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Tsitsipás, c'est l'avenir
Finaliste à Toronto
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 08 - 2018

Le Grec, spectaculaire et héroïque, a enchanté le public canadien en se hissant en finale à Toronto. Et mis un sacré coup d'accélérateur à son ascension.
Rafael Nadal a remporté le Masters 1000 de Toronto et montré — s'il en était encore besoin — qu'il est un numéro un mondial très costaud mais cette étape canadienne du circuit ATP aura été marquée par le parcours jusqu'en finale de Stéfanos Tsitsipás, l'un des profils les plus attractifs de la Next Gen. Le jeune Grec, qui a fêté ses 20 ans pendant le tournoi, déjà classé 27e mondial, a basculé dans le très haut niveau en quelques jours, en s'offrant successivement : Dominic Thiem (n°8 mondial), Novak Djokovic (n°10), Alexander Zverev (n°3) et Kevin Anderson (n°6).
Un joueur de moins de 20 ans qui bat sur le chemin de la finale quatre top 10 dans un même Masters 1000, c'est tout simplement du jamais vu. Il y a l'identité prestigieuse des victimes bien sûr, mais aussi et surtout ce qui s'est passé pendant les matches : le niveau de jeu moyen toujours très élevé, l'intensité physique et mental, le suspense et des hot shots à la pelle. Ces quatre matches — à un degré moindre celui face à Thiem — ont été des bastons formidables, notamment celles contre Zverev, où il écarté deux balles de matches et la demi-finale face à Anderson, conclue au jeu décisif de la troisième manche. Réussir une voire deux très grandes perfs, c'est une chose. Les répéter en est une autre. C'est en cela que le parcours de Tsitsipás interpelle. D'autant qu'en finale, l'Athénien a failli remettre ça lorsqu'il s'est procuré une balle d'égalisation à un set partout, sauvée par Nadal d'une amortie qui a... heurté le filet.
Un jeu simple
Tennistiquement, Tsitsipás, c'est tout ce qu'on aime : un jeu simple, direct, avec un coup droit qu'il varie à loisirs, plus à plat ou plus enroulé, et un revers à une main — Hallelujah ! — qui charrie des étincelles. Côté service, ça envoie comme il faut — le garçon affiche 193 cm — et il n'éprouve aucune timidité à venir au filet, c'est même un des piliers de son jeu. Bref, pas mal de choses pour plaire, auxquelles il faut évidemment ajouter la fraîcheur, le sourire, le bonheur de croquer à pleines dents dans ce début de carrière et une gueule de star, ce qui n'est pas pour déplaire à l'ATP, forcément soucieuse de «l'après-Big 4». Tsitsipás est déjà — au moins — entré dans l'histoire tennistique de son pays, puisqu'aucun Grec n'était encore parvenu dans le Top 100, une barrière franchie en octobre l'an passé. Le nouveau héros est numéro 15 (et 11e à la Race). A Barcelone, au printemps, il était aussi devenu le premier Grec depuis Nicholas Kalogeropoulos en 1973 à Des Moines (Iowa) à disputer une finale ATP, d'ailleurs déjà battu par Nadal.
Comme chez les Zverev, le tennis est une histoire de famille chez les Tsitsipás. Sa maman, née à l'époque de l'Union soviétique, est Julia Salnikova devenue Apostoli après son mariage avec le père de Stéfanos, qui s'est hissée à la 130e place mondiale en 1992 et qui, pour l'anecdote, a disputé les Interclubs avec le TC Plaisir sur la toute fin de sa carrière. Le papa est coach de tennis et s'occupe évidemment de son fils avec le soutien actif de la Mouratoglou Academy. Patrick Mouratoglou n'allait pas passer à côté d'un joueur, dont il partage les origines. La sœur de Stéfanos, Elisavet, et ses frères, Pavlos et Petros (qui apparait à la 1.848e place du classement ATP) suivent ses traces.
Il y a quelques semaines, Tsitsipás a raconté au Telegraph l'événement qui l'a complètement changé : il y a trois ans, alors qu'il profitait à la plage d'un jour off pendant un tournoi Future à Heraklion pour se baigner, il s'était laissé emporté par les vagues et le courant. Il s'est alors vu mourir, avant que son père ne vienne à sa rescousse. «Ça a changé mon attitude vis-à-vis du sport. Quand on doit faire face à ce genre de situation, et que l'on s'en sort, votre cerveau fonctionne différemment. Et vous appréciez bien plus la vie», a-t-il expliqué. Traduisons : il n'y a pas mort d'homme lorsque l'on perd un match de tennis. Cette distance, cette lucidité, par rapport à ce qu'il est en train de vivre, s'il parvient à les garder, seront pour beaucoup dans son éventuelle réussite. La vie du jeune Tsitsipás a donc basculé non loin d'une plage de Crète, il n'y a pas si longtemps. Mais peut-être aussi son destin de champion finalement...


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