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La pénurie des médicaments est bien réelle
Entretien avec M. Mustapha Laroussi, Président du syndicat des Pharmaciens d'Officine de Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 04 - 2018


Entretien conduit par Samir DRIDI
Le secteur des médicaments souffre de plusieurs dysfonctionnements en raison d'une mauvaise gestion flagrante, de suspicion de corruption et de contrebande. Il faut trouver une solution dans le cadre de la bonne gouvernance, par la mise en place d'un système de contrôle rigoureux et permanent à différents niveaux, souligne M. Mustapha Laâroussi, président du syndicat des pharmaciens d'officine de Tunisie, qui fait la lumière sur ce secteur hautement sensible. Entretien.
On parle ces derniers temps de pénurie de médicaments, où en est-on au juste ?
Le syndicat des pharmaciens d'officine de Tunisie (Spot) a publié le 28/03/2018 un communiqué dans lequel il tire la sonnette d'alarme sur la situation critique de la Pharmacie centrale qui connaît une crise de trésorerie sans précédent, en raison du non-paiement de ses avoirs auprès de la Cnam et des structures publiques de santé.
Cette crise a mis la Pharmacie centrale dans l'incapacité de payer ses fournisseurs dans les délais impartis, entraînant le ralentissement d'approvisionnement en médicaments importés et même la suspension de livraison par certains laboratoires. Elle se traduit par un manque au niveau des officines et des structures de santé publique de plusieurs spécialités de médicaments, dont certaines sont indispensables et n'ont malheureusement pas de similaires. De ce fait, la pénurie est bien réelle et risque, si elle perdure, de poser un grave problème de santé.
Le secteur de la distribution des médicaments connaît aujourd'hui des difficultés. Serait-ce en raison de la mauvaise gestion de ce secteur ou à cause de la corruption et la contrebande ?
Le secteur de distribution des médicaments en Tunisie est bien réglementé, il repose sur deux principes essentiels, à savoir le monopole de l'importation qui est réservé exclusivement à la Pharmacie centrale, et le monopole de distribution et de dispensation qui est du ressort des grossistes répartiteurs et des pharmaciens d'officine pour le secteur privé et des pharmacies des hôpitaux pour le secteur public.
Ce système verrouillé et bien contrôlé confère une garantie de sécurité au niveau de l'importation et de la distribution contre les risques liés à la contrefaçon qui est un fléau qui menace la santé des citoyens dans beaucoup de pays. Grâce à ce système, la Tunisie est un des rares pays qui ne souffre pas de ce fléau.
Les dysfonctionnements que nous connaissons au sein de ce système et qui concernent le problème de la contrebande et celui de la mauvaise gestion posent, certes, un problème auquel il faut trouver une solution dans le cadre de la bonne gouvernance par la mise en place d'un système de contrôle rigoureux et permanent à différents niveaux. Toutefois, ces dysfonctionnements ne peuvent en aucun cas expliquer la situation actuelle qui est due à un problème grave de trésorerie.
Des enquêtes sont en cours pour suspicion de vols. Elles concernent la PCT, le centre de l'informatique du ministère de la Santé et des gestionnaires d'un stock de médicaments. Quelle est la position de votre syndicat à ce propos ?
Concernant les enquêtes en cours, nous considérons qu'elles ne peuvent qu'être bénéfiques pour une meilleure gouvernance du système de santé en général. Bien entendu, nous saluons toutes les initiatives qui contribuent à lutter contre les abus et les malversations qui peuvent exister, et que nous devons tous combattre.
Par ailleurs, et en raison de la persistance de la crise financière au sein de la Pharmacie centrale, certains laboratoires menacent de quitter le pays.
Comment se présente la situation actuelle des pharmaciens d'officine vis-à-vis de la Cnam ?
La situation très difficile de la Cnam, autre victime collatérale du déficit abyssal des caisses sociales (Cnss et Cnrps), a une répercussion très négative sur tous les pharmaciens d'officine qui sont confrontés à de graves difficultés financières dues aux retards de paiement de leurs avoirs auprès de la Cnam.
Actuellement, le délai de paiement est de cinq mois (délai conventionnel 14 jours ouvrables). Cette situation pèse lourdement sur l'économie des pharmacies, qui sont de très petites entreprises évoluant dans un secteur très réglementé avec une capacité d'endettement très limitée qui va entraîner des cessations de paiements et de faillites de nature à aggraver encore plus la disponibilité des médicaments pour le citoyen.
Quelles sont les solutions que vous préconisez pour sortir de la crise actuelle dans laquelle le secteur des médicaments s'est engouffré ?
Mises à part les solutions politiques qui ont pour objectif de trouver des solutions durables pour les caisses sociales, nous n'avons pas cessé, à notre niveau, et depuis des années, de demander l'activation des textes d'application, définissant les groupes des génériques, comme l'a exigé l'arrêté du 18/11/2008, permettant ainsi aux pharmaciens de pallier aux problèmes de manque pour les produits substituables.


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