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Face à face
Champ civique
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 02 - 2012

La problématique de la relance de l'économie nationale, de la création d'emplois en nombre utile et de la promotion d'un développement régional équilibré se présente comme un impératif essentiel de la révolution.
Plusieurs programmes, thèses et approches se sont proposés de solutionner cette problématique multiple. Des économistes, des hommes d'affaires, des partis politiques et des associations s'y sont également essayés. Tous évoquent la nécessité de l'adoption d'un «nouveau modèle de développement». Mais lequel ?
Le journal La Presse donne aujourd'hui la parole aux porteurs de deux approches intéressantes. Et si la rubrique les met «face à face», leurs propos sont, à plus d'un titre, complémentaires, et de nature à susciter un débat fructueux. A un moment où il devient urgent de booster la production, le développement et la création d'emplois, en accordant aux régions la maîtrise de leur destin.
Nidal BEN CHEIKH * - Réinventer l'Etat développementaliste : Pour rester fidèle aux idéaux de la révolution
Fait insolite : le premier gouvernement légitime de la révolution tunisienne se débat sur le front de la bataille pour un développement économique inclusif muni d'un schéma de développement contre-révolutionnaire.
Sachant que «toute révolution devrait commencer par une réforme du dictionnaire», disait Victor Hugo, nous sommes tous tenus de repenser le dictionnaire des dogmes qui continuent d'enchaîner l'action économique des pouvoirs publics en Tunisie. Il est tout à fait indispensable de voir naître une nouvelle régulation de l'économie nationale qui puisse répondre aux attentes actuelles de la population et aux exigences d'une période de transition démocratique. Or, le schéma de développement actuel conçu initialement et adapté aux régimes totalitaires des pays à revenus intermédiaires et compte tenu de ses limites internes, mènera inéluctablement à la réinstallation des dictatures. Et notre rêve d'une société démocratique sera réduit à peau de chagrin.
Les problèmes actuels de chômage et de déséquilibre régional pourraient être résolus progressivement à la seule condition d'émanciper notre schéma de développement du joug de l'endoctrinement ultralibéral et des dix commandements de la table du «Consensus de Washington». La Tunisie a un rendez-vous avec l'Histoire et il est légitime d'opter pour des solutions exceptionnelles que d'aucuns considèrent comme étant révolues ou non conventionnelles. Seul un redéploiement de l'Etat dans les secteurs productifs au sein de certains gouvernorats défavorisés (Le Kef, Siliana, Sidi Bouzid, Kasserine, Tataouine, Gafsa, Tozeur et Kébili) pourrait, en effet, jeter les bases d'un développement économique inclusif et doter ces différents territoires en capacités de développement autonome qui font toujours terriblement défaut.
Cette réflexion est assise sur deux constats de taille qui appellent une réinvention du rôle de l'Etat investisseur, une refonte des politiques d'incitation aux investissements, de promotion de l'emploi indépendant et d'industrialisation dans les territoires accusant un déficit notoire en industrie formelle structurante.
Un dualisme inter-gouvernorats au niveau des tissus productifs, corollaire de l'échec des politiques de développement régional.
De la répartition géographique des entreprises du secteur privé recensées dans le cadre du Répertoire national des entreprises (RNE-2009, INS) se dégage un constat de dualisme qui marque le tissu productif en opposant des territoires traditionnellement industrialisés à d'autres accusant un déficit entrepreneurial élevé et une quasi-absence de moyennes ou de grandes entreprises structurantes.
