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L'avenir incertain d'un parti
Nida Tounès
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 09 - 2018

Hier, à quelques heures seulement de l'interview du président de la République, la rumeur enflait et reprenait
de plus belle. Comme pendant toute la semaine, le départ de Hafedh Caïd Essebsi est évoqué par des "sources dignes de foi" ou des "sources bien informées"
Partira, partira pas, tout l'avenir d'un jeune parti politique qui a indéniablement joué un rôle majeur dans l'histoire politique contemporaine post 14 janvier semble reposer sur le départ ou le maintien à son poste du directeur exécutif de Nida Tounès, Hafedh Caïd Essebsi. Hier, à quelques heures seulement de l'interview du président de la République, Béji Caïd Essebsi, la rumeur enfle et reprend de plus belle. Comme pendant toute la semaine, le départ de HCE est évoqué par des "sources dignes de foi" ou des "sources bien informées" de médias mainstream. "Selon nos sources, HCE se serait retiré du poste de directeur exécutif de Nida Tounès, et que Ridha Belhaj a été nommé pour préparer le congrès", peut-on lire sur le site web d'une radio privée. L'information est toutefois formellement démentie par Ridha Belhaj en personne. Depuis le début de la crise, les dirigeants de Nida Tounès n'ont pas cessé de démentir ces rumeurs, sans pour autant parvenir à les faire taire de manière définitive. C'est que même parmi les plus fidèles, les langues se délient et le leadership du fils du président est ouvertement contesté. De Fatma Mseddi à Ons Hattab, on n'hésite plus à parler d'un après Hafedh Caïd Essebsi. L'interview du président de la République devrait clarifier de manière définitive sa position concernant HCE. Même s'il a beaucoup perdu de son autorité ces derniers mois, le président de la République reste très respecté au sein du parti et même en dehors. Un désaveu de son fils en direct à la télévision pourrait ruiner la carrière politique de HCE. En même temps, compte tenu de la nouvelle configuration politique, le soutien du président à son fils pour la seconde fois n'arrangerait pas ses affaires au parti.
Par ailleurs, rien non plus n'indique que la démission, le départ ou l'éviction de Hafedh Caïd Essebsi de la direction du parti signifierait la fin de la crise à Nida Tounès. En effet, l'absence d'un "numéro 2" consensuel au sein de Nida Tounès pourrait faire basculer le parti dans une nouvelle guerre interminable de succession. Seul un congrès électif (promis depuis des années) permettrait de départager tout le monde. Cependant, l'histoire récente des partis politiques en Tunisie nous a appris que les congrès engendrent souvent des défections. Certains mécontents des résultats d'un hypothétique congrès, jetteront l'éponge. L'hémorragie des démissions continuera donc forcément, et fragilisera davantage le parti du président de la République. Des personnages clés du parti refuseront à coup sûr de jouer les seconds couteaux.
Nida Tounès continue à bénéficier du support de plusieurs puissants hommes d'affaires. C'est la raison pour laquelle la prophétie de la fin de Nida Tounès ne s'est toujours pas réalisée, malgré la crise profonde. D'un autre côté, le temps presse et ne joue pas en faveur du parti. 2019 sera probablement une année élective, et tandis que le camp de Youssef Chahed se fortifie, Nida Tounès s'affaiblit.


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