Des centaines de personnes solidaires de la cause palestinienne ont manifesté mardi devant le siège du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, pour exiger la suspension immédiate de l'accord de partenariat entre l'UE et l'entité sioniste, ainsi que l'arrêt total des livraisons d'armes à l'occupant, ont rapporté plusieurs médias présents sur place. Brandissant des drapeaux palestiniens, des portraits de martyrs et des banderoles revendicatives, les manifestants ont interpellé les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE, réunis à l'intérieur du bâtiment, leur demandant d'agir face aux massacres incessants perpétrés par l'entité sioniste dans la bande de Ghaza, en cours depuis 21 mois. Ils ont également appelé leurs gouvernements respectifs à sanctionner l'occupant sioniste, en suspendant sans délai l'accord de partenariat liant les deux parties. « L'UE doit agir conformément à ses propres valeurs en matière de droits humains », ont clamé de nombreux manifestants. Vendredi dernier, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a lui aussi appelé à la suspension immédiate de cet accord, affirmant que « l'Union européenne ne doit pas être complice du plus grand génocide du siècle ». Evoquant à ce sujet le rapport présenté par la représentante de l'UE pour les affaires étrangères et de sécurité, Kaja Kallas, Sánchez a déclaré que le document conclut qu'il existe « plus qu'assez de preuves » démontrant que l'entité sioniste a violé l'article 2 de l'accord, lequel est fondé sur le respect des droits humains. L'accord de partenariat UE–entité sioniste, signé à Bruxelles le 20 novembre 1995 et entré en vigueur le 1er juin 2000, repose explicitement sur le respect des droits humains, tel que stipulé dans son article 2.