Tunisie lance un appel d'offres international pour 50 000 tonnes d'orge    Washington met en garde ses ressortissants contre les voyages vers 21 pays, dont 7 pays arabes    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Cela indique un fort niveau d'alerte... ces zones sont codées en orange    Du donnant-donnant en milieu académique: entre coopération éthique et dérive clientéliste    Fierté tunisienne : Ridha Mami ouvre un département arabe et islamique au Mexique    Fortes rafales et intempéries : l'Observatoire appelle à la vigilance sur les routes    Bonne nouvelle pour les Tunisiens : des centaines de postes ouverts dans l'éducation    Taux directeur maintenu à 7% : la Banque Centrale de Tunisie mise sur la stabilité face aux incertitudes    Décès de Boubaker Ben Jerad, une figure majeure du football tunisien    beIN MEDIA GROUP obtient les droits exclusifs de diffusion des Jeux Olympiques Milano Cortina 2026 et Los Angeles 2028 dans la région MENA    Le diplomate tunisien Mohamed Ben Youssef nommé à la tête de l'Institut culturel Afro-arabe    L'île de Djerba réduit de moitié sa consommation d'éclairage public grâce aux LED    Sabri Lamouchi : fier de coacher un équipe 100 % tunisienne et de réaliser les rêves du public    LG présente son expérience AI Home au LG InnoFest MEA 2026 à Abou Dhabi    Osaka 2025 : Mourad Ben Hassine souligne le succès tunisien devant 600 000 visiteurs    Raoua Tlili et Yassine Gharbi remportent 2 médailles d'argent aux Championnats internationaux de Fazza de para-athlétisme 2026    La danse contemporaine à l'honneur au Festival des Premières Chorégraphiques à Tunis et Sfax (Programme))    Elyes Ghariani - La doctrine Donroe: le retour brutal de l'hégémonie américaine    Météo en Tunisie : temps nuageux, chutes de pluies éparses    Changement à la tête de l'ITES : Kaïs Saïed démet le directeur général    Sous la surface: un voyage dans les abysses, royaume de la pression    UNICEF Tunisie lance un guide pour expliquer l'IA aux enfants    L'ambassadeur Mondher Mami est décédé    La Galerie Saladin propose l'exposition Les 12 Art'pôtres de Carthage    Les taekwondoistes tunisiens dominent le classement de la Coupe arabe juniors avec 8 médailles    Décès du Dr Badri Mimouna après une répétition théâtrale    La Cité des sciences à Tunis organise le festival des sciences à Thyna du 15 au 17 février 2026    Météo en Tunisie : chutes de pluies éparses sur les régions côtières    Du marketing au gaming: une nouvelle façon de séduire    Magna Mater: La Grande Déesse de retour à Zama (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Tunisie: Gestion des villes et conseils municipaux    Concert de Bad Bunny à la finale du Super Bowl 2026 : plein de symboles gloire à la culture Latino    Mondher Msakni: L'orfèvre    Un pays arabe bloque Roblox pour protéger les enfants    Le pamplemousse ou pomélo en Tunisie : un trésor nutritionnel et culinaire souvent ignoré    La Tunisie à Ajaccio et à Bordeaux    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'instinct de survie
Spécial Coupes d'Afrique
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 04 - 2010


L'idée que certaines équipes ont besoin d'être placées à leur juste valeur ne date pas d'aujourd'hui. Les véritables besoins et impératifs, jusqu'ici ignorés, ont fait que l'on continue en compétition africaine à se tromper non seulement de priorité et d'opportunité, mais aussi de stratégie et d'approche... Il y a aujourd'hui comme un genre d'impératif qui pointe à l'horizon des équipes tunisiennes dans les différentes compétitions africaines. Il concerne notamment leurs aptitudes à s'imposer dans une épreuve qui semble de plus en plus échapper à la plupart d'entre elles. Plus encore : on a aujourd'hui l'impression que les moyens et les arguments dont elles font preuve ne correspondent pas aux objectifs tracés ici et là. Et on se fait désormais le crédit de penser que l'Afrique, avec ses exigences à là fois sportives et structurelles, avec tout ce qui devait s'y concevoir, devient de plus en plus inaccessible à certaines équipes dont le profil et la vocation ne semblent pas suffire. L'élimination prématurée et avant même la phase des poules du Club Africain et de l'Etoile prouve qu'on tarde à trouver les moyens et les hommes capables de faire la différence. Pourtant, l'avertissement ne s'est pas fait attendre. L'idée que ces équipes ont besoin d'être placées à leur juste valeur ne date pas d'aujourd'hui. Les véritables besoins et impératifs jusqu'ici ignorés, il est vrai, sous l'effet d'arguments erronés et déplacés, ont fait que l'on continue à se tromper non seulement de priorité et d'opportunité, mais aussi de stratégie et d'approche, que ce soit à court ou à long terme. Le CA et l'ESS se sont encore une fois égarés au