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Une bonne moisson
Retour sur la 21e édition des Prix littéraires «Comar d'or»
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 05 - 2017

La révélation des romans primés lors de la 21e édition des prix littéraires «Comar d'or», samedi 22 avril, au Palais des congrès à Tunis, a de nouveau interpellé les amis du livre. En plus du ministre des Affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine, d'Omar Mansour, gouverneur de Tunis, de Rachid Ben Yedder, président du groupe Ben Yedder, de Patrick-Poivre d'Arvor, ambassadeur de France à Tunis, la salle du Palais des congrès à Tunis a accueilli auteurs, éditeurs, penseurs et intellectuels, qui partagent l'amour et la passion du roman.
Pour cette 21e édition, force est de reconnaître que le volume important de romans en lice n'a pas rendu facile la tâche du jury composé d'une pléiade d'universitaires, écrivains et journalistes.
C'est d'ailleurs ce qu'a relevé Samir Marzouki, coordinateur du jury pour les romans en langue française, qui a signalé que «la moisson de cette édition a été très bonne». Samir Marzouki, qui a déclaré que le jury «regrette de ne pas avoir plus de prix à décerner», a émis le vœu de voir mentionner lors des prochaines éditions les romans qui sont parvenus jusqu'aux délibérations finales, mais qui ont été écartés parce qu'il fallait faire un choix. Toutefois, le coordinateur du jury pour les romans en langue française a affirmé que certaines œuvres n'étaient pas conformes à la nature même de ces prix consacrés au roman comme genre littéraire. «Certaines œuvres ne sont pas des romans, mais des nouvelles, des mémoires ou des chroniques qui étaient excellentes, mais n'étaient pas des romans», a-t-il souligné.
Pour sa part, Ridha Kefi, coordinateur du jury pour les romans en langue arabe, a mis l'accent sur le nombre important de romans en langue arabe et dont le volume dépassait parfois les trois cents pages par roman, s‘est félicité de «la participation accrue de femmes écrivaines». «Un phénomène nouveau qui marque agréablement la scène littéraire dans laquelle la production féminine était plutôt limitée au genre poétique», a-t-il indiqué. De même que son collègue coordinateur du jury pour les romans en langue française, Ridha Kéfi a salué la qualité des œuvres concourant au «Comar d'or», estimant à ce propos que «plusieurs romans méritaient d'être primés».
Prenant la parole, Hakim Ben Yedder, D.G. de Comar qui a salué les membres du jury pour le travail considérable et l'effort qu'ils ont accompli lors des prix littéraires «Comar d'or» qui mettent à l'honneur le roman tunisien, a mis en exergue l'impact de ces prix littéraires au fil des sessions. «De moins d'une dizaines de romans lors des précédentes sessions, nous sommes passés à plus d'une soixantaine par édition», a-t-il affirmé. Et d'ajouter que les romans de cette année sont très divers et brassent large. «Ils parlent tour à tour de nos passions et de nos amours, de nos craintes, de nos faiblesses, mais rappellent aussi nos forces. Ils ont tous un point commun, ils sont profondément enracinés dans notre identité commune, cette identité tunisienne qui nous lie et forme le socle et le ciment de notre civilisation», a-t-il indiqué.
L'IFT, nouveau partenaire
M. Hakim Ben Yedder a également signalé que pour la première fois, l'Institut français de Tunis contribue à cette manifestation culturelle avec un prix spécial attribué par les lecteurs de l'IFT, ce qui est un gage de qualité et une reconnaissance et de notoriété pour ces prix. «Nous espérons que cette collaboration se poursuivra», a-t-il ajouté.
Continuant dans le même sillage, Lotfi Ben Haj Kacem, DG de Hayett assurances, DGA de la Comar et président du comité d'organisation du «Comar d'or», a mentionné que «cette manifestation n'aurait pu connaître cet élan sans l'effort des auteurs, des romanciers et des intellectuels tunisiens qui ne cessent de déployer un grand effort pour la création et la culture».
«Notre objectif lors de la création de ces prix littéraires a été le soutien autant que possible au roman tunisien afin qu'il puisse aller de l'avant», a-t-il ajouté. «Comme nous sommes heureux au fil des sessions de constater que le nombre de productions surtout pour les deux dernières années a connu une évolution notable avec 41 romans en langue arabe et 23 romans en français», a-t-il conclu.
Pour sa part, l'ambassadeur de France à Tunis, qui a remis le prix spécial de l'IFT, qui consiste en une contribution à la traduction en langue arabe du roman primé, à Paul Zeitoun pour son roman «C'était hier à Tunis : Mardochée se souvient...» (absent pour des raisons de santé et reçu à sa place par son éditrice), a félicité la Tunisie d'avoir créé il y a 21 ans ces prix qui «atteignent cette année l'âge de la maturité et sont la preuve, en récompensant autant de livres, du succès de cette manifestation littéraire».
Hommage
Par ailleurs, un hommage retentissant à été rendu à Rachid Ben Jemia, artisan et fondateur des prix littéraires, qui a été à l'origine de cette manifestation, qui a pu, au fil des sessions, contribuer un petit peu à l'évolution du roman en Tunisie et qui, pour des raisons de santé, n'a pu assister l'année dernière à la cérémonie de remise des prix. C'est lui qui a remis le prix Découverte à Jamila Ben Mustapha pour son roman en langue française «Rupture(S)» et à Habib Ben Mehrez pour son roman en langue arabe «Hamdane we Ezzamen».
La cérémonie s'est poursuivie par la remise de la part de M.Rachid Ben Yedder, président du groupe Ben Yedder du prix spécial du jury en ex æquo à Ahmed Mahfoudh pour son roman «Le chant des ruelles obscures» et à Gilbert Naccache pour son roman «Il pleut des avions», ainsi qu'à Amina Zorrig pour son roman en langue arabe «Voyage du cœur».
C'est le ministre des Affaires culturelles qui a remis le «Comar d'or» ex æquo à Béchir Garbouj pour son roman «Passe l'intrus» et à Yamen Manai pour son roman «L'amas ardent» ainsi qu'à Mohamed Aïssa El Meddeb pour son roman en langue arabe «Doux jihad».
La cérémonie de la fête du roman tunisien, qui a été marquée par un prélude musical, notamment du malouf avec Sofiène Zaidi et une soirée de tarab avec l'artiste Dorsaf Hamdani, a été la fête d'une moisson de romans d'énergie et d'aventures, celle des romans du terroir avec toute leur vérité pittoresque et toute la vigueur d'un saisissant relief qui fournit son cadre à des romanciers plus curieux de psychologie que de pittoresque, celle des romans charmants et pénétrants. Autant d'œuvres d'une qualité exceptionnelle et d'une très large portée dans lesquels les auteurs maîtrisent merveilleusement le milieu qu'ils nous dépeignent et font preuve d'une observation minutieuse, d'une clairvoyance aiguë, d'une attentive sympathie.
A en croire les membres du jury, ces auteurs ont accumulé de précieuses richesses, qu'ils savent mettre en œuvre en marquant de nouvelles conquêtes romancières écrites avec un rare talent d'écrivain.


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