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Critiques acerbes mais injustifiées
Rapport du TMG de l'Ifex sur les médias tunisiens
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 06 - 2011

Le rapport présenté, hier, par le Groupe d'observation de la Tunisie de l'échange international de la liberté d'expression (TMG de l'Ifex) sur sa mission entreprise en Tunisie du 9 au 16 avril 2011, a rendu une copie sombre sur l'état du paysage médiatique tunisien post-révolutionnaire. «Notre constat est que la situation s'est encore aggravée depuis notre première mission entreprise en février dernier», a souligné Mme Virginie Jouane de l'association Wan-Ifra, association appartenant à la coalition des 21 groupes membres de l'Ifex.
Le rapport intitulé : «L'oppression a laissé de profondes cicatrices dans les médias tunisiens: évaluation des exigences critiques pour la liberté d'expression dans la transition démocratique en Tunisie» revient, il est vrai, «sur les progrès réalisés depuis le 14 janvier», mais il insiste, cependant, sur «les questions soulevées par les principales personnes interviewées (83 au total)» appartenant au secteur du journalisme, aux partis politiques et à la société civile.
Mme Jouan relève que «le pluralisme médiatique, l'indépendance des médias, la désinformation, les effets persistants des pratiques de l'ancien régime (censure, maintien des mêmes responsables, poursuite des instructions, etc.) sont toujours de mise.
Elle dresse un tableau de revendications à satisfaire immédiatement.
Il s'agit d'abord de «corriger l'influence persistante de l'ancien régime qui exerce un effet négatif sur le processus de transition dans de nombreux secteurs de la société, en particulier dans les médias». Il importe, ensuite, de «garantir le pluralisme des voix et des débats pour que le peuple tunisien puisse continuer à participer réellement à façonner son propre avenir». Il est, enfin, nécessaire de «soutenir les efforts continus des journalistes tunisiens pour renforcer les compétences et les normes professionnelles, compte tenu des prochaines élections de l'Assemblée constituante».
Des avancées, mais…
M. Youssef Ahmed, représentant d'Index on Censorship, estime, de son côté, «qu'il y a des changements positifs qui se sont opérés et que le rapport constitue une mutation qualitative dans le paysage politique tunisien. Mais, il reste beaucoup à faire, plus particulièrement dans le domaine de l'audiovisuel où la liberté d'expression semble encore piétiner».
Pour Mme Fatou Diagne, représentante de l'association Article 19, il est urgent de mettre en place «un cadre juridique nouveau qui puisse permettre au secteur de l'information d'accompagner comme il se doit la transition démocratique».
Elle estime que «les médias qui sont toujours la propriété des proches de Ben Ali suscitent notre inquiétude dans la mesure où nous sommes convaincus qu'ils ne sont pas en mesure de faire réussir la transition démocratique».
Le débat qui a suivi la note d'introduction du rapport a été passionnant à plus d'un égard puisqu'il a remis en cause l'esprit et la démarche sur lesquels se sont fondés ses auteurs. «C'est un rapport unilatéral qui répercute les opinions de certains journalistes et communicateurs dont on ne sait sur quels critères ils ont été choisis», relève un intervenant.
Il ajoute : «On a le sentiment qu'en lisant le rapport et en s'attardant sur l'esprit qui guide aussi bien ses constats que ses recommandations que la logique sur laquelle il se base est bien celle de tout mettre sur le dos du pouvoir. Mon opinion est que beaucoup de journalistes se sont libérés, depuis la révolution, de la censure et des instructions et aussi des règles de l'éthique et de la déontologie professionnelle».
Un deuxième intervenant reproche au rapport de ne pas contenir d'analyse quantitative quant à la floraison des organes de presse depuis la révolution et se demande comment la mission est en mesure de produire, l'espace de moins d'un mois d'enquête, une évaluation objective. Encore plus, elle «prétend conseiller et le gouvernement et l'Instance nationale de réforme de l'information et de la communication (Inric)».
D'autres intervenants ont souligné qu'il y a des initiatives pour «repenser les institutions médiatiques», ainsi que leurs méthodes de travail où plusieurs nouveautés ont été introduites, à l'instar de la présence désormais «coutumière de plusieurs personnalités politiques qui étaient interdites aussi bien des chaînes TV que des journaux».
«La télévision tunisienne a connu, elle aussi, tant au niveau du journal de 20 heures que des dossiers de débat une nouvelle donne puisque beaucoup parmi les activistes politiques, les militants des droits de l'Homme et les responsables des associations de la société civile connus pour leur franchise, voire leur virulence à l'égard du régime déchu et de l'actuel gouvernement provisoire, occupent d'une manière quasi quotidienne nos écrans pour nous proposer leurs analyses et leurs orientations», tient à préciser un universitaire.
«La volonté de changer est là, la possibilité de voir le secteur évoluer sont réelles bien que nous héritions d'un secteur sinistré du fait des pratiques honteuses du régime déchu», précise une intervenante qui appelle à la liberté d'accès aux archives.
Le débat demeure toujours d'actualité dans la mesure où le TMG de l'Ifex envisage l'organisation, dans un proche avenir, d'une conférence nationale sur la régulation des médias.


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