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«J'aime surprendre le spectateur à chaque fois»
Entretien avec Souhir Ben Amara
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 11 - 2017

L'actrice Souhir Ben Amara sera à l'affiche de deux films qui sortiront sur nos écrans bientôt : «Jaïda», de Salma Baccar, programmé en séance spéciale aux JCC, sortira en salles à partir du 12 novembre et «La sieste du corbeau», de Moez Kammoun, suivra. Elle nous a accordé cet entretien.
Votre rôle dans le film de Salma Baccar est assez particulier dans son interprétation...
Effectivement c'est un rôle que je joue pour la première fois. J'interprète le personnage d'une femme mariée à un homme plus âgé qu'elle. Elle est en quête perpétuelle d'amour mais elle est tout le temps jugée par les autres. C'est un personnage tragique mais qu'on voit pendant tout le film souriant, pétillant et qui a de l'humour et de la tendresse. C'est un personnage très généreux.
Le film se passe dans les débuts des années cinquante et jusqu'à l'indépendance de la Tunisie. Pour moi c'est un rôle très nouveau. Un rôle plein de subtilité ; celui d'une femme séductrice et un peu extravagante... C'est aussi un rôle assez osé par rapport à ce que j'ai interprété auparavant. J'aime surprendre le spectateur à chaque fois. Je ne veux pas être classée dans une catégorie bien déterminée. Je cherche toujours des rôles qui me permettent d'être différente. Malheureusement pour moi jusque-là je sens que je n'ai donné qu'un petit 10% de mes réelles capacités d'actrice.
Dans «La sieste du corbeau» de Moez Kammoun, on vous découvre avec un nouveau jeu...
«La sieste du corbeau», de Moez Kammoun, présente une autre atmosphère, tout à fait différente au film de «Jaïda». C'est l'histoire d'un couple qui a tout perdu et qui essaie de se reconstruire. Mon rôle dans ce film est celui de la femme qui essaie de sauver son couple malgré les graves erreurs de son mari. Cette femme continue à croire en son amour et à relever les défis. Un rôle très différent puisque le film de Moez Kammoun est plutôt dans la fantaisie et le réalisateur a une approche très différente même dans la direction d'acteurs dans laquelle il a ses propres exigences. Ce film constitue pour moi une sorte de voyage intérieur mais aussi un voyage dans les paysages du sud tunisien où le tournage s'est effectué sous des températures qui avoisinent les 50 degrés. Pour moi c'est une expérience très intense.
Avec Wajiha Jendoubi, ce n'est pas votre première rencontre ?
C'est une actrice que je respecte beaucoup. Il y avait une très grande entente sur le plateau. On a vraiment vécu l'enfermement de «Dar Jouad» puisqu'on était enfermées du matin au soir dans ce décor de prison pour femmes. Il y a eu des moments où on a craqué. Automatiquement avec Wajiha et les autres actrices il y a eu une solidarité qui est née pendant le tournage.
Et avec Monoôm chouayet dans «La sieste du corbeau» ?
J'ai découvert Monoôm avec le film de Moez Kammoun. Et c'était une très belle découverte. Au niveau des énergies ça s'est très bien passé.
Entre l'acting pour la télévision et le cinéma comment vous vous retrouvez ?
Personnellement je me considère comme une actrice de cinéma. Mais il ne faut pas non plus négliger l'expérience de la télévision qui m'a beaucoup apporté et m'a permis de maintenir l'exercice de l'acting pour qu'il ne s'effiloche pas. Comme tout le monde le sait, nous n'avons pas une profusion de films qui permettent aux actrices d'être tout le temps devant une caméra. Souvent certains réalisateurs refusent de travailler avec des acteurs qui ont fait de la télé et je ne partage pas cet avis car, personnellement, j'ai beaucoup évolué avec la télévision ce qui m'a permis de donner un plus au cinéma.
Votre regard d'actrice sur le cinéma tunisien ?
Notre cinéma doit aller davantage vers le grand public. Faire dans le cinéma commercial, s'il le faut, et ce n'est pas rabaisser le niveau du grand écran. Tout le monde le fait d'ailleurs. A mon avis, c'est très important de ramener le public vers les salles obscures. Un spectateur qui ne se retrouve pas souvent dans les films tunisiens qui sont pourtant d'un très bon niveau. Cela permettait au cinéma d'être une véritable économie où les gens intéressés peuvent investir et retrouver un retour sur investissement. Cela dit, il ne faut pas laisser de côté le film d'auteur ; il faut garder au contraire cette diversité.
Votre regard sur les JCC ?
Je trouve que c'est un festival qui a perdu son identité de départ qui mise sur la qualité des films et des invités. Ces dernières années le côté strass et paillettes a fait perdre son identité à ce festival. Il y a d'autres festivals qui sont faits pour cela et nous ferons mieux de garder notre originalité. J'espère qu'avec cette session on pourra retrouver un peu de ce qu'on a perdu.


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