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Le rendement des terres objet de préoccupations
Etat d'avancement des campagnes agricoles
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 11 - 2016

Grandes cultures : manque de semences sélectionnées qui ne sont pas disponibles en quantités suffisantes répondant réellement aux besoins des producteurs.
Comment se déroulent les différentes campagnes agricoles ? Les pluies qui se sont abattues sur les différentes régions sont-elles suffisantes pour les cultures ? Et les intrants seront-ils disponibles à temps pour entamer les campagnes agricoles ? Autant de questions qui taraudent les agriculteurs, les responsables au plus haut niveau, mais aussi les simples citoyens qui se soucient de leur sécurité alimentaire.
Le bureau exécutif de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (Utap) s'est réuni le 25 novembre pour étudier la situation générale du secteur agricole et l'état d'avancement des différentes campagnes agricoles.
Retard de l'octroi des crédits
Pour ce qui est des grandes cultures, le bureau exprime sa préoccupation au sujet des difficultés rencontrées vu le manque de semences sélectionnées qui ne sont pas disponibles en quantités répondant réellement aux besoins des producteurs. Une telle situation est en contradiction avec l'orientation adoptée par l'Etat qui consiste à améliorer la rentabilité du secteur des céréales et à assurer un rendement adéquat. En outre, on a enregistré un retard au niveau de l'octroi des crédits saisonniers, les difficultés des procédures et l'envolée des taux d'intérêt. Le bureau de l'Utap renouvelle son appel — déjà lancé le 25 août dernier — aux autorités compétentes en vue de revoir les prix des céréales au niveau de la production, compte tenu de l'augmentation du coût des intrants, dont les engrais et les produits de traitement.
Pour ce qui est du secteur des agrumes, des points positifs sont enregistrés puisque la campagne attendue est considérée comme record. Cependant, les producteurs s'inquiètent de l'absence d'une stratégie efficiente pour la commercialisation de la production et le relance des exportations.
Les membres du bureau exécutif ont abordé, d'autre part, la question de l'eau d'irrigation. Ils préviennent les autorités compétentes de la rareté de l'eau, ce qui aurait pour conséquence le non-démarrage de plusieurs campagnes agricoles et leur perturbation, à l'instar de la campagne des cultures maraîchères. En cas de persistance de cette situation, les résultats seraient néfastes, se traduisant notamment par le manque d'approvisionnement du marché en produits de base au cours de la prochaine période.
Pour une politique hydraulique cohérente
On craint même que la filière de la production soit touchée, ce qui porterait atteinte aux conditions de vie des agriculteurs susceptibles d'aggraver la situation sociale. D'où la responsabilité qui incombe au ministère de l'agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche qui est appelé à mettre en place une politique hydraulique cohérente de nature à fournir l'eau aux agriculteurs en temps opportun. L'absence d'une stratégie de promotion des zones irriguées et la prise de mesures approximatives lors de la définition des cultures — sans tenir compte de l'avis de la profession, des spécificités des régions et des besoins du marché — ont eu des effets indésirables, selon le bureau exécutif.
Concernant la production animale, on a constaté une chute libre des prix des volailles, des viandes rouges et du lait, ce qui a été à l'origine de pertes pour les agriculteurs. Le bureau exécutif demande aux autorités compétentes d'accélérer la révision des prix à la production pour protéger ces filières. Il s'agit aussi d'éviter le manque enregistré au niveau des quantités des produits fourragers compensés en veillant à la transparence des circuits de distribution.
Par ailleurs, les vols agricoles continuent à préoccuper les agriculteurs. Ce phénomène ne cesse de s'amplifier, ce qui a causé des dommages, subis notamment par les petits agriculteurs. En outre, les différentes filières ont été touchées par ces vols inqualifiables. Le bureau exécutif de l'Utap appelle les autorités sécuritaires et judiciaires à plus de rigueur et de sévérité en vue de dissuader les voleurs des terres agricoles. La révision des législations en vigueur dans ce domaine pourrait être nécessaire sans omettre de restituer les produits volés à leurs propriétaires.
Activer le fonds des catastrophes naturelles
Les membres du bureau exécutif se sont attardés également sur le projet de la loi de finances 2017. Ils ont formulé leur réserve pour certains articles et leur désapprobation du fait que le document de l'accord de Carthage dans le domaine de l'agriculture et de la pêche n'a pas été respecté. La loi ne comporte pas de dispositions répondant aux attentes des agriculteurs et des pêcheurs notamment pour ce qui concerne le traitement de l'endettement, la réforme des systèmes de financement et des assurances ainsi que l'activation du Fonds des catastrophes naturelles. Dans ce cadre, le bureau exécutif renouvelle son appel pour accélérer l'activation dudit Fonds afin que ses interventions ciblent tous les secteurs et toutes les régions avec un effort national et solidaire pour son financement.
Volet pêche, les membres du bureau exécutif lancent un appel au ministère de l'agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche afin qu'il respecte ses engagements relatifs au financement de la lutte contre certains mammifères marins dans le golfe de Gabès et fournisse au Groupement interprofessionnel des produits de la pêche les financements nécessaires pour payer aux petits pêcheurs les quantités de poissons collectées précédemment et mettre à leur disposition les techniques de pêche et les moyens de chercher de nouveaux marchés. Le bureau exécutif a réitéré aussi sa solidarité avec les pêcheurs qui ont été retenus en Libye avec leurs familles en poursuivant ses tractations pour qu'ils soient tous libérés.
Il est nécessaire de conjuguer les efforts de toutes les parties prenantes pour atténuer les problèmes constatés et réussir les campagnes agricoles dans les différentes régions. Les agriculteurs, l'administration et les structures professionnelles doivent donc se mobiliser pour rentabiliser les terres agricoles. Les agriculteurs doivent faire entendre leur voix en contactant rapidement les structures professionnelles en cas de difficultés de nature à perturber les filières de production pour pouvoir prendre les mesures nécessaires en temps opportun.
Repères...
Les producteurs de lait font face à plusieurs problèmes épineux notamment lors de la période de haute lactation, car plusieurs centrales laitières n'acceptent pas toujours leur production pour la stocker.
Les cultures sous serre ouvrent de nouveaux horizons pour les agriculteurs qui sont en mesure de produire plusieurs produits hors saison pour la consommation locale ou l'exportation comme les tomates et certains produits maraîchers.
Les semences sélectionnées dans les grandes cultures permettent d'améliorer le rendement à l'hectare et d'augmenter la productivité. A noter que la Tunisie souffre d'un déficit structurel en matière céréalière et se voit obligée d'importer, chaque année, des quantités de céréales pour satisfaire ses besoins.
Certains pêcheurs disposent d'embarcations vétustes qui ne leur permettent pas de pêcher en haute mer et d'augmenter leur production. Ils ont besoin d'un soutien financier pour moderniser leurs moyens de travail et naviguer en toute sécurité.
Le secteur de l'aquaculture ne cesse de réaliser des performances. Les investissements consentis dans ce secteur ont été rentabilisés par la production de poissons destinés au marché local ou à l'exportation.
Une opération de modernisation des huileries tunisiennes a eu des effets bénéfiques au niveau de la productivité et du traitement des olives. La qualité de l'huile extra vierge est ainsi demandée par les consommateurs de tous les pays du monde, y compris en Asie.


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