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GHAZI LIMAM (EX-PORTIER INTERNATIONAL DU CAB) : «S'épanouir face à des surexcités !»
Dossier : Professionnalisme : qu'est-ce qui doit changer? IV partie : Arbitrages, structures et formation
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 04 - 2018

«Au sein d'une Ligue pro, sur le terrain, l'arbitre doit trancher en moins d'une demi-seconde sans s'ériger en donneur de leçons» !
«Ecoutez, l''arbitre est celui qui représente l'autorité sur le terrain, et comme celle-ci est défiée quel que soit le cadre dans lequel elle s'exerce, je pense que c'est un métier à risques.
Dans notre Ligue 1 pro, l'arbitre est très exposé médiatiquement. Et c'est d'ailleurs sans égal avec ce qu'il vit tous les dimanches sur les terrains de football. Par la suite, et là j'entame le volet mental et psychologique, l'inquiétude n'est pas liée à sa sécurité, mais plus à sa capacité à rebondir après coup. C'est une activité difficile qu'il doit assumer totalement. Notre football Pro malheureusement vit de plus en plus de clichés. Une équipe perd un match ! La faute à l'arbitre, bien évidemment! On entend cette excuse à longueur de match et pourtant, des arbitres, il en faut forcément !
S'il y a bien un métier ingrat par excellence, c'est celui d'arbitre de football ! Pire que le bouc émissaire, il est critiqué de toutes parts, quand ce n'est pas carrément des menaces ou des agressions physiques. Pas étonnant que le métier ne fasse plus vraiment recette. Cette désaffection dont m'ont parlé certains ex-membres des différentes DNA des années passées, ils l'expliquent par le climat détestable qui règne parfois autour du terrain.
Il n'est pas facile d'être arbitre de nos jours.
Les entraîneurs, joueurs, mais aussi les dirigeants peuvent créer un environnement négatif. Ce sont le plus souvent des violences verbales dont les arbitres sont l'objet. Celles-ci peuvent par la suite entraîner une certaine exaspération, voire une démotivation !
Force est de constater que, malheureusement, des dizaines d'années plus tard, cette réponse est toujours d'actualité.
Pour notre football, le nombre d'arbitres internationaux brillants ne cesse de baisser. Tant et si bien qu'on peut se demander si ce métier ne sera pas bientôt ajouté à la liste des métiers en pénurie. Les chiffres sont bel et bien alarmants».
«Travailler sur le discours et la méthode»
«Vous savez, si je dois porter un regard sur l'évolution de l'arbitrage tunisien, je dirais que la prochaine intégration de la vidéo n'est pas une bonne chose, car cela dénaturalise le jeu et l'interrompt trop souvent. Par ailleurs, je ne fais déjà pas confiance à l'humain, je vais encore moins faire confiance à l'électronique... Je préconise davantage d'arbitres derrière les buts pour juger des situations litigieuses dans la surface. En revanche, je suis favorable aux micros pour entendre les conversations sur le terrain pour plus de transparence. Maintenant, l'arbitrage tunisien est souvent décrié notamment pour son incapacité à installer des représentants dans le top mondial. Il faut travailler sur le discours et la méthode.
Je trouve qu'en Tunisie, le constat est sévère, car la régression du niveau des arbitres est globale et ne concerne pas seulement la Tunisie. Il y a un problème de niveau dans tous les pays.
En Tunisie, l'ingérence des joueurs dans les décisions de l'arbitre, l'anxiété qui règne sur les gradins, les critiques des commentateurs, l'outrage et l'incandescence du discours et des passions managériales sont devenus difficiles à supporter pour nos arbitres. Ce n'est pas agréable à vivre, c'est sûr. Et ce culte de la contestation aiguë n'est pas bon pour notre sport-roi.
Pour l'arbitre, chaque match est un vrai challenge, un vrai défi à relever. On y ajoute le fait que le football, en tant que phénomène social total, vous expose directement à la vindicte ou vous porte aux nues. Et nous voilà face à un métier à risques.
En Tunisie, parler négativement de l'arbitrage, c'est trop facile.
Et, en même temps, nous savons qu'arbitrer un match de la Ligue 1, c'est vraiment très compliqué. Gérer 22 joueurs, plus les coachs, sans oublier les bancs et les supporters, ça en fait des ego à gérer et des intelligences collaboratives à encadrer!
Bref, c'est loin d'être une partie de plaisir.
Pour beaucoup d'arbitres, le match ne se limite pas au rectangle vert. Bien avant le coup d'envoi, l'homme en noir vient prévenir les joueurs qu'il se mettra à leur hauteur. Sorte de visite de «courtoisie» doublée d'un message de type subliminal (je suis seul maître à bord). Bref, nous avons aperçu plusieurs arbitres tenir un discours de ce type avec les joueurs du côté de la main courante, juste avant d'engager le tunnel menant au terrain.
Pour finir, je dirais qu'en Tunisie, nos stades sont des chaudrons et la ferveur qui y règne doit aussi forger le caractère et forme la carapace de nos arbitres. Regardez en Afrique par exemple.
Quand ils y officient, ils sont comme un poisson dans l'eau. Cherchez l'erreur» !


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