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Le bricolage a ses limites
Billet
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 12 - 2018


Par Jalel Mestiri
Le manque de moyens sous ses différentes formes est devenu l'une des principales singularités du football tunisien. Le constat, qui manquait de validité empirique dans le passé, distinguait les clubs aux gros budgets de ceux qui comme toujours n'avaient presque pas de ressources, et particulièrement de bailleurs de fonds et d'investisseurs. Aujourd'hui, la différenciation a pris une nouvelle signification. Elle touche même ce qu'on appelle communément les grands clubs, au moment où certains sont frappés du sceau des dépenses démesurées et effrénées.
Lorsque l'on soulève le couvercle de la Ligue 1, l'on ne peut se retenir devant le gâchis auquel les clubs tunisiens s'adonnent. Il convient de souligner à cet effet l'émergence d'un nouvel ordre sportif.
En ce temps de bilan, consolant pour certaines équipes, désolant pour d'autres, évoquer la reconversion et les dérives du football tunisien ne sera pas de trop. Plus encore, cela pourrait confirmer l'incapacité de pouvoir prendre le bon chemin.
Ce qui se disait à demi-mot par les plus avertis se confirme: le football d'aujourd'hui, son appareil et ses hommes sont en train de souiller un passé et monument prestigieux... Incapables de comprendre qu'un nouveau monde est né, la plupart des responsables, parachutés accidentellement dans le sport depuis 2011, font la sourde oreille aux appels à la raison. Sourds et méprisants devant les colères qui grondent autour du football. Ils ont abaissé la fonction ‘'responsable'' par des actes dont elle risque de ne pas se relever de sitôt.
Certains clubs et leurs dirigeants dérogent cependant à la règle. Ils continuent à faire de la résistance sans parvenir pour autant à améliorer une situation financière calamiteuse qui dure et perdure. Le bricolage a toujours ses limites.
Il n'est plus difficile de comprendre comment le football est tombé si bas. La responsabilité de certains est totalement engagée dans la mesure où, à aucun moment, ils ne semblaient s'inquiéter de ce qui se passait. On ne s'étonne plus des arguments lancés ici et là à tort et à travers. On n'en voit pas, sinon très peu, ceux qui font vraiment l'unanimité dans leur entourage. D'ailleurs, ils sont la cible de critiques de plus en plus virulentes. Et comme aucun travail sérieux n'a été fait au préalable, ce serait une illusion de s'attendre à une prise de conscience de la part de responsables qui n'arrêtent pas de surprendre par leur incompétence, leur inexpérience et leur impuissance.
Que ce soit sur le plan de la fiabilité sportive, ou d'ordre structurel, le football tunisien n'a plus la même carte d'identité. Il n'a plus la même crédibilité. Depuis leur intronisation, chacun dans son coin, ces responsables sportifs se sont enfermés dans le déni, le mensonge et la provocation. Il aurait simplement suffi qu'on déclenche une véritable réflexion sur le football, qu'on se penche sur les véritables problèmes qui entravent sa marche. Au lieu de quoi, ils ont préféré user de tout leur poids pour s'attaquer et pour polémiquer. Leur procédure? On en mesure aujourd'hui les aberrations.
On ne sait plus où on va, ni comment on va. A aucun moment, en tout cas, les différentes parties prenantes n'ont donné l'impression de pouvoir remédier à une situation devenue insoutenable. On a beau vouloir s'inscrire dans une alternative de rigueur, les bonnes solutions, les vraies, ne sont pas toujours là. A l'image de certains dirigeants qui ne font que pousser au paroxysme une «logique» d'échec qui foule aux pieds les traditions de notre football.
Si l'on sait comment tout cela a commencé, l'on ignore comment cela va finir. Chacun campe sur ses positions et l'on ne se rend pas compte des répercussions qu'une pareille obsession peut avoir sur tout le sport tunisien.


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