The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le Conseil des sciences de l'ingénierie (CSI) de l'Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) vient de publier une étude prospective stratégique de la sécurité alimentaire en Tunisie à l'horizon 2070 qui résulte d'une initiative conjointe du conseil de l'ordre et du Centre International de Recherche Agricole dans les Zones Arides (ICARDA). L'étude synthétise les résultats de travaux de réflexion menés de 2023 à 2025 dans un contexte mondial marqué par une forte incertitude et des mutations majeures, imprévisibles tant sur les plans environnemental, socioéconomique que géopolitique et où la prospective stratégique constitue un outil essentiel. Vers un système agroalimentaire résilient En s'appuyant sur une analyse approfondie des facteurs internes et des forces motrices externes, elle permet d'anticiper les changements majeurs et d'amener les parties prenantes à explorer les futurs possibles, présentés sous forme de scénarios prospectifs plausibles. Le CSI indique que cette approche éclaire les choix stratégiques et favorise l'identification d'innovations et d'options capables d'orienter les politiques et actions vers un système agroalimentaire résilient, contribuant efficacement à la sécurisation alimentaire en Tunisie. L'étude souligne que le recours à une agriculture durable est devenu « une nécessité urgente » pour préserver les ressources naturelles et assurer une production pérenne. Parallèlement, elle insiste sur l'importance cruciale de modifier les habitudes de consommation, de plus en plus dépendantes des importations et donc vulnérables aux crises internationales. Une responsabilité commune des réformes Le document alerte sur la fragilité actuelle du système alimentaire tunisien, exacerbée par les récentes perturbations d'approvisionnement, la flambée des prix et l'érosion du pouvoir d'achat. Il appelle à une réflexion sérieuse sur des modèles agricoles alternatifs afin de renforcer l'autosuffisance nationale. Particulièrement, l'étude affirme que la sécurité alimentaire « ne saurait être la responsabilité d'un seul secteur ». Elle requiert une coordination interministérielle étroite impliquant notamment les ministères de l'Agriculture, du Commerce, de l'Economie et de l'Environnement, ainsi que la résolution de dysfonctionnements structurels, comme la fragmentation des terres agricoles. En somme et bien que la sécurité alimentaire se soit progressivement améliorée au pays, il n'en demeure pas moins important de rappeler que la situation reste fragile. Quelques facteurs menacent la stabilité de la sécurité alimentaire dans ces différentes dimensions. Le changement climatique, à travers son impact négatif sur les rendements et la production des principales cultures, ne peut qu'accroître ces vulnérabilités et en particulier renforcer la dépendance du pays au marché alimentaire mondial. Par ailleurs, au-delà de certains aspects, largement abordés et qui se réfèrent à la technologie, à la promotion des pratiques agro-écologiques ou encore aux réformes institutionnelles, assurer la sécurité dans un contexte de changement climatique implique une réhabilitation de l'agriculture familiale, une réorientation de la politique agricole vers les produits stratégiques et une reconnexion avec la diète méditerranéenne. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!