Dans le cadre de son programme consacré aux rencontres avec les écrivains tunisiens, la Maison du roman de la Cité de la culture vient d'organiser une rencontre avec l'universitaire et écrivain tunisien Mahmoud Tarchouna autour de « L'écriture et la critique ». Cette rencontre a été ouverte par Abdelaziz Ben Arfa, critique, traducteur et compagnon de route de l'auteur qui a soulevé la controverse autour de ses écrits dans son ouvrage « Lectures dans les travaux critiques et de création du professeur Mahmoud Tarchouna ». A cette occasion, et en parlant de son expérience en tant qu'auteur, Mahmoud Tarchouna révèle : «Je revois constamment mon écriture en ne cédant en aucun moment à l'autosatisfaction pour enfanter le meilleur de moi-même. Mais quand je regarde les titres des vingt-quatre livres publiés jusqu'à présent, je constate leur diversité. Ils traitent aussi bien de la critique que de la traduction. Cela n'empêche que mon œuvre appelle à plus d'enrichissement en matière littéraire. Les quatre romans, dont j'ai entamé la publication depuis 1993, traitent de plusieurs questions, dont la dimension sociale dans ‘‘Donia'', existentielle dans ‘‘Le miracle'', historique dans ‘‘La statue'' ou intellectuelle dans ‘‘La porte de la lumière'' ». Mahmoud Tarchouna est l'auteur d'une douzaine de livres de recherche et de critique littéraire sur le roman tunisien et arabe, dont « Les Marginaux dans les récits arabes et le roman picaresque espagnol », les approches méthodologiques, la narratologie et la littérature comparée appliquée aux Mille et une Nuits. Il compte aussi à son actif une étude et une édition critique intitulée « Cent et une Nuits », un livre traduit en portugais, en russe, en allemand et en japonais, comme il a traduit quatre livres, dont le roman « La Prière de l'absent » de Tahar Ben Jalloun.