moment où ils devaient pourtant accéder à un nouveau palier, prendre une plus grande dimension. On dit qu'une équipe avertie en vaut deux. Quelque part l'on espérait que les ennuis et les atermoiements passés devaient servir de leçon, ou encore de garde-fou à de nouvelles dérives. On ne voudrait pas ici trop alourdir, mais sur les détails, il y a lieu de s'inquiéter à la vue de l'incapacité de ces équipes à se frayer un chemin en compétition africaine. C'est la perte non seulement du cap symbolique autour de ces clubs, mais également de pensées et d'idées susceptibles de faire avancer les choses. Le problème se situe au niveau du collectif, des individualités, des noms, des aptitudes, des compétences, des stratégies. Autant dire que ce qui a été entrepris ici et là ne reflète pas les véritables besoins de ces équipes, autant dire que les choix ne sont pas aussi indiqués qu'on voulait le faire croire. Une équipe douée d'intuition footballistique ne peut vraiment connaître les mystères de l'Afrique que lorsqu'elle les a bien vécus, éprouvés. Le cas notamment de l'Espérance, et à un degré moindre du CSS. Ainsi elles seraient toujours à la quête d'un profond besoin d'absolu, un profond besoin de croire et de rêver. Là où il existe quelque chose d'assez spécial qui dépasse le simple fait d'être dans la compétition, là où avec certaines individualités de talent, elles seraient davantage capables d'optimiser des objectifs et des ambitions plus forts que la réalité. Dans un pareil contexte et avec autant de motivations et de besoins, l'époque des équipes ordinaires qui ne connaissent pour toute quête spirituelle que l'autosuffisance et la simple satisfaction est bien révolue. Jallel MESTIRI I l y a aujourd'hui comme un genre d'impératif qui pointe à l'horizon des équipes tunisiennes dans les différentes compétitions africaines. Il concerne notamment leurs aptitudes à s'imposer dans une épreuve qui semble de plus en plus échapper à la plupart d'entre elles. Plus encore : on a aujourd'hui l'impression que les moyens et les arguments dont elles font preuve ne correspondent pas aux objectifs tracés ici et là. Et on se fait désormais le crédit de penser que l'Afrique, avec ses exigences à là fois sportives et structurelles, avec tout ce qui devait s'y concevoir, devient de plus en plus inaccessible à certaines équipes dont le profil et la vocation ne semblent pas suffire. L'élimination prématurée et avant même la phase des poules du Club Africain et de l'Etoile prouve qu'on tarde à trouver les moyens et les hommes capables de faire la différence. Pourtant, l'avertissement ne s'est pas fait attendre. L'idée que ces équipes ont besoin d'être placées à leur juste valeur ne date pas d'aujourd'hui. Les véritables besoins et impératifs jusqu'ici ignorés, il est vrai, sous l'effet d'arguments erronés et déplacés, ont fait que l'on continue à se tromper non seulement de priorité et d'opportunité, mais aussi de stratégie et d'approche, que ce soit à court ou à long terme. Le CA et l'ESS se sont encore une fois égarés au moment où ils devaient pourtant accéder à un nouveau palier, prendre une plus grande dimension. On dit qu'une équipe avertie en vaut deux. Quelque part l'on espérait que les ennuis et les atermoiements passés devaient servir de leçon, ou encore de garde-fou à de nouvelles dérives. On ne voudrait pas ici trop alourdir, mais sur les détails, il y a lieu de s'inquiéter à la vue de l'incapacité de ces équipes à se frayer un chemin en compétition africaine. C'est la perte non seulement du cap symbolique autour de ces clubs, mais également de pensées et d'idées susceptibles de faire avancer les choses. Le problème se situe au niveau du collectif, des individualités, des noms, des aptitudes, des compétences, des stratégies. Autant dire que ce qui a été entrepris ici et là ne reflète pas les véritables besoins de ces équipes, autant dire que les choix ne sont pas aussi indiqués qu'on voulait le faire croire. Une équipe douée d'intuition footballistique ne peut vraiment connaître les mystères de l'Afrique que lorsqu'elle les a bien vécus, éprouvés. Le cas notamment de l'Espérance, et à un degré moindre du CSS. Ainsi elles seraient toujours à la quête d'un profond besoin d'absolu, un profond besoin de croire et de rêver. Là où il existe quelque chose d'assez spécial qui dépasse le simple fait d'être dans la compétition, là où avec certaines individualités de talent, elles seraient davantage capables d'optimiser des objectifs et des ambitions plus forts que la réalité. Dans un pareil contexte et avec autant de motivations et de besoins, l'époque des équipes ordinaires qui ne connaissent pour toute quête spirituelle que l'autosuffisance et la simple satisfaction est bien révolue.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.