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L'art de dépasser les frontières
«Le fils» de Mouna Jemal Siala selectionné à Digital Africa Tokyo
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 08 - 2017

Toujours intriguée par ce qui se passe dans son environnement proche et lointain, l'artiste plasticienne et visuelle Mouna Jemal Siala a réussi à attirer l'attention par sa vidéo «Le fils» qui vient d'être sélectionnée à Digital Africa Tokyo, un événement artistique pour la promotion de la photo et de la vidéo d'Afrique et de la diaspora.
Autour des thèmes de la race, l'immigration, la religion, le genre, l'eau, la guerre... autant de sujets qui bouleversent le monde d'aujourd'hui, Digital Africa Tokyo a sélectionné la vidéo de l'artiste tunisienne après sa participation au mois de juin dernier à l'appel à candidatures avec deux autres vidéos «Le sort» et «Le Piège».
Artiste protéiforme, elle a, avec son art qui balance entre le numérique, le virtuel et le réel, pu dépasser les frontières à travers le digital «qui nous permet à chaque fois de faire circuler nos œuvres aussi loin que possible et sans visa», a-t-elle déclaré à l'agence TAP. Dans «Fils» comme dans toutes ses autres œuvres, elle est préoccupée par la recherche, l'expérimentation et la quête continue de l'expression artistique et esthétique, loin du conventionnel et du langage artistique direct.
D'une durée de 3min59, réalisée avec la complicité de son fils, elle a pris des prises de vue à l'horizontal et au vertical pour raconter, à travers des points en faisant allusion aux balles, toute l'angoisse qu'une mère peut ressentir et vivre à la perte de son fils. «Le fils» est en fait une œuvre qui démarque l'artiste dans sa démarche visant à attirer l'attention en inséminant les esprits par des visions parfois poussées à l'extrême pour bousculer subtilement les âmes. En s'exprimant autrement, «Le fils» se veut une invitation au recueillement et à la réflexion, dans une vacuité de sensibilités diverses et indépendantes. «Le fils» comme elle le présente, c'est aussi «Ma vie, c'est mon quotidien, c'est ma famille, c'est mon pays. Les changements et les perturbations qui pourraient les déstabiliser m'inquiètent. C'est pourquoi, en réponse aux risques latents d'obscurantisme par exemple, je m'exprime par l'image, par le corps, notamment le mien, ou, également, par celui de mes enfants».
Inquiète dans «Le sort» par le risque de se trouver des siècles en arrière et frustrée dans «Le piège» par l'image d'une société en perdition, «Le fils» est né de ce sentiment de malaise et de crainte : «A chaque fois qu'un soldat est tué, je pense à la mère qui lui a donné la vie. A chaque fois qu'un adolescent part en Syrie pour le Jihad, je compatis au malheur de celle qui l'a mis au monde. A chaque fois qu'un enfant est tué, j'ai un pincement au cœur à l'endroit de celle qui l'a enfanté et élevé».
«Le fils» est d'ailleurs une métaphore visuelle sur les peurs mais aussi une réflexion sur ce qui se passe dans nos sociétés actuelles : comment un enfant peut-il être une proie facile à l'endoctrinement pour ne laisser victime qu'une pauvre mère ?
Artiste visuelle protéiforme, Mouna Jemal Siala a déjà participé avec cette vidéo à la Biennale du Caire «Something Else» en novembre 2015 et à la Biennale de Marrakech en février 2016. Titulaire d'une thèse de Doctorat en arts et sciences de l'art de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, elle participe depuis 1993 à plusieurs expositions de groupe en France, Allemagne, Espagne, Belgique, Alger, Bamako, Dakar (Prix du ministre de la culture au Dak'Art 2010), Genève, Casablanca, Kolkata, Los Angeles, New York... Elle a représenté la Tunisie dans plusieurs événements dont l'exposition «Lumières d'Afrique» qui s'est tenue à Paris, en marge de la COP21, à la Biennale de Dakar 2016 et à la Biennale de Casa (octobre 2016). Avec son art qui ne se veut surtout pas du documentaire descriptif ni de la narration directe, Mouna Jemal Siala est préoccupée par le souci de garder la mémoire d'une action, d'un événement, d'un vécu, elle sillonne son histoire personnelle, liant de manière indissociable sa vie et son art. Son œuvre «Le fils» sera présentée aux côtés de créations de 11 autres artistes visuels et photographes en provenance de la France, Brésil, Tanzanie, Afrique du Sud, Benin, des USA, du Mali et du Maroc... avant le prochain événement «Yaoundé Photo» au Cameroun... en attendant «Tunisia Photo», espère-t-elle.


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