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Quelle issue pour le bras de fer ?
Université de Sfax
Publié dans La Presse de Tunisie le 24 - 05 - 2018

Le prolongement lassant de la crise qui s'est installée depuis bientôt six mois au sein de certaines universités dans le pays suscite pas mal d'interrogations dans la mesure où la situation semble sans issue, le ministère de l'Enseignement supérieur et l'Union des universitaires chercheurs tunisiens, campant chacun sur ses positions. En effet, à part la guerre des communiqués, c'est le statu quo inquiétant, voire désespérant.
Le 21 mai courant, l'université de Sfax vient de rendre public le communiqué suivant : «L'université de Sfax porte à la connaissance des étudiants et de toutes les parties concernées qu'il n'y aura pas d'année blanche ni de réussite automatique et que les commissions pédagogiques n'ont aucune existence. L'université est en train d'œuvrer, en coordination avec les différentes institutions et le ministère de tutelle, à trouver les solutions efficientes qui tiennent compte de l'intérêt de l'étudiant, placé au-dessus de toute autre considération».
L'université de Sfax rappelle à tous les étudiants qu'il sont tenus de passer les examens de la session principale, qu'il s'agisse de ceux du premier et/ou du second semestre, conformément au calendrier annoncé dans chaque institution.
L'université tient à rassurer les étudiants ainsi que leurs parents que les rares institutions au sein desquelles les examens ne se sont pas déroulés dans leur totalité qu'elle prendra des mesures pédagogiques qui mettent en avant l'intérêt de l'étudiant, dans le cadre des règlements en vigueur.
En application des règlements et mesures en vigueur, l'université de Sfax rappelle que toute absence, qu'elle soit individuelle ou collective, entraînera l'attribution de la note zéro dans la matière concernée.
L'Université met également en garde contre toute tentative de perturbations du déroulement des examens qui exposera ses auteurs aux sanctions prévues par les règlements en vigueur .
Ces mesures, qui ne sont pas en réalité propres à l'université de Sfax, ayant été prises par le conseil de l'université à l'échelle nationale, n'ont pas manqué de susciter la réaction de l'Union des universitaires chercheurs tunisiens. Aïda Kammoun, coordinatrice à Sfax de la grève administrative décrétée par Ijaba, fait savoir, d'abord, que la crise s'étend à vingt-trois institutions universitaires y compris dans les trois universités du Grand-Tunis, contrairement aux chiffres avancés par le ministère de l'Enseignement supérieur et que les rangs des professeurs grévistes sont en train de s'étoffer, contrairement à ce qui est annoncé par le même ministère.
Commentant le contenu du communiqué du conseil de l'université, le professeur Kammoun indique : «Afin de résoudre la crise, le récent communiqué du conseil de l'université a annoncé que des solutions d'ordre pédagogique seront mises en œuvre en vue de court-circuiter les professeurs grévistes. Les solutions préconisées sont de trois ordres : l'allégement des programmes, la réussite conditionnée et la désignation d'un tiers enseignant qui serait chargée de l'élaboration des sujets d'examen».
Décortiquant ces trois solutions, notre interlocutrice met à nu les failles et le caractère illégal : «En effet, la première solution, telle que développée ces jours-ci ne sera pas basée sur des approches scientifiques pédagogiques et consensuelles entre le cadre de l'enseignement et des sections et les conseils scientifiques. Elle va donc buter finalement sur la condition sine qua non de la prise en compte de la note du contrôle continu de la matière objet d'allégement, lors des délibérations, une note attribuée par le professeur enseignant de la matière. Il s'agit, par conséquent, d'une tromperie évidente et d'une flagrante fuite en avant.
La réussite conditionnée est également une solution qui va à l'encontre de l'intérêt de l'étudiant dans la mesure où le ministère considère qu'il a raté un examen qu'il n'a même pas passé. Cette mesure ne fait en réalité que retarder la crise et la remettre à la prochaine année universitaire d'autant plus qu'elle n'est pas applicable aux classes terminales».
Concernant, la solution qui consiste à charger un professeur autre que celui de la matière à élaborer le sujet d'examen, en lieu et place de ce dernier, Aïda Kammoun, réplique : «Cette solution représente une nouvelle manœuvre destinée à porter préjudice au droit syndical, outre le fait qu'elle est de nature à créer un climat de tension au sein des institutions universitaires et à porter atteinte à la crédibilité des diplômes tunisiens sur les plan national et international».


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