyon où a eu lieu le tournage du film, fuyait un frère violent à cause de ses idées radicales (djihadiste), ce qui l'amène même à le dénoncer au lendemain de la révolution. La jeune Samia ne va pas se contenter de ce que lui propose son compatriote Imed dont le passé la pousse à le fuir pour finir par le dénoncer lui aussi, car il représentait pour elle tout ce dont elle a souffert en Tunisie.
Le film commence sur une note dramatique des naufrages en Méditerranée. Pour mettre pied en Europe, Samia a dû comme tous les autres jeunes de sa génération prendre le large à bord des embarcations de fortune qu'on voit couler avec leurs occupants sauf les plus chanceux qui arrivent à s'en sortir vivants.
En abordant en douceur le vécu de Samia, la réalisatrice a failli offrir aux cinéphiles le souvenir de scènes charnelles d'une jeune immigrée pleine d'audace face à cette dame assez âgée. Entre Samia et Leila se crée une sorte de complicité, comme celle d'une mère-fille. En somme, le film donne à voir des parcours différents mais identiques de personnages rassemblés autour de leur Humanité.


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