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Diakité en a décidé ainsi !
LE CSS PIETINE FACE A UNE CORIACE UST
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 03 - 2019

En ne parvenant pas à Tataouine à rompre la série de matches nuls qui sont loin de faire leur affaire en championnat, les «Noir et Blanc» sont en train de gâcher leur étoffe de sérieux prétendants.
On n'arrête pas de le dire ces derniers temps, on n'en finit pas même de vanter la richesse de l'effectif du CSS allant jusqu'à affirmer qu'il dispose de trois formations se valant et qu'il n'a aucun problème à tourner périodiquement cet effectif sans que la prestation ou les résultats en souffrent le moins du monde. On oublie que la richesse d'un effectif, c'est dans la qualité avant la quantité. C'est avec des poids lourds, de vrais talents dans les trois compartiments, des joueurs de grande valeur et au-dessus du lot qu'on fait la différence, qu'on aligne les succès les uns après les autres, qu'on distance les concurrents directs et qu'on prend le large pour ne plus être rattrapé. Ce n'est pas, à coup sûr, avec des poids-plumes, comme vient de le confirmer le CSS sur lequel on ne tarit pas d'éloges. Les deux nuls aussi amers l'un que l'autre concédés en coupe de la CAF face à Enugu Rangers et Salitas l'on montré. Le 1 à 1 à Tataouine mercredi l'a confirmé. En tenant en échec l'Espérance à Radès, l'ESMétlaoui a donné un tremplin au CSS pour revenir à un point du leader et être constamment présent dans son rétroviseur. Une équipe de gros calibre n'aurait pas raté cette perche en or pour revenir à la charge comme sérieux prétendants au titre. Les Sfaxiens ne sont pas malheureusement parvenus à le faire devant l'UST et se sont finalement résignés à un nouveau partage des points qui a le goût d'un échec si l'on sait que seule une victoire les aurait remis sur orbite et leur aurait permis de reprendre confiance et de chasser le signe indien. Si l'on explique ce nouveau faux pas par les 9 absences de poids pour ce match, c'est un aveu explicite que l'effectif n'est pas aussi riche en qualité comme on le prétend et que les remplaçants n'ont pas fait oublier les absents. Commençons par la charnière centrale Amamou-Dagdoug qui a commis deux bévues monumentales durant les 20 premières minutes de jeu. Quatrième minute : le demi Mahmoud Messaï donne un ballon dans l'intervalle et dans le dos justement de cette paire centrale pour un Ismaïl Diakité curieusement sans surveillance et libre de tout marquage. Tête-à-tête du Mauritanien avec le portier Dahmen qui anticipe la frappe croisée et protège son angle droit, mais se fait piéger par le redoutable attaquant tataouini qui opte pour un joli petit pont audacieux et lui glisse la balle entre les jambes. Laisser un joueur aussi rapide et bon technicien, bourreau de pas mal de gardiens de but, se déjouer d'une telle manière de la défense «noir et blanc», est un signe de naïveté et de faiblesse dans le marquage et la couverture, dont la responsabilité incombe au duo Dagdoug-Amamou, mais aussi à l'arrière gauche Achraf Zouaghi qui laisse beaucoup d'espace sur son flanc.Rebelote 16 minutes après avec une nouvelle action copier-coller qui a failli aussi faire mouche et tuer le match avant la demi-heure de jeu sauf que, cette fois, le même Ismaïl Diakité, seul en face de Dahmen, choisit le tir croisé qui n'est pas loin du poteau droit (20e). Cette entame de match facile pour les Tataouinis a surpris aussi bien Skander Kasri qui n'en croyait pas ses yeux de trouver aussi vite le chemin du but que Ruud Krol qui ne s'attendait pas à un tel naufrage d'entrée de jeu. Il a fallu patienter jusqu'au retour des vestiaires après la pause, et l'entrée de Bouraoui et, surtout, de Oueslati pour assister au réveil sfaxien avec une prise d'assaut sans répit de la cage de Kordi. Quatre actions de jeu en quatre minutes ont ébranlé l'assurance de l'arrière-garde tataouinie et ont fini par la mettre à genoux. Un bolide de l'Algérien Ghrichi atterrit sur la barre transversale à quelques centimètres de la lucarne (51e), suivi d'un tir cadré de plus de 30 mètres non moins puissant de Moncer, brillamment repoussé par Kordi (52e) qui a dû user de nouveau de tout son savoir-faire pour s'opposer à une frappe des plus dangereuses de Oueslati (53e) avant de s'avouer battu sur une reprise de tête de Amamou à bout portant sur corner (55e). Ce réveil tonitruant des Sfaxiens allait-il se transformer en raz-de-marée ? Eh bien, non ! Non seulement parce que Skander Kasri et les siens ne sont pas restés les bras croisés et ont tenté de reprendre le contrôle d'une situation qui leur échappait, mais aussi parce que les Sudistes sfaxiens n'avaient pas les gros moyens, les ressources techniques nécessaires et le potentiel offensif de qualité pour profiter de leurs moments forts. Leur seul fer de lance, sur qui reposaient tous les espoirs pour donner le coup de grâce, en l'occurrence Firas Chaouat, était hors sujet et n'arrivait pas à sortir de son long passage à vide et à retrouver son flair et son sens du but, loupant à cinq minutes de la fin une belle occasion de doubler la mise alors qu'il était dans une position des plus idéales. Cinq matches, cinq nuls toutes compétitions confondues, c'est bien la preuve que le CSS peine de plus en plus à créer des occasions de but et à concrétiser les quelques opportunités de scorer qui s'offrent à lui. L'interdiction de transfert y est pour beaucoup, car la force principale du club résidait dans la qualité des joueurs étrangers qu'il engageait et qui donnaient un grand plus au groupe. Le CSS était numéro un en Tunisie avec l'Etoile du temps de Slim Derouiche dans le choix de ces «oiseaux rares» qui font la différence au niveau national et africain. C'est vrai que les «Noir et Blanc» ont ce grand record de 15 matches sans défaite à leur actif, mais pour survoler le championnat, pour écarter de sa route les autres concurrents directs, pour monter sur le podium et brandir de nouveau le trophée de champion qui leur manque intensément, il faut des succès sans coups d'arrêt. Des succès plus que probants, successifs, larges et séduisants, comme ils ont eu l'habitude de nous offrir dans un passé récent. Ruud Krol, qui est en train de tuer l'essence même du football sfaxien, à savoir le collectif et la créativité, risque de se trouver devant l'obligation de s'éclipser si un déclic et un changement de cap ne s'amorcent pas dans un temps plus que court, très limité.

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