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Les exigences réformatrices d'un secteur «précieux»
Chambre nationale syndicale des bijoutiers artisans
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 12 - 2016

Les quotas des artisans sont passés de 260 kilogrammes par mois par gouvernorat, à seulement 55 kilogrammes par mois par gouvernorat
Les membres et de la Chambre syndicale nationale des bijoutiers artisans et du bureau exécutif national de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et e l'artisanat (Utica) ont organisé, hier, au siège de l'Union une conférence de presse au cours de laquelle ils ont exposé les problèmes épineux qu'endure le secteur. Les bijoutiers artisans et autres commerçants portent des visions contradictoires sur un secteur en mal de vitesse. La crise économique post-révolution semble enfoncer le clou d'un domaine en proie à plusieurs dépassements. Les bijoutiers artisans défendent leurs droits au travail, à la transparence ainsi qu'à des lois sécurisantes.
M. Hadi Bouaziz, président de la Chambre syndicale régionale de Sfax, a expliqué que le domaine de la bijouterie souffre de plusieurs lacunes dont certaines datent de plusieurs décennies. Après la révolution, les choses ont empiré.
Quotas des artisans : une chute vertigineuse !
En Tunisie, l'on recense 1.300 bijoutiers artisans qui peinent à pérenniser leur métier. Bon nombre d'entre eux sont inactifs en raison du recours des industriels aux machines permettant la production de bijoux d'imitation des grandes marques internationales. Les autres résistent, un tant soit peu, se trouvant dans l'obligation de faire face à moult obstacles. « Depuis la révolution, les bijoutiers artisans ont vu chuter leurs quotas relatifs à l'acquisition de la matière première. En effet, les quotas sont passés de 260 kilogrammes par mois par gouvernorat, à seulement 55 kilogrammes par mois par gouvernorat. Une chute qui engendre une baisse notable au niveau de la production et de l'activité des artisans », souligne-t-il. Pis encore : la répartition des quotas par gouvernorat s'avère être infligée telle une injustice sociale et économique au détriment de certaines régions où le nombre des bijoutiers artisans est beaucoup plus important que dans les autres gouvernorats. C'est le cas, d'ailleurs, du gouvernorat de Sfax. Selon M. Jameleddine Elloumi, membre du bureau exécutif de l'Union régionale de l'Utica à Sfax, cette région compte, à elle seule, 540 bijoutiers artisans dont 370 sont actifs. La part de cette majorité écrasante se limite, curieusement, à seulement 28 kilogrammes de matière première par mois, «soit 70 grammes par artisan contre 200 grammes par artisan à Tunis vu que Tunis compte 70 artisans actifs», explique-t-il.
Gare au trafic illicite !
Encore faut-il souligner que la réduction considérable des quotas relatifs à l'acquisition de la matière première auprès de la Banque centrale ouvre la voie au trafic illicite de l'or provenant de Turquie et de Chine. «C'est un coup dur pour l'économie nationale. Les quantités d'or confisquées par la douane le confirment. L'Etat doit prendre cela au sérieux », note M. Mahmoud Erraâch, représentant la coopérative des artisans bijoutiers de Tunis. Selon M. Bouaziz, l'Etat importe de l'or sans pour autant daigner augmenter les quotas en faveur des artisans. Ces derniers sont interdits de l'importer. D'où le dilemme. «Nous recommandons à l'Etat l'augmentation des quotas en faveur des artisans. De même que nous appelons au renforcement des mécanismes de contrôle afin de lutter plus efficacement contre le trafic illégal de l'or», insiste M. Bouaziz. Il recommande, aussi, de dispenser les artisans inactifs des taxes sur la patente. Le syndicaliste attire l'attention sur la situation sociale précaire de bon nombre de bijoutiers artisans qui sont, de surcroît, dans l'obligation de payer une avance de 20% sur la matière première.
Pour un poinçon de garantie
La conférence de presse a permis, en outre, d'évoquer une autre question tout aussi épineuse, à savoir la suppression — ou non — du poinçon de l'Etat, lequel constitue aussi bien une indication de provenance, voire d'identité de l'or tunisien, qu'une garantie pour le client. «Certains commerçants appellent à la suppression de ce poinçon. Pour eux, seul le poinçon du maître (ou de l'artisan ) devrait être le garant de la qualité et de la provenance du bijou, ce qui est insensé ! Nous suggérons, poursuit-il, de substituer le poinçon de l'Etat par un poinçon de garantie, précisant le carat de la pièce en question ( 9, 14 ou 18 carats ), ce qui garantirait la crédibilité du commerçant et le droit du client à la transparence commerciale ».
Notons que la suppression du poinçon de l'Etat, suggérée par certains commerçants, serait, d'après les artisans bijoutiers, un facteur propice à la propagation du trafic illicite de l'or. « Cela permettrait aux commerçants de pouvoir vendre des bijoux fabriqués à partir d'une matière première de provenance douteuse et d'imputer tout faux pas aux artisans », indique M. Kheïreddine Hichri, bijoutier artisan depuis 46 ans. Et d'ajouter qu'avant la révolution, une démarche aussi hasardeuse allait être prise pour émousser l'identité des bijoux en argent, un projet redoutable qui fut avorté par les événements du 14 janvier 2011.


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