Après une longue absence des terrains, le latéral droit «sang et or» a marqué son retour par un but. Il n'a pas encore 90' dans les jambes, mais il n'a pas perdu de sa verve non plus. Une équipe qui se veut forte est avant tout une équipe solide en défense. Car avant de penser à faire le jeu, il faut penser d'abord à protéger ses arrières. Et alors que certains observateurs estiment que l'équipe de Bab Souika n'a pas fait assez de recrutements pour faire face aux défis qui l'attendent cette saison, les remaniements opérés par Khaled Ben Yahia, à l'occasion du match d'ouverture du championnat, ont démontré que l'effectif «sang et or» est suffisamment garni quantitativement et qualitativement. Sauf qu'un turnover s'impose dans les matches à venir pour permettre d'un côté à certains joueurs de souffler un peu et, d'un autre côté, donner progressivement du temps de jeu à ceux qui en manquent. Chose que Khaled Ben Yahia a fait lors de la rencontre face à l'Union Sportive de Tataouine. Par ailleurs, les changements opérés par le coach « sang et or » ont touché essentiellement la défense, un compartiment qui a été la cible de virulentes critiques ces derniers jours, particulièrement après la défaite concédée devant Al Ahly du Caire en Ligue des champions. L'axe central a connu le retour de Chamseddine Dhaouadi, remplacé à la mi-temps par la nouvelle recrue Aymen Mahmoud. Un remplacement forcé, vu que Dhaouadi était dans l'incapacité de terminer le match. Idem pour Iheb Mbarki et Aymen Ben Mohamed, titularisés respectivement sur les flancs droit et gauche de la défense et qui ont dû céder leurs places après une heure de jeu. Les places sont désormais chères... Face à Al Ahly du Caire, il y a tout juste une semaine, la défense a constitué le maillon faible de la chaîne «sang et or». Avant-hier devant l'Union Sportive de Tataouine, ce compartiment a donné des signes de regain de santé. Désormais, on peut même parler de concurrence dans tous les postes, particulièrement sur le flanc droit de la défense. Absent des terrains pendant de longs mois, Iheb Mbarki a marqué son retour en inscrivant un but. Il n'a pas encore 90' dans les jambes, mais il n'a pas perdu de sa verve non plus. Mbarki a démontré contre l'US Tataouine qu'il sait toujours jouer collectif. En témoigne l'action qui a conduit à l'ouverture du score quand il a lobé de la tête le portier sudiste suite à un centrage bien travaillé de Youssef Belaïli. Mbarki n'a disputé que les 55 premières minutes de la rencontre, mais il a sorti un match correct sur le plan défensif, outre qu'il n'a rien perdu de ses qualités offensives. Il a été remplacé par le jeune Meskini qui, lui aussi, a sorti un match correct. De quoi mettre la pression sur Sameh Derbali. A notre humble avis, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que Iheb Mbarki retrouve son rang de titulaire. Sur le flanc gauche de la défense, Aymen Ben Mohamed, ce latéral gauche « sang et or » depuis juin 2016 et qu'on a vu rarement sur le terrain pour cause de blessure, n'a pas démérité non plus. Sauf que lui aussi a besoin de temps de jeu pour devenir compétitif à 100 %. Regain de forme de Badri et Khénissi Si l'attaque « sang et or » s'est bien portée avant-hier, c'est grâce au regain de forme de Badri dont les apparitions furent ternes depuis sa participation au Mondial de Russie. Un autre joueur a vu enfin le bout du tunnel. Il s'agit de Yassine Khénissi qui a retrouvé le chemin des filets après des mois de disette. Toutefois, le joueur «sang et or» le plus en forme du moment demeure l'Algérien Youssef Belaïli. Mais il ne peut faire à lui seul tout le travail et il a besoin de Yassine Khénissi, mais aussi de Saâd Bguir en grande forme, pour que l'entreprise offensive soit efficace à 100%. Bref, les «Sang et Or» peuvent bâtir sur leur victoire remportée devant l'Union Sportive de Tataouine à condition que tous les joueurs mettent les bouchées doubles, particulièrement dans le compartiment défensif.