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Construisons Carthago !
Point de mire
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 02 - 2017


Par Abdelhamid GMATI
«Delenda Carthago» (Il faut détruire Carthage), aurait lancé Caton l'Ancien au Sénat Romain, il y a plus de 2150 ans. Il s'offusquait du rayonnement de Carthage qui faisait de l'ombre à l'empire romain et qui résistait malgré deux guerres puniques. Et Carthago fut détruite. Puis, Auguste fonde la Carthage romaine en 29 av. J.-C. sur les ruines de la Carthage punique. C'est probablement à cet épisode de l'Histoire que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a fait référence en conclusion de son discours, mercredi dernier, devant les deux commissions des Affaires étrangères, du Sénat et de la Chambre des Députés italiens. «Je voudrais rectifier cet appel lancé par Caton au Sénat de Rome : « Delenda Carthago ». S'il était présent aujourd'hui parmi nous, il partagerait avec moi sans hésitation un appel du cœur au peuple italien ami à travers votre auguste assemblée : «Aedificandi Carthago» (Construisons Carthage) ». Il appelait, ainsi, les Italiens à œuvrer ensemble pour un avenir commun meilleur. Et les Italiens ont visiblement apprécié, s'engageant, entre autres, en signant six conventions de coopération très importantes (coopération financière et technique, culture, éducation, formation et recherche, santé et sciences médicales, transport terrestre des personnes et des biens, changement climatique, développement durable, énergies renouvelables et tourisme). Les Tunisiens se sentent-ils concernés par ce « Aedificandi Carthago »? Les politiques le sont depuis longtemps, mais...chacun à sa manière. Il y en a beaucoup, mais évoquons les plus récents.
Jeudi dernier, sur une chaîne étrangère, l'ex-président de la République, a insulté toute la société tunisienne, estimant qu'elle « fonctionne par le favoritisme, la corruption, le travail mal exécuté, le mensonge, l'hypocrisie...». Depuis plus de 2 ans, Moncef Marzouki ne cesse de « promettre le pire à l'Etat tunisien», insultant le pays, les dirigeants, la population. Une façon particulière de «construire».
Le Syndicat du corps diplomatique tunisien s'est indigné des accusations portées par le député d'Ennahdha, Noureddine Bhiri, contre l'ambassadeur de Tunisie au Canada, lui reprochant de s'être absenté, lors de la cérémonie funèbre des victimes de l'attentat du Québec et lors des funérailles du Tunisien, tué lors de cet attentat. Il se trouve que des chaînes de télévision, y compris tunisiennes, ont diffusé des images de la cérémonie qui montrent clairement que l'ambassadeur était bien présent lors de ces événements. De deux choses l'une : ou bien le député n'a pas suivi la retransmission de cette cérémonie, et là il aurait dû se taire au lieu de proférer des accusations inexactes ; ou alors, il a bien constaté la présence du diplomate et là, c'est grave de la part d'un politique, membre d'un parti participant au gouvernement. Une façon particulière de « construire » et de soutenir notre diplomatie.
L'ambassadeur français, Olivier Poivre d'Arvor, était invité au lycée technique Farhat Hached de Radès, mardi dernier, pour assister à une séance, au cours de laquelle les élèves devaient exposer le travail de recherche, demandé par leur enseignante, sur la France, afin de mieux connaître ce pays. La professeure et ses élèves se réjouissaient de cette présence du diplomate et s'y préparaient avec enthousiasme. Mais la visite a été annulée par l'ambassade. La raison ? Un communiqué du syndicat de l'inénarrable Lassad Yakoubi, qualifiant la visite du diplomate « d'atteinte à la souveraineté nationale », et menaçant les organisateurs de représailles physiques. Le même communiqué incite tous les professeurs à refuser les visites de l'ambassadeur français dans les établissements scolaires. Rien que cela. Pour lui, une enseignante en lettres, qui, selon le programme officiel, charge ses élèves d'effectuer une recherche, en français, sur la France et sa culture, relève de «l'atteinte à la souveraineté nationale». Une autre façon de «construire» l'enseignement et les relations avec les pays partenaires.
Arrêtons là les frais! Et il faut croire que, pour certains, on en est encore à l'appel de Caton l'Ancien.


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