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Comment la démocratie pourrait-elle être constructive ?
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 04 - 2012


Par Abdelkader KACEM *
La Révolution tunisienne du 14-Janvier a insufflé un grand espoir de liberté, de bien être et de démocratie à la population nationale et au monde arabe qui n'a pas tardé à s'en inspirer. Elle n'a pas manqué d'attirer l'admiration du monde entier croyant à un printemps irréversible capable de soutirer les nations opprimées de la misère et l'humiliation pour les mener définitivement à la croissance, la justice et le développement.
Mais, les Tunisiens comme l'ensemble du monde arabe semblent être divisés à aller dans cette direction faute de conscience d'ensemble suffisante, capable de leur montrer la voie et les éclairer sur les répercussions attendues de certains gestes inadaptés. Il semble que nous sommes incapables de voir plus loin que notre nez faute d'une culture positive suffisante à même de nous détourner de l'obscurantisme, de l'égoïsme, des intérêts personnels et du non-respect de l'autre.
Nous essayerons à travers cet article de décrire rapidement la situation de la Tunisie post-révolution en évoquant l'espoir des générations, l'excès de revendications, les contre-courants dévastateurs, les moyens nationaux possibles et les conséquences qui en découlent avant de terminer par un appel de solidarité et de rassemblement de tous les Tunisiens afin de sauver notre nation de conflits possibles et marquer positivement l'Histoire tout en garantissant à nos enfants et au monde arabe de meilleurs jours.
Du basculement historique :
La révolution tunisienne toute spontanée est un processus normal induit par un cumul d'injustice, de mépris, d'abus et de souffrances qui a, simplement, fait déborder le vase dans des temps modernes où la transparence des actes et des gestes est totale et immédiate. Il n'y aurait pas d'autres fins possibles faute de stratégies claires et fondées visant l'émancipation de la population dans le cadre d'une justice exemplaire garantissant le développement et le partage des fruits de la croissance selon le droit et les efforts mérités de chacun.
Des suites attendues :
Les attentes nationales qui s‘en suivent étaient pleines d'espoir, d'ambition et de spontanéité. Des voix se sont élevées pour demander que justice et réparation soient faites sur des dépassements et des abus historiques. Que des personnes démunies soient confortées rapidement pour oublier les misères antérieures. Que des emplois décents soient immédiatement réservés aux générations en quête de travail. Que des augmentations salariales soient obtenues rapidement. Et que les libertés et le bonheur soient totaux, immédiats et sans contraintes.
Des abus excessifs :
Mais, ces revendications n'étaient pas que verbales, paisibles et respectueuses des acquis nationaux. Elles ont pris un tournant dramatique, ravageur, détruisant les biens et bloquant tous les rouages de l'économie nationale tout en décourageant investisseurs et visiteurs étrangers à soutenir la transition nationale.
Il s'en suit des dégâts sans précédant qui se sont répercutés sur les indicateurs économiques et sociaux. Cela s'est traduit par une croissance plus faible, des emplois moins nombreux, une vie plus chère, une sécurité moins maîtrisée et une aggravation du déséquilibre des fondamentaux de l'économie nationale.
Des intentions destructrices :
Loin de traduire la volonté naturelle du citoyen ordinaire, cela semble ne pas démentir l'idée de mains invisibles qui œuvrent avec acharnement en interne et à partir de l'extérieur pour faire échouer la révolution en basculant le pays vers la misère et la terreur.
Malheureusement, cela semble convenir à une minorité de la population nationale qui ignore réellement aussi bien les répercussions positives d'un succès de la révolution sur la population nationale et le monde arabe que les conséquences dramatiques d'un échec de ce mouvement sur l'ensemble des populations y compris notre pays et nos enfants.
Des moyens possibles :
En fait, il serait insensé de demander à la plus belle fille du monde de donner plus qu'elle n'a. Ce n'est pas possible. Pour la Tunisie c'est la même chose. Le gouvernement a des moyens actuellement disponibles, mais ne peut pas satisfaire toutes les revendications aussi ambitieuses que nombreuses. On devrait observer de l'ordre et des priorités.
Certes on a fait montre de beaucoup de compréhension et de patience vis-à-vis des revendications explosives, souvent inadaptées, mais à quel coût et pour combien de temps ?
Des conséquences fâcheuses :
Au rythme où se dégrade le climat de confiance générale, il y a des raisons de s'inquiéter pour la Tunisie, ses enfants, ses générations, sa stabilité et son avenir. La même chose pour le monde arabe et les pays en développement. Qui a intérêt à cela en dehors des ennemis de la quiétude et des nations ?
Un précédent dramatique :
Au cas où la révolution tunisienne connaîtrait un échec, tous les peuples semblables resteraient dans la misère encore pour très longtemps. Mais, personne n'en sortira gagnant en bafouant les libertés, les droits légitimes et l'honneur des générations. On reviendra un jour défendre ces principes naturels avec plus d'ardeur et de conviction. Entre-temps, tous ceux qui auront des responsabilités pour la conduite des nations seront désarmés et menacés, faute de respect historique des démocraties constructives, des principes des nations justes et de la discipline.
Espoir de conscience :
Au stade où nous sommes actuellement, nous gardons encore un vif espoir dans l'intelligence et la maturité des générations tunisiennes pour sauver notre pays et notre honneur national. Il ne s'agit pas de changer de gouvernement tous les trimestres. Ils ont été tous patriotiques et intègres en faisant du bon travail. Mais, il convient de patienter, de positiver, de les soutenir, d'apporter des propositions convaincantes, de faire des critiques constructives et de donner le bon exemple au monde qui nous observe à la mesure d'une démocratie équilibrée et constructive.
*(Cadre bancaire)


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