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Le garde-frontières raconte
Après sa libération
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 01 - 2012

«Je n'en reviens pas encore», lâche Walid Othmani, visiblement fatigué mais au comble de l'émotion. Bougeant à peine sur son lit autour duquel se sont rassemblés un grand nombre de visiteurs dont les ministres de l'Intérieur et de la Santé, des policiers et des agents de la Garde nationale, ainsi que les membres de sa famille venus tous, avant-hier, s'enquérir de sont état de santé. Walid, 26 ans, n'arrive pas à chasser les images cauchemardesques de l'attaque dont il fut l'objet, l'autre jour, et qui a défrayé la chronique, tant en Tunisie qu'en Libye. Récit-odyssée digne d'un film d'action fraîchement débarqué d'Hollywood.
Attaque surprise
Ce fut, se souvient-il, samedi dernier à 15h20. Nous étions trois camarades et moi en patrouille de contrôle routinier du côté d'El-Mkissem (délégation de Ben Guerdane) lorsque nous aperçûmes de loin quatre véhicules 4x4 libyens qui se sont aventurés dans notre territoire. Allant à leur rencontre, nous pensions qu'il s'agissait de contrebandiers qui auront hâte de prendre la poudre d'escampette pour éviter d'être arrêtés. Mais quelle ne fut notre surprise lorsque ces intrus, sans crier gare, s'empressèrent à leur arrivée de brandir leurs armes, avant de se mettre à nous tabasser. Ainsi, pris au dépourvu, nous étions tout à fait incapables de nous défendre. De toute façon, un échange de tirs aurait été fatal pour nous, tellement l'attaque était subite et les assaillants menaçants et prêts à nous liquider», Continuant péniblement à narrer les péripéties sensationnelles de son odyssée, le désormais héros de Makhtar (sa ville natale) indique : «Les assaillants, après avoir ligoté mes compagnons et confisqué nos armes et nos équipements de communication, m'intimèrent l'ordre de me mettre à genoux. Nullement intimidé par cette menace, et dans un moment inespéré de témérité, je leur ai répliqué que mon amour pour la patrie et ma conscience professionnelle m'ont toujours appris à ne pas abdiquer. C'est alors qu'ils se mirent, un accès de rage aidant, à me brutaliser, par coups de poing et de pied, avant qu'une balle tirée par une kalachnikov ne parte soudain pour terminer sa trajectoire dans ma jambe droite. Une fois leur sale forfait commis, le groupe armé qui comptait, si mes souvenirs sont bons, une douzaine de personnes assez jeunes, m'embarqua dans l'une de leurs quatre voitures. J'avais les jambes en coton. Mais si j'étais content pour mes camarades qui ont pu prendre la fuite, j'ignorais, par contre, tout du sort qui m'attendait, lorsque le cortège des véhicules s'ébranla vers une destination inconnue».
Un sort miraculeux
Mais le brave chef de groupe qu'est Walid Othmani ne sera pas au bout de ses peines, puisque d'autres moments d'angoisse et de terreur allaient émailler son aventure en sol libyen. «Pris en otage, se remémore-t-il, des idées macabres traversaient ma tête. Tantôt je pensais qu'ils allaient m'emprisonner. Tantôt j'étais sûr que c'en était fini pour ma survie. Et puis cette hypothèse non moins sombre me vint à l'esprit, à savoir l'exigence par les ravisseurs de mon échange avec l'ex-Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi encore détenu en Tunisie. Bref, j'étais, dans tous les cas de figure, voué à une fin funeste. Heureusement que Dieu en a voulu autrement, lorsqu'un groupe de rebelles libyens envoyés par les autorités locales est parvenu à me libérer, sans opposition de la part de mes ravisseurs». Transporté d'urgence d'abord à l'hôpital de Misrata, puis à celui de Tripoli pour recevoir des soins, Walid exige toutefois son rapatriement en Tunisie. Chose faite, grâce aux autorités libyennes et au consul tunisien à Tripoli…pour 800 kilomètres de route ! «Qu'à cela ne tienne», soupire l'heureux rescapé qui ne tarit pas d'éloges sur «les efforts énormes déployés par le ministre de l'Intérieur, Ali Laâridh, en vue de ma libération», ainsi que sur «la compétence du docteur Mondher Mbarek qui m'a opéré avec succès».
Encore alité, Walid Othmani en aura pour trois semaines de repos. Mais d'ores et déjà, il lance un nouveau défi. «Je reprendrai le boulot là où j'étais en poste, car je ne me sacrifierai jamais assez pour mon pays», promet-il fièrement. Salut kamikaze !


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