Fin de la cavale du meurtrier de Farès, le jeune serveur tunisien d'origine Djerbienne tué par balles pour un sandwich    Le nouveau Gouverneur de Sfax – Anis Oueslati – prête serment devant le Président de la République    La Poste Tunisienne première institution à l'échelle internationale certifiée « Masterpass QR » de MasterCard internationale    Tunisie – El Haouaria : Arrestation d'un individu ayant brûlé le drapeau national    Coupe arabe des clubs : Le Syrien Masoud Tufayelieh pour Al Nejmeh-Espérance ST    Que faire lors d'un vol retarde Brussels Airlines ?    Tunisie: Un patient se tue en se jetant du quatrième étage de l'hôpital de Jendouba    Slah Mosbah aux festivals : programmé à son insu    Mercato : Franck Ribéry rejoint la Fiorentina (Officiel)    Les candidats aux élections présidentielles tunisiennes par Noor sur TikTok (Vidéo)    La balance commerciale alimentaire déficitaire de 801,4 MD à fin Juillet 2019    US Open : Malek Jaziri éliminé dès les qualifications    Avec STYLE SET FREE, Hyundai dévoile son approche centrée sur le client pour la mobilité future    Selma Elloumi entre rigueur industrielle et labour agricole    Mercato: Islam Slimani rejoint l'AS Monaco (Officiel)    Rentrée 2019 : Ooredoo lance le paiement des frais de scolarité du primaire par recharge téléphonique    René Trabelsi en visite inopinée dans des unités et restaurants touristiques    Nouvelle unité aérienne de la Garde nationale équipée de 3 hélicoptères dotés de technologies de pointe    Ligue 1 : un changement au programme de la première journée    Les Nuits du Musée de Sousse, 8e édition du 21 au 27 août 2019 (Programme)    Tunisie – Rentrée 2019/2020 :Liste des crèches et jardins d'enfants autorisés    L'aéroport de Tunis-Carthage ouvre à nouveau ses portes au public dès jeudi 22 août    Tunisie- Yaacoubi appelle le ministère de l'éducation à publier les accords garantissant les droits des enseignants    Les diplomates portent le brassard rouge, pourquoi protestent-ils ?    Tarajji – EST : Youcef Belaïli reprend l'entraînement    Un bus de la SNT carbonisé à El Mourouj 3    En photos : Une rame de métro déraille à la station du Bardo    Nouvelle grève dans les bureaux de la poste    L'UGTT adresse 101 questions aux partis politiques et aux candidats à la Présidentielle    Ennaceur insiste auprès des présidents de l'ISIE et de la HAICA sur la neutralité de l'administration, l'intégrité et la transparence lors des élections    RECEPTION JEUDI 22 AOUT 2019 À 20H00 MEDIA CENTER DU THEÂTRE ROMAIN DE CARTHAGE    Malgré de meilleurs chiffres en économie, le Tunisien reste pessimiste    Festival Carthage 2019: Grand Gala de l'Opéra Italien, invité surprise de la 55e édition, le 23 août sur scène    801,4 MD de déficit pour la balance commerciale alimentaire à la fin juillet    Décès de l'ancien Mufti de la République Cheikh Mokhtar Sellami    Traque de terroristes à la frontière algérienne    Ghofrane Khelifi et Nihel Cheikhrouhou (Judo) remportent chacune la Médaille d'Or des Jeux Africains au Maroc    Le visa Schengen sera désormais plus dur à obtenir    Tabarka Jazz Festival 2019: 19ème édition du 20 au 24 Août    Syrie: Les forces du régime entrent dans une ville clé du nord-ouest du pays    Depuis onze jours, des dizaines de migrants restent bloqués en mer    « Béatrice un siècle » de la Tuniso-canadienne Hejer Charf à la Biennale d'art contemporain dédiée aux artistes femmes à Rabat    Le Club Sportif Sfaxien remporte la Coupe de Tunisie de football (coupe de Feu Béji Caïd Essebsi)    Inquiétante amplification du trafic d'objets archéologique en Tunisie    LE monde dresse le portrait de Lotfi Abdelli    Libye : L'armée libyenne bombarde la piste de décollage de l'aéroport de Zouara    10 blessés dans l'atterrissage en urgence d'un Airbus sur un champ de maïs    Liquidation de 2 terroristes à Jebal Orbata dans le gouvernorat de Gafsa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une facture salée
Bassin minier — Concours de la CPG
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 01 - 2019


La valse des chiffres se poursuit…
Nullement épargnée par une conjoncture mondiale difficile et exposée à un mouvement violent de revendications sociales, la CPG est certes au creux de la vague avec cette baisse sensible du chiffre d'affaires qui explique les énormes préjudices subis par l'économie du pays et auxquels il est difficile de remédier dans l'immédiat. Mais l'espoir de voir un happy-end des turbulences reste de mise.
Avec une note d'optimisme, le secteur a de beaux jours devant lui même si la rude concurrence le met dans une situation difficile. Mais est-ce suffisant de verser dans un optimisme béat pour espérer sauter le cap ? Ne seraitce pas plutôt plus judicieux de se pencher sur les causes inhérentes pour remonter la pente raide et administrer la juste thérapie ? Autant d'interrogations qui s'imposent mais la plus pertinente ou plutôt celle qui dérange pointe du doigt tous les gouvernements qui se sont succédé depuis le 14 janvier et leur incapacité de résoudre le dossier brûlant du Bassin minier. Est-ce un échec des décideurs politiques dans la gestion des crises ou la complexité de ce dossier multifacette qui fait que sa résolution est loin d'être une sinécure ?
Des mouvements de protestation violents
En terminologie médicale, administrer une thérapie requiert un diagnostic pour définir l'agent causal. Alors qu'en est-il pour le secteur minier ? Un arrêt sur image laisse dégager les premiers symptômes d'une crise annoncée, il s'agit de la création de la société de jardinage et de l'environnement qui a donné lieu à cette série interminable d'agitations sociales à chaque annonce des résultats. Un climat de tension règne dans le Bassin minier depuis l'instauration du «concours bombe» faisant de cette région minée par le chômage une arène de conflit entre la CPG et les candidats. Est-ce le mécontentement ou l'absence de confiance qui met le feu aux poudres? D'autre part, le concours de recrutement à la CPG fait admettre qu'un dysfonctionnement a plongé le Bassin minier dans un état de délitement et c'est ce grand trust qui paie la facture. Nous sommes le 17 novembre 2018 lorsque les résultats ont été annoncés sur la toile après une attente qui n'a que trop duré (2 années). S'en est suivi alors un mouvement violent de protestations qui a bloqué 60 % de la production de phosphates sur les différents sites. Même si l'activité a repris dans les unités de Métlaoui qui accaparent 75% de la capacité productive du Bassin minier ; alors que le reste (25%) est partagé par les sites de Redeyef, Mdhilla et Moularès qui sont encore en arrêt forcé. Face à ce constat, il n'en demeure pas moins important de signaler cette corrélation entre les résultats et leur binôme que sont les protestations. Une sorte de cercle vicieux apparu dès l'instauration du concours de recrutement de la société de l'environnement et du jardinage. Mais force est d'admettre que ces interruptions répétées de la production puisent leur explication dans ce climat d'hésitation qui précède souvent la proclamation des résultats imprégnés d'irrégularités, tel qu'il nous a été rapporté par des sit-inneurs.
Condamné à trouver du travail aux chômeurs
S'est installé, dès lors, un climat tendu entre les demandeurs d'emploi et la compagnie minière sur fond de pression permanente traduite par «un harcèlement» de ce trust condamné à absorber la crise aiguë de chômage dans la région. Mais empressons-nous de dire que les soubresauts vécus par le pays depuis la révolution ont fait que la machine productive est souvent grippée et le chiffre de référence est difficile à rééditer depuis 2010 avec un volume record de 8, 6 millions tonnes alors qu'il a oscillé entre 2 et 4 millions tonnes pour la période (2011-2016). Conséquence inéluctable : le volume des exportations du phosphate et dérivés qui a atteint 10% en 2010 de l'ensemble des exportations tunisiennes a chuté à 3% en 2015. La conséquence qui fait grincer des dents s'est fait ressentir sur les pertes causées par cette chute estimées à 1 milliard de dollars depuis la révolution. Pour enchaîner avec le langage des chiffres, source d'un déséquilibre de la balance financière de la compagnie, 80% de son volume de production ont été perdus à cause de ce climat d'instabilité sociale. Alors, serait-il raisonnable de mettre au point un plan d'austérité pour redresser une balance qui bat de l'aile et se replacer dans le groupe concurrentiel ? L'action massive de recrutement entamée depuis la révolution n'est pas de manière à permettre une thérapie efficiente car si la CPG employait 4.700 agents en 2008, cette masse ouvrière a observé une hausse fulgurante pour atteindre 6.619 en 2015 sans omettre de comptabiliser les 12.000 agents recrutés sous la bannière de la société de l'environnement et de jardinage et pour lesquels une masse salariale estimée à 70 millions de dinars est mobilisée (…).


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.