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La symbiose immanquable
Mobilité urbaine et lutte contre les changements climatiques
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 03 - 2017

La Tunisie ambitionne de réduire de 41% l'intensité carbone d'ici à 2030 ; un challenge qui nécessite l'orientation du secteur du transport urbain vers des choix plus écologiques et des moyens de transport moins polluants.
Le secteur du transport urbain n'a d'autre choix que de se plier aux exigences nationales de priorités, lesquelles ont été cernées et notifiées, noir sur blanc, dans le Bilan des Journées nationales du transport urbain qui avaient eu lieu en décembre 2012 à Tunis. Des priorités qui mettent en relief deux vecteurs essentiels et complémentaires, susceptibles de répondre favorablement aux besoins des villes en matière de mobilité urbaine, tout en prenant en considération les enjeux environnementaux, d'une manière générale, et ceux climatiques, en particulier. «Quelle stratégie de mobilité urbaine pour répondre aux enjeux climatiques» a été le thème d'une table ronde, tenue le 1er mars 2017 dans le cadre des travaux du Forum de la mobilité urbaine. Plus qu'un thème d'actualité, il s'agit d'un tournant inéluctable que devrait prendre la politique tunisienne du transport terrestre et ce conformément aux impératifs nationaux et aux engagements internationaux dans la réduction de la pollution dans le milieu urbain et plus exactement de celle de l'émission des gaz à effet de serre ou CO2.
La question a suscité des avis controversés. Chaque réflexion semble être fondée sur des arguments plus que tenables. M. Rida Souirgi, chef du projet transport à l'Agence française de développement (AFD), a jugé que l'objectif que s'est fixé la Tunisie pour son programme environnemental, et qui consiste en la réduction de 41% des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030, constitue un véritable challenge. Il l'est en raison, d'abord, de la contribution du secteur du transport terrestre à cette pollution, de l'importance du nombre des villes dans un territoire aussi réduit, de l'étalement des villes et de l'augmentation du taux d'équipement des ménages en voitures. Il l'est aussi en raison de l'importance cruciale du transport terrestre (tant privé que public) dans la garantie d'une meilleure accessibilité aux services, dans la dynamisation de la vie économique et dans l'amélioration de la qualité de la vie. «Cela dit, en Tunisie comme dans toute la Méditerranée, nous œuvrons tous pour la même cause : réussir l'équation entre l'efficience de la mobilité urbaine — via la promotion du transport collectif — et le respect de l'environnement», a-t-il souligné.
Place au multimodal
Cependant, pour M. Hichem Ben Ahmed, secrétaire d'Etat chargé du Transport, le défi majeur de la mobilité urbaine, en Tunisie, s'avère être autre que de répondre aux enjeux climatiques. Pour lui, l'heure est à la mise en place d'une stratégie de décentralisation des transports ainsi qu'à l'intégration d'une logique nouvelle, à savoir la multi-modalité. Pour y parvenir, certaines étapes devraient être franchies, comme l'instauration d'une législation appropriée à une stratégie aussi bien régionale que nationale. «Le projet RFR transformera le Grand-Tunis en une station multimodale. D'autres projets en cours, notamment le projet du métro de Sfax, promettent de repenser le système du transport et de le réorganiser en prenant en compte l'approche interurbaine», a-t-il indiqué. La mise à niveau du secteur devrait, à son sens, avoir pour principal objectif la garantie d'une meilleure qualité de prestations en faveur du citoyen. «En 2010, poursuit M. Ben Ahmed, la Tunisie comptait 4.000 bus. Actuellement, nous n'en disposons que de 2.900. Il faut avouer que durant les cinq dernières années, nous n'avions pas de stratégie d'investissement et de financement claire. Néanmoins, nous nous penchons sur le renforcement de l'offre via l'acquisition de 1.108 nouveaux bus».
Mieux vaut redresser la situation
Les difficultés qu'endure le secteur du transport urbain, l'écart entre l'offre et la demande, la dégradation de la qualité des services ; autant de questions épineuses que connaît M. Salah Belaïd, P-dg de la Transtu, à la lettre. Sur un ton franc et réaliste, il rappelle qu'en 2002/2006, une étude avait été réalisée afin de cerner les orientations majeures d'une stratégie nationale sur le transport. Une stratégie qui avait montré l'indispensable recours à un système tarifaire intégré incluant le bus, le train et le métro. Pour ce, il fallait mettre en place un système de billetterie intégré, chose qui tarde à venir malgré l'application de certains comités. «Le challenge, le vrai, consiste à améliorer la mobilité urbaine par le biais des transports collectifs non ou — du moins — moins polluants. Sur le plan théorique, nous sommes prêts. Mais sur le plan pratique, des obstacles semblent freiner ce projet d'envergure», a-t-il fait remarquer. Et d'ajouter qu'en 2010, le souci majeur relatif au secteur du transport urbain consistait à améliorer la qualité de l'offre. «Actuellement, et vu la chute de l'offre, nous n'aspirons qu'à redresser la situation. Aussi, la composante climatique, à mon avis, n'est pas à l'ordre du jour», a-t-il avoué.
Faire d'une pierre... trois coups !
M. Mohamed Zmerli, directeur à la direction générale de l'environnement auprès du ministère des Affaires locales et de l'Environnement, voit les choses sous un angle plus engagé. Pour lui, la Tunisie doit impérativement honorer ses engagements internationaux en matière de réduction des gaz à effet de serre, lesquels sont les principaux responsables des changements climatiques. La COP 21 a été, en effet, adoptée en 2015 pour pallier les défaillances dues au faible engagement des pays dans la réduction des émissions des gaz à effet de serre. La Convention de Rio de 1992 avait permis, au préalable, d'unifier les pays, soit ceux développés et ceux en voie de développement, pour la même cause environnementale et climatique, celle de réduire le réchauffement climatique de 2°C d'ici 2100. «Pour ce, chaque pays devait identifier ses obligations propres en misant sur trois indices : l'atténuation, l'adaptation ainsi que les besoins et engagements», a-t-il rappelé. Notre pays s'est fixé un objectif ambitieux, celui de réduire d'ici 2030 de 41% l'intensité carbone avec un minimum de 13% ; les 29% restants dépendront essentiellement des moyens de financement disponibles. M. Zmerli a indiqué que 70% des engagements de la Tunisie sont étroitement liés au secteur de l'énergie, dont 50% reviennent au secteur du transport. «Plus encore : notre pays vient d'adopter, le 10 février 2017, l'Accord de Paris. Autant penser gagnant-gagnant, établir une stratégie de transport pro-environnementale au profit du citoyen, honorer ses engagements internationaux et bénéficier, en contrepartie, d'appuis financiers à même de convertir les projets du transport collectif en réalité», a-t-il suggéré.


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