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La «Matriochka au pays des merveilles»
Exposition «Séquences» à la galerie Saladin
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 11 - 2016

Face à cet univers couleur sépia de Fakhet et ces traitements réalistes, la Russo-Tunisienne propose des toiles à la nouvelle figuration, foisonnantes de couleurs, de motifs et riches en références et autres influences.
Olga Malakhova et Ali Fakhet. Deux univers picturaux différents qui investissent les cimaises de la galerie sous l'intitulé commun «Séquences».
Les deux artistes se rencontrent, néanmoins, dans cette volonté de raconter le temps et la mémoire et de rendre hommage au féminin. Le premier univers est celui du designer graphiste et plasticien Ali Fakhet, l'invité de Malakhova, qui propose une série de portraits et de dessins au lavis et autre aquarelle. Des séquences de vies qu'il immortalise avec un grand réalisme et une grande technicité et qu'il présente telles qu'elles en jouant sur les contrastes, les contours, les ombres et les lumières. Une même teinte sépia qu'il modèle à sa guise pour représenter un visage enfantin très expressif dans «Sourire aux larmes» ou encore pour dessiner les traits d'une femme berbère, d'une «Danseuse» ou de ses jeunes femmes au safsari. Précision du trait et sensibilité du geste se rencontrent dans ses dessins aux formes atténuées et fluides par les lavis et les aquarelles pour être le plus souvent accentués par des contours de blanc.
Face à cet univers couleur sépia et ces traitements réalistes, la russo-tunisienne propose des toiles à la nouvelle figuration, foisonnantes de couleurs, de motifs et riches en références et autres influences. Installée en Tunisie depuis plusieurs années, Olga Malakhova a fait ses études universitaires à Leningrad et c'est sous nos cieux qu'elle a obtenu un Mastère de Recherche à l'Institut Supérieur des Arts et Métiers de Gabès. Docteur es Esthétique, Sciences et Technologies des Arts, elle est l'auteure d'une thèse intitulée : «Du tableau à l'installation. La construction du paysage en Tunisie, de l'époque coloniale à nos jours». L'artiste est également membre de l'Union des artistes plasticiens tunisiens et de la Fédération tunisienne des arts plastiques. Elle expose en Tunisie depuis 1988.
Ses «Séquences» fortement colorées (17 acryliques sur toile) sont construites autour du féminin : un féminin à la nudité voluptueuse et aux formes exagérées. La figure de la femme évolue au gré des séquences-tableaux, elle est une éternelle amoureuse «Baiser volé», elle est mère («Maternité I et II), aguicheuse et audacieuse (Femme à la chéchia), elle est matriarche et reine, elle est icône. Un féminin sacralisé à la nudité subtilement révélée, trônant au centre de la toile, tantôt se détachant de ses fonds ornementés à souhait, tantôt se mêlant à ces différents motifs floraux et autres signes et symboles que l'artiste emprunte notre patrimoine et à nos traditions du sud (le tissage à Gafsa et autres), des mythes et autres légendes locales ou encore de ses observations des stèles puniques, statues ainsi que des pièces de musées et sites archéologiques. Olga Malakhova fait une sorte de «coming out» artistique à travers cette exposition, révélant, comme elle nous le suggère, sa nouvelle identité artistique avec une nouvelle signature : Malak. Dans ses constructions ornementales et autres paysages floraux qu'elle a longtemps cultivés, elle met en scène un vécu féminin charnel à souhait qui devient le réceptacle, la matrice et la matriochka (les fameuses poupées russes) abritant ces éléments picturaux. L'artiste continue, néanmoins, à invoquer des références chères à son cœur telles que les enluminures persanes et à puiser dans l'art et la manière de faire d'artistes à l'instar de Klee, Kandinsky, Klimt ou encore Ali Ben Salem dont la présence est plus qu'évidente dans son travail. Son œuvre se présente comme un condensé de ses pérégrinations picturales, de ce que son affect et son œil ont retenu de ses différentes expériences esthétiques et personnelles antérieures et actuelles, une sorte de synthèse qu'elle résume notamment dans sa toile «Matriochka au pays des merveilles». A voir.


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