Le premier ensemble pertinent est constitué des gouvernorats composant les deux métropoles industrielles, à savoir le Grand-Tunis (Tunis, Ariana, Manouba et Ben Arous) et l'axe Sousse-Monastir qui affichent une part moyenne de 55,8% du tissu productif total et 72,3% des grandes entreprises dont la taille dépasse 200 salariés. Le deuxième ensemble de gouvernorats (Le Kef, Siliana, Sidi Bouzid, Kasserine, Tataouine, Gafsa, Tozeur et Kébili) renvoie par la très faible concentration de son tissu productif à un des aspects les plus marquants du déséquilibre régional en Tunisie. Ces huit gouvernorats représentent seulement 12,6% du tissu productif national et 1,5% du nombre total des grandes entreprises. L'écart entre la taille moyenne la plus élevée, observée au gouvernorat de Monastir, soit 2,8 salariés, et la taille la plus faible au Kef se situant aux alentours de 0,2, est tellement frappant et saisissant (14 fois) qu'une attention particulière gagnerait à être accordée aux causes présidant à l'insuffisance du tissu productif et son incapacité avérée à atténuer les pressions sur le marché du travail dans les gouvernorats où les taux de chômage ont atteint des niveaux excessivement élevés.
Un dualisme intra-tissu productif local ou le poids surdimensionné et anomalique des microentreprises dans les gouvernorats les plus défavorisés.
La composition des tissus productifs locaux au sein du groupe 1 de gouvernorats est dominée relativement par les microentreprises à hauteur de 96% alors que les petites et les moyennes et grandes entreprises représentent respectivement 2,3% et 0,8% du nombre total d'entreprises au sein des gouvernorats en question. Toutefois, il y a lieu de mentionner que 96% de microentreprises ne contribuent qu'à raison de 10% dans l'emploi total contre 23% pour les petites entreprises et surtout 67% pour les moyennes et grandes entreprises (MGE).
En effet, le déficit impressionnant de certains gouvernorats (Tataouine, Le Kef, Tozeur, Sidi Bouzid, Kébili...) en moyennes et grandes entreprises démontre sans doute la faillite des politiques de localisation et d'incitation aux investissements à réduire les écarts entre les régions et à inverser le processus de littoralisation industrielle.
Le mode de structuration des tissus productifs dans les gouvernorats les plus défavorisés risque de perpétuer les inégalités régionales et de fragiliser davantage les économies locales, qui, à défaut d'une amélioration de la productivité induite par de grandes unités industrielles, s'enliseront davantage dans l'informalité et la précarisation de franges entières des populations occupées.
Il serait alors capital de créer des spirales vertueuses ou des économies d'agglomérations en jetant dans chacun des gouvernorats ciblés les bases solides d'un tissu productif structuré et structurant. D'où la nécessité de réinventer le rôle de l'Etat investisseur à l'aune des changements profonds qui ont été introduits au niveau des instruments de financement des investissements et de l'innovation (capital-risque, Caisse de dépôts et consignations (CDC), capital-développement, Bfpme, véhicules régionaux pour le financement de l'innovation...).
Les recommandations suivantes sont susceptibles d'imprimer un nouvel élan à une structuration des tissus productifs locaux à même de résoudre progressivement les problématiques du chômage, le surdimensionnement du secteur informel dans certains territoires et le déséquilibre régional afin de répondre aux aspirations légitimes de pans entiers de la société tunisienne encore marginalisée, souffrant des maux de l'exclusion, du chômage et de la précarité :
1. L'adoption d'une stratégie pour l'émergence industrielle des gouvernorats à faibles tissus productifs : l'Etat créera un fonds d'investissement — qui pourrait être le fonds générationnel déjà existant — et investira dans des projets rentables à travers des apports en capital et dans des projets stratégiques au regard de la compétitivité de l'économie et de la conjoncture internationale tout en recourant au co-investissement et en recherchant l'implication d'autres investisseurs privés.
2. La création d'une filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) spécialisée dans l'émergence industrielle des gouvernorats à faibles tissus productifs : CDC-Emergence
Cette filiale CDC-Emergence aura pour mission de développer les activités de capital-investissement de la CDC dans les gouvernorats ciblés. Son objectif est de favoriser le financement en fonds propres des PMGE de croissance, créatrices de valeurs et d'emplois dans les gouvernorats ciblés.
Nidhal Ben Cheikh (né en 1974) est économiste de formation, spécialiste des questions de l'emploi et du développement humain. Il est actuellement directeur au sein du centre de recherche et des études sociales relevant du ministère des Affaires sociales où il est chargé de la productivité, des salaires et du développement social. Il a exercé pendant 9 ans plusieurs fonctions au sein de l'actuel ministère du Développement régional et de la Planification et a travaillé pendant deux ans et demi au Pnud en Tunisie en tant que coordonnateur national d'un programme sur l'emploi des jeunes. Nidhal Ben Cheikh est diplômé du cycle supérieur de l'ENA de Tunis et diplômé d'un Master de recherche en sciences économiques de la Fseg de Tunis. Il est également auteur de plusieurs écrits et études sur des questions relatives au développement territorial, le financement de l'économie nationale, la pauvreté et le développement humain.
Mourad BEN MAHMOUD * : «L'Etat, régulateur des équilibres sociaux»
La Tunisie découvre de jour en jour l'ampleur des disparités régionales, l'ampleur de la détresse dans laquelle viventt des franges entières de la société. La principale revendication réside dans l'amélioration du cadre et des conditions de vie. Le salut se trouve dans l'accroissement massif des investissements tant d'infrastructure que productifs, à la fois publics que privés dans des régions pauvres en infrastructure et en tissu industriel structurant.
Toutefois, attirer les investissements productifs vers les zones défavorisées n'est pas uniquement une affaire d'incitations fiscales et financières. La faible implantation des entreprises dans les zones défavorisées malgré les incitations accordées par le code actuel d'incitation aux investissements et toute la panoplie d'avantages qu'il offre depuis 1994, aussi bien aux investisseurs qu'aux institutions de capital investissement en est la parfaite illustration.
Par ailleurs, le manque d'infrastructure de base est aussi souvent mis en avant comme le handicap majeur ayant empêché les régions défavorisées de l'intérieur d'attirer les investissements et de créer par conséquent des emplois. Cet argument à lui seul ne saurait expliquer ou « justifier » cette situation. Bien d'autres régions ont pu, malgré le manque d'infrastructure, attirer les investisseurs et se prémunir contre la migration de leur population active.
Il est important d'avoir à l'esprit que les investisseurs n'iront pas dans des régions où ils seront sous le diktat des responsables politiques ou syndicaux, où ils peineront à trouver des employés motivés et assidus, où l'administration devient, par incompétence et par immobilisme, une force de blocage ou une machine à corruption. Les avantages fiscaux et financiers ne suffisent pas pour contrebalancer autant de déficits structurels de gouvernance.
Si on devient tous convaincus de cet état de fait, on pourra construire les bases d'un nouveau modèle d'incitation à l'investissement en général, dans les régions de l'intérieur en particulier. Les actions - programmes qui composeront ce nouveau système seront axées sur la manière de ramener la dignité et l'espoir aux populations de ces zones d'une part et la confiance aux investisseurs potentiels d'autre part.
Ces actions-programmes sont dressées ci-après selon un agenda chronologique. Beaucoup d'entre elles peuvent porter leurs fruits avant la fin de l'année 2012.
– En continu et tout au long des 5 prochaines années: renforcer le rôle de l'Etat stratège et régulateur dans la préservation des équilibres sociaux, dans la protection des droits fondamentaux des citoyens et des entreprises et dans la redynamisation de l'économie. Ce rôle s'exercera principalement par le renforcement de l'assistance sociale, du rôle de conciliateur et d'arbitre, de la sécurité, par le bon approvisionnement des marchés en biens et services et par l'accélération de la réalisation des marchés publics déjà engagés
– A partir de février 2012 : améliorer le climat des affaires par le renforcement de la transparence et de l'équité à travers une vraie répression des fraudes et de la corruption, une lutte réelle contre la malfaçon, une protection efficace de la propriété intellectuelle ;
– Au plus tard en mars 2012 : réaffecter les ressources budgétaires de l'Etat au titre du budget de fonctionnement pour tenir compte des nouvelles priorités et des revendications de la révolution. Cette action est urgente et devrait se faire dans le cadre de consultations nationales pour la préparation de la loi de finances complémentaire annoncée pour mars 2012, sachant que les aménagements jusque-là prévus pour la révision du budget de l'année 2012 n'ont porté que sur les rubriques d'investissement
– Avril- mai - juin 2012 : lancer des états généraux de l'aménagement du territoire, de la santé, de l'emploi, de l'investissement, de l'éducation, de la formation professionnelle, de la culture, du pacte social, dans l'objectif d'obtenir, à travers une réflexion participative et sur des questions aussi fondamentales, des recommandations d'un apport indéniable pour orienter et faciliter l'action du gouvernement et pour une bonne préparation du budget de l'Etat pour l'année 2013 et celles qui suivent
– A partir d'avril 2012 : redynamiser l'activité culturelle, sportive et éducative au niveau des structures existantes comme les maisons des jeunes et de la culture, les centres de l'enfance, les terrains de sports par une meilleure exploitation, une plus grande disponibilité et une adaptation des services fournis aux besoins et attentes des populations cibles. Cette nouvelle dynamique transformera radicalement l'ambiance destructrice et malsaine régnant dans plusieurs localités urbaines et rurales en apportant des espaces d'expression, de nouveaux centres d'intérêt et d'activité particulièrement aux jeunes et aux adolescents. Cela pourra être mis en œuvre sans délais ni moyens supplémentaires. L'affectation des ressources au niveau des ministères concernés devra tout simplement être adaptée. Par ailleurs, le recrutement programmé pour 2012 de 25 000 jeunes dans le service public pourra être dirigé d'une manière prioritaire vers la satisfaction de cet objectif hautement stratégique et symbolique.
– Au plus tard en juin 2012 : renforcer les prérogatives et restructurer le financement à court terme des municipalités leur permettant dans l'immédiat de mieux s'acquitter de leurs tâches
– Avant la fin de l'année 2012 : promulguer un nouveau code d'incitation aux investissements, en phase avec les défis stratégiques qui attendent l'économie tunisienne et avec la réalité économique et sociale du pays
– Au plus tard début 2013 : activer les fonds d'investissement publics que sont le Fonds générationnel et la Caisse des dépôts et consignations (CDC), mettre à niveau des SICAR régionales
– Au plus tard en mars 2013 : mettre en application une nouvelle politique d'aménagement du territoire incluant la redéfinition des régions, des structures de gestion, de leurs prérogatives, de leur mode de désignation et de gestion
– Au plus tard en juin 2013 : Organiser des élections régionales et municipales pour accélérer le rythme d'instauration d'une gouvernance transparente et responsable des affaires locales. La confiance des citoyens et leur sens civique ne pourront être reconquis autrement
– Avant la fin de l'année 2013 : opérer une mise à niveau intégrale et sans demi-mesure des structures d'appui et des centres techniques, censés être de vraies locomotives par l'accompagnement des investisseurs et des innovateurs alors qu'ils constituent actuellement des freins administratifs supplémentaires à la liberté d'entreprendre et à l'innovation.
— Au courant des années 2014 et 2015 : instaurer une gestion par objectifs au niveau de l'Etat et de ses institutions par une responsabilisation et une motivation des cadres et des agents, par une revue critique de l'allocation des moyens mis à la disposition des différentes administrations pour assurer un service public en conformité avec les nouvelles orientations et priorités, en cohérence avec les attentes des citoyens bénéficiaires desdits services. Cette action est révolutionnaire et ne pourra être entamée que par un gouvernement fort, pérenne et bien installé.
Mourad Ben Mahmoud (né en 1972) est expert-comptable consultant. Directeur manager au cabinet HLB GSAudit&Advisory, en charge du conseil en management et en financement des entreprises. Actif depuis 2005 au sein du Centre des jeunes dirigeants, il a regagné Ettakatol en mars 2011 dans le cadre de la préparation du programme économique et social. Il a été notamment le responsable du programme économique et le coordinateur des programmes sectoriels du parti. Il a représenté Ettakatol dans la commission tripartite de préparation du programme du gouvernement Jebali.


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