Les «cadres» n'ont qu'à bien se tenir, la relève est en passe de bousculer la hiérarchie précédemment établie La date de la reprise du championnat 2010-2011 n'est pas encore fixée officiellement mais plusieurs indices plaident en faveur du retour aux stades au cours des premiers jours du mois de mars. Entretemps, l'Etoile Sportive du Sahel qui est à un point du leader espérantiste, continue le plus normalement du monde sa préparation afin que les coéquipiers de Seïf Ghezal soient au summum de leur forme dès le prochain match comptant pour la deuxième manche de la phase retour face au CSHL. Intérêt pour les jeunes En suivant de près les différentes péripéties de la préparation des Etoilés lors de cette trêve forcée, nous avons noté l'intérêt accordé par le staff technique dirigé par Mondher Kebaïr aux jeunes espoirs de l'équipe phare du Sahel. En effet, le coach étoilé ne cesse de s'entretenir avec ces jeunes joueurs l'un après l'autre. D'ailleurs, nous avons pleinement la certitude que le courant passe parfaitement entre Mondher Kebaïer et ses protégés. Nous avions par le passé évoqué les qualités indéniables du technicien sahélien en tant que formateur. Et tous ceux qui l'avaient côtoyé lors de son passage à la tête du centre de formation des jeunes de l'Etoile sont de cet avis. Ainsi, l'amalgame entre joueurs chevronnés et autres jeunes ambitieux semble réussi. La participation de six joueurs à la Chan 2011 au Soudan et l'absence par intermittence, de quatre olympiques ont permis au staff des «Rouge» de lancer dans la bain plusieurs individualités pétries de qualités. Nous avons pu constater cela tout d'abord au cours du match amical Etoile-Croissant de Msakn (3 à 0) qui ont révélé des énormes progrès réalisés par Bédoui, Ben Saïd, Yaâcoubi, Ben Amor et les deux Burkinabés Ouattara et Dramé. A propos de ce dernier, le voir jouer avec autant d'aisance technique et de confiance en soi est un véritable régal. On entendra certainement parler de Dramé dans les mois à venir. Le deuxième test face au Club Sportif Sfaxien (2-1) a permis à ces jeunes, ainsi qu'à leurs coéquipiers de l'équipe espoir, d'être encore une fois à la hauteur de la confiance que le staff technique leur a accordée. A ce niveau, il y a lieu d'évoquer les qualités techniques et physiques de l'ex-Kairouannais. Amir Yaâcoubi. Ce jeune recruté au tout début de cette saison, n'est resté avec les juniors que peu de temps. Il a vite été appelé par Naoufel Chébil pour faire partie de sa bande «Espoir». Le successeur de Chébil, à savoir l'ex-international Lotfi Hsoumi, a confirmé Yaâcoubi en tant que titulaire à part entière. Le match livré récemment par les espoirs de l'Etoile aux seniors de l'Olympique de Sidi Bouzid jeudi 17 février (5 à 1) a permis aux observateurs de noter que l'Etoile dispose d'un réservoir de talents qui assureront à leur équipe un avenir radieux. L'embarras du choix Avec la reprise de la compétition, Mondher Kbaïer aura assurément l'embarras du choix dans tous les compartiments. Outre, le Brésilien Danielo, Petroli, très en verve actuellement, les deux autres places qui pourraient être prises par des étrangers seront très disputés entre la quinquette formée de Diarra, Maïté, Dramé Ouattara et Diata. Par ailleurs, bien que l'ossature de l'équipe semble à peu près connue, les jeunes individualités citées plus haut pourraient un jour ou l'autre prêter main forte à cette équipe étoilée dont les ambitions nous paraissent légitimes. En somme, le staff technique sahélien aura la lourde tâche de mener la barque étoilée à bon port. Le sens d'un geste Nous ne pouvons conclure sans mettre en exergue le geste très significatif des responsables étoilés qui ont invité avec beaucoup de plaisir et de fierté les seniors de l'Olympique de Sidi Bouzid à effectuer un stage de préparation à Sousse. Un tel geste ne peut que renforcer les liens d'amitié et de fraternité entre les différentes franges sociales de notre chère Tunisie. L'Etoile du Sahel qui a mis son complexe d'entraînements à la disposition de ses invités a montré qu'elle a le sens du symbole. Aussi, il est vrai que Sidi Bouzid est la ville d'où est parti le mouvement de protestations populaires ayant amené à la Révolution du 14 janvier 2011.