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Vœux (pas) pieux
Ici-Bas
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 12 - 2011


Par Abdelhamid Gmati
Dans peu de jours s'achèvera l'année en cours et on accueillera la nouvelle. Et selon une habitude, devenue tradition mondiale, on échangera des vœux, c'est-à-dire qu'on adressera à quelqu'un ses «souhaits de réussite, de bonne santé ou de bonheur». En fait cela se fait à chaque fête, religieuse, nationale ou familiale. Cela relève de la convivialité, de la bienséance, du savoir-vivre et parfois de la politique, du clientélisme. Dans les régimes passés, des responsables tenaient un agenda dans lequel ils notaient les vœux qu'on leur adressait, classifiant ainsi leurs amis, leurs collègues fidèles et respectueux et leurs adversaires, leurs ennemis. Et ils en tenaient compte dans leurs relations professionnelles et personnelles. Les hommes politiques, particulièrement les dirigeants, les chefs, ne dédaignent pas cette habitude; au contraire, ils en profitent pour envoyer des messages à la population, exprimant leurs préoccupations, et appelant à une mobilisation pour tel ou tel défi, pour tel ou tel projet... Lorsqu'un particulier adresse ses vœux à un autre particulier (parent, ami, collègue), cela relève d'une prière, d'un souhait. Mais lorsqu'un homme politique s'adresse à un public, il y a là l'expression d'une promesse, d'un engagement, d'un objectif, d'un programme. Si cela ne se réalise pas, on parle alors de «vœux pieux». Notre pays a toujours cédé à cette habitude. En fait, en cette année de la révolution, nous avons eu un tas de promesses, de résolutions, de vœux. De la part du chef de l'Etat, mais aussi de la part du nouveau chef du gouvernement et d'une multitude de partis et d'hommes politiques. Tous nous veulent du bien et nous promettent de résoudre nos problèmes.
Il serait malséant de douter de leurs bonnes intentions et de leur sincérité. Cependant, la révolution n'a pas seulement mis fin à la dictature mais il faut le faire aussi avec ses attributs, ses instruments, ses méthodes. En l'occurrence, on n'a plus besoin de promesses lénifiantes, complaisantes, fallacieuses, impossibles à réaliser. Le parler vrai, même s'il déplaît, est de rigueur en cette Tunisie, qui est assoiffée de libertés, de justice, d'équité et de développement. Prétendre résoudre le problème du chômage sans prévenir que ce sera une œuvre de longue haleine, difficile et exigeant des efforts et des sacrifices de toute la communauté nationale, relève de la démagogie et du mensonge. Pendant des siècles, les Tunisiens ont été traités par leurs dirigeants comme des sujets qui devaient se contenter d'obéir et de servir. Aujourd'hui, ils sont en droit d'être considérés en citoyens, libres, conscients de leurs devoirs et de leurs responsabilités. Cela veut dire qu'ils n'ont plus besoin de guide, de sauveur, d'«homme providentiel », ni d'une nouvelle dictature. Nous savons tous les dégâts occasionnés par la dictature. Et nous savons que réparer, nécessite d'énormes moyens matériels et financiers dont nous ne disposons pas actuellement. Inutile donc de nous abreuver de «vœux pieux».
Il serait opportun que tout le nouveau pouvoir exécutif, président de la République et gouvernement, nous parle de son projet de société et nous expose ses objectifs, sa démarche, ses méthodes, ses moyens d'action et ses difficultés. Concrètement. Sans fioritures et sans arrière-pensées. Il y a là une confiance populaire à mériter sans laquelle aucune adhésion ni union nationale ne seraient possibles. Le président (provisoire) de la République ainsi que le gouvernement ont demandé une trêve de six mois. Soit, bien que nous ne soyons pas en guerre. Mais cela veut dire qu'ils veulent travailler sans entraves. Légitime. Mais comptent-ils travailler seuls? Et sur quels projets et pour quels objectifs ? N'ont-ils pas besoin de l'adhésion populaire et de la coopération de tout le peuple ? Il faudra alors qu'au moins la majorité adhère à leurs projets et à leur démarche. Encore faut-il les préciser et convaincre qu'on ne va pas remplacer une dictature d'une mafia par une dictature d'une troïka.
Formulons donc l'espoir que les vœux de la nouvelle année ne seront pas «pieux». En nous assurant, par exemple, que les travaux de la Constituante et du pouvoir exécutif provisoire prendront fin dans dix à douze mois ; comme prévu. Mais serait-ce là un autre «vœu pieux» ?